Comme avec à l’époque de la 4G(qui n’était pas de la LTE mais du H+), les opérateurs mobiles américains font ce qu’ils veulent avec les standards : AT&T annonce donc lancer de la 5G à 400 Mbps. Il s’agit bien évidemment de la LTE Advanced, que l’on appelle 4G+ chez nous. Profitons-en pour refaire le point sur cette technologie.

La LTE Advanced, nous la connaissons depuis au moins 2014. Il suffit d’agréger plusieurs porteuses pour améliorer sensiblement le débit 4G, jusqu’à plus d’1 Gbps (en Australie, c’est déjà le cas). L’idée de la LTE-Advanced est d’améliorer la technologie actuelle, la LTE (Long Term Evolution), afin d’atteindre les exigences de la véritable 4G telles que définies par l’Union Internationale des Télécommunications (UIT). Ce qui nous permet désormais d’atteindre un débit maximal de 1 Gbps (100 Mbps en mouvement), en fonction des régions du monde. En France, Orange propose ainsi des débits jusqu’à 300 Mbps, Bouygues Telecom teste le 1 Gbps mais n’est pas capable de la proposer aujourd’hui à ses clients.

Bref, la LTE-Advanced utilise la technologie d’agrégation de porteuses. Autrement dit, on combine les différentes blocs de fréquences entre eux pour augmenter la bande passante. Cette technologie va permettre de combiner des porteuses à l’intérieur de la même bande de fréquence (2600 MHz par exemple, on parlera d’agrégation intra-bande), mais également des porteuses de bandes différentes, par exemple 800MHz + 2600 MHz (agrégation inter-bande). 

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L’agrégation inter-bande répond bien à la difficulté pour les autorités de mettre à disposition de grandes largeurs de bandes contiguës, dans un spectre limité. En France, avec l’ensemble des blocs actuellement à disposition des opérateurs, et en considérant le refarming 2G des fréquences 1800 MHz, nous pourrons au final espérer à la LTE-Advanced (sans micro-cells, ni second dividende) d’atteindre 1500 Mbps pour Orange, 1350 Mbps pour SFR, Bouygues Telecom et Free Mobile.

La 4G n’est donc pas morte puisque les équipementiers et les constructeurs mettent en avant de nombreuses technologies que nous avons déjà abordées par le passé. C’est notamment le cas de la LTE-U (LAA en Europe) qui permet d’agréger du Wi-Fi avec de la 4G afin d’augmenter considérablement le débit des utilisateurs sans mettre en œuvre de nouvelles bandes de fréquences du côté des opérateurs. On peut aussi citer le LTE Broadcast qui permet d’envoyer un même flux (vidéo, mise à jour, etc.) à des milliers d’utilisateurs sans saturer les cellules, ou encore le LTE Direct qui permet aux appareils de se connecter entre eux.

Pas de la 5G, mais de la LTE Advanced pour le moment

La technologie déployée par AT&T aux Etats-Unis diffère donc vraiment du futur standard 5G, qui promet une latence bien plus faible et des débits d’au moins 50 Mbps. Les premiers tests montrent un débit de 10 Mbps avec une latence de 1 ms, mais aussi un débit maximal de 70 Gbps grâce aux ondes millimétriques et trois stations en MIMO. Mieux que le FTTH vendu par les FAI aujourd’hui.

AT&T, opérateur américain, propose donc dès cette année dans deux villes, Austin et Indianapolis, des débits descendants jusqu’à 400 Mbps. L’opérateur promet de pousser ce débit jusqu’à 1 Gbps dans certaines régions. Dans tous les cas, il vous faudra un smartphone compatible pour profiter de ces Mbps, ce que vous pouvez vérifier en regardant de plus près la catégorie 4G de votre appareil. 

 Catégorie 1Catégorie 2Catégorie 3Catégorie 4Catégorie 5Catégorie 9Catégorie 11Catégorie 16
Débit descendant
10 Mb/s
50 Mb/s
100 Mb/s
150 Mb/s
300 Mb/s
450 Mb/s
600 Mb/s
1 Gb/s
Débit Montant
5 Mb/s
25 Mb/s
50 Mb/s
50 Mb/s
75 Mb/s
100 Mb/s
300 Mb/s
500 Mb/s

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