Comme prévu, Free Mobile réduit peu à peu sa dépendance à Orange et commence à réduire les débits de ses utilisateurs en itinérance. Le but est de forcer le quatrième opérateur à utiliser davantage son propre réseau.

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En 2011, un peu moins d’un an avant le lancement de ses offres mobiles, Free Mobile signait un accord d’itinérance avec Orange afin de s’assurer un réseau viable en attendant de développer son réseau propre. Cet accord était toutefois strictement encadré par l’ARCEP afin d’éviter tout débordement et assurer que Free ne profite pas de la situation pour trop se reposer sur les antennes de son concurrent. En début d’année, ces conditions ont été revues afin de parfaitement coller avec la feuille de route de déploiement des antennes du quatrième opérateur.

Les débits bridés

Free Mobile vient de contacter ses abonnés afin de les prévenir que les débits théoriques maximums sur les réseaux 2G et 3G d’Orange seront limités à 5 Mbit/s en descendant et 448 kbit/s en montant à partir du 1er septembre 2016, et ce jusqu’au 31 décembre. Par la suite, le débit descendant sera progressivement abaissé à 1 Mbit/s puis à 768 kbit/s en 2017 et 2018, et enfin à 384 kbits/s en 2019. Le débit montant quant à lui sera légèrement réduit également dans le courant de l’année 2018 afin de passer à 384 kbit/s.

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Le réseau Free en expansion

Free en profite pour rappeler à ses abonnés que son réseau continue de s’étendre et couvre désormais 85 % de la population en 3G et 69 % en 4G. En outre, il permet d’atteindre des débits théoriques maximums de 21 Mbit/s en 3G et de 260 Mbit/s en 4G.

Pour mémoire, Free Mobile devrait toujours reposer en partie sur les antennes d’Orange jusqu’en 2022 au plus tard pour ce qui concerne la 2G (voix, SMS et bas débit), et jusqu’en 2020 au plus tard en ce qui concerne la 3G.