Le « trublion des télécoms » va encore frapper. Comme nous le relations cette semaine, Free lancera mardi une nouvelle offre « qui ne plaira pas à ses concurrents », selon Xavier Niel, dont les propos sont rapportés par une journaliste qui a assisté à la présentation des résultats financiers de l’année 2016.

La journaliste en question, Fabienne Schmitt, chef adjointe du service high-tech des Echos, crois savoir qu’il ne s’agira pas d’une annonce sur le fixe mais sur le mobile.

Que peut-il bien nous préparer ? Voici quelques hypothèses.

Une nouvelle guerre des prix

Free est à l’origine du fameux forfait tout compris à 20 euros/mois. Certes, les opérateurs historiques l’ont devancé avec leurs divisions low cost B&You, Red ou Sosh, mais ce n’était qu’en prévision du lancement du 4e opérateur le 10 janvier 2012.

Ces cinq dernières années, ces opérateurs ont régulièrement enrichi leurs forfaits à 20 euros. Si les opérateurs continuent à enrichir ces forfaits, ils seront surdimensionnés pour la majorité des consommateurs.

Free pourrait ainsi déclarer la 2e guerre des prix. Il pourrait abaisser le prix de son forfait à 20 euros, à 15 voire 10 euros. Il pourrait autrement lancer un forfait intermédiaire à 10 euros, à mi-chemin entre son forfait d’appoint à 2 euros et son généreux forfait 50 Go, qui répondrait aux besoins d’un grand nombre de consommateurs.

Il pourrait ainsi mettre fin aux grands mouvements d’abonnés qui se produisent tous les douze mois depuis quelques années, au rythme des promotions des uns et des autres.

 

Un forfait familial économique

Dans le même registre, Free pourrait importer en France un concept courant aux États-Unis : celui du forfait familial, c’est-à-dire d’un forfait avec lequel plusieurs utilisateurs partagent un volume d’internet commun, pour réaliser de substantielles économies.

Les forfaits familiaux se sont récemment démocratisés sur le marché des services de musique à la demande. Deezer, Spotify et consorts proposent par exemple des forfaits à 15 euros/mois pour 6 personnes, soit 2,50 euros par mois et par personne, au lieu de 10 euros par mois pour un forfait individuel.

Free pourrait donc transposer ce concept à son offre mobile.

 

La fin du roaming pour de bon

S’il a tardé à se lancer sur ce créneau, Free est désormais l’opérateur le plus adapté aux grands voyageurs. C’est notamment le seul à inclure le roaming au-delà des DOM et de l’Europe, aux États-Unis par exemple.

L’opérateur pourrait étendre le roaming sans surcoût à beaucoup d’autres pays et/ou à des durées plus importantes.

 

Du Multi-SIM

Free pourrait autrement inclure une ou plusieurs SIM supplémentaires à son forfait 50 Go, permettant au moins d’accéder à internet depuis un routeur mobile, une tablette, une montre connectée ou un second téléphone.

Pour ces deux derniers appareils, Orange propose depuis peu une Multi-SIM Appels & Internet, qui permet de recevoir et d’émettre des appels (mais pas des SMS) indifféremment depuis un téléphone ou une montre connectée.

La Multi-SIM incluse était jusqu’à présent une prestation plutôt réservée aux forfaits traditionnels avec engagement et avec téléphone.

 

Une box 4G fixe

Enfin, Free pourrait imiter Bouygues Telecom et Orange et lancer une offre d’accès à internet fixe reposant non pas sur un accès filaire ADSL ou fibre, mais sur un accès sans fil en 4G. C’est l’hypothèse la moins crédible, sachant que le réseau 4G de Free n’est pas le meilleur.

Et vous, quel est votre pronostic ?

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