Selon Le Figaro, les premiers départs chez SFR pourraient intervenir dès 2016 avec environ un millier de salariés qui quitteraient le groupe. Le gros du plan de départ volontaire aurait lieu l’année prochaine puisqu’il est question de 4 000 départs en quelques mois seulement. Au total, environ 5 000 collaborateurs pourraient quitter le groupe.

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La semaine dernière, une rumeur folle circulait sur Internet : SFR était à deux doigts d’annoncer un vaste plan de restructuration avec la suppression d’un tiers de ses effectifs, soit environ 5 000 départs. Aujourd’hui, nos confrères du site Le Figaro ont réussi à récupérer quelques informations suite aux réunions entre les dirigeants de SFR et la ministre du Travail, Myriam El Khomri, ainsi qu’avec les syndicats. Ces derniers viennent de livrer des informations sur le plan de sauvegarde de l’emploi préparé par SFR. La direction souhaiterait en effet conclure les négociations avec les syndicats dans les prochains jours, pour accélérer la procédure.

La distribution avant le reste du groupe

Les premiers postes touchés seraient ceux de la distribution (c’est-à-dire les postes en boutique) avec 1000 emplois supprimés d’ici la fin de l’année, avant la période des fêtes. La distribution ne fait pas partie des engagements de l’emploi pris par Patrick Drahi lors du rachat de SFR par Numericable en 2014. Ces engagements, d’une durée de 36 mois, prendront fin en juin 2017. C’est à partir de cette date que SFR débuterait son plan de départs volontaires avec 4 000 salariés qui partiraient entre le mois de juin et la fin de l’année 2017.

Selon les syndicats, SFR proposerait aux salariés 2,5 mois de salaire d’indemnité par année de présence dans l’entreprise. Toutefois, si SFR n’arrive pas à trouver 5 000 volontaires pour quitter l’entreprise, le groupe n’hésitera pas à réaliser des licenciements économiques. Pour SFR, ce plan social s’explique par les nombreux rachats ces dernières années (Neuf, Cegetel, Numericable) qui ont eu pour effet de créer des postes en doublon. Mais pour les syndicats, il n’y a pas 5 000 postes en doublon, et ces départs s’expliqueraient par l’appétit des actionnaires. Les syndicats craignent également le recours à la sous-traitance pour remplacer certains employés.