Orange n’abandonne pas l’idée d’acquérir son concurrent Bouygues Telecom, et continue d’évoquer le sujet publiquement. Il précisait ce matin discuter activement avec ses concurrents, dans le but de répartir au mieux les actifs du futur ex-opérateur.

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La matinée était aujourd’hui occupée par Orange qui, à l’occasion de son Show Hello, présentait sa Nouvelle Livebox et revenait sur quelques chiffres relatifs à son réseau mobile ou à l’Internet des objets. Mais aussi sur la question qui agite actuellement l’univers des télécoms : le rachat de Bouygues Telecom.

Stéphane Richard, le PDG de l’opérateur, a ainsi confirmé à l’AFP que les “discussions sont sur le point d’aboutir. On est à peu près d’accord sur les grandes masses de cette répartition“. Une déclaration en accord avec les informations dévoilées en début de semaine par les Échos, selon qui Orange et Bouygues Telecom se laissent jusqu’à la fin de ce mois de mars pour parvenir à un accord. “On va essayer de ne pas dépasser le trimestre”, poursuit-il, mais en restant prudent, puisqu’il considère toujours que l’opération a une chance sur deux d’aboutir.

Le grand questionnement entourant la transaction ne concerne pourtant plus vraiment son succès, mais plutôt ses modalités. Car, pour répondre aux exigences de l’autorité de la concurrence, Orange ne peut absorber à la totalité de Bouygues Telecom, mais devra céder une partie de ses actifs à Free Mobile et SFR. D’après Stéphane Richard, “aucun des acteurs n’a la capacité de reprendre la totalité des clients, du réseau, des fréquences ou des boutiques de Bouygues Telecom” et le succès de l’achat de Bouygues Telecom dépend de leur capacité à “se mettre d’accord sur les modalités de répartition de ces actifs”. Un point qui inquiète d’ailleurs les salariés de Bouygues, qui craignent leur avenir, en cas d’intégration à un autre opérateur qu’Orange.