Plan :
9] Le lapdock
Si l’on ne devait retenir qu’une chose du Motorola Atrix, ce serait son lapdock. Bien que vendu pour ~299€, il est un accessoire indispensable si on souhaite profiter pleinement des possibilités offertes par ce terminal.
Deux interfaces sont proposées : le webtop et le Centre de divertissements (test dans la partie suivante). Elles sont également accessibles avec le dock multimédia HD si votre budget ne vous le permet pas.
9.1] Présentation de l’accessoire
Avant de présenter les deux interfaces proposées avec l’appareil, regardons dans un premier temps le produit. Au premier abord, il ressemble à un ordinateur portable classique avec un écran de 11,6 pouces. En réalité, on ne trouve que le strict minimum à l’intérieur, car c’est l’Atrix qui s’occupe du système d’exploitation à part entière.
L’intérêt de cet accessoire est de pouvoir profiter de partout et n’importe quand de cette interface. Il n’y a pas besoin d’utiliser le câble HDMI et de transporter une télévision.
L’objectif de cet accessoire est tout simplement d’étendre les capacités du smartphone dans un périphérique ayant un design d’ordinateur. On y retrouve un clavier, un écran, un trackpad, des hauts-parleurs, un port pour le charger et 2 ports USB.
Le lapdock ne sait pas fonctionner tout seul, il est en quelque sorte une boîte vide. Il faut forcément connecter l’Atrix sur l’arrière, pour que le périphérique ait un intérêt.
Passons à ses caractéristiques techniques :
- Ecran de 11,5 pouces pour une résolution de 1366 x 768 pixels à 60 Hz
- Clavier
- Trackpad
- Batterie de 36 Wh avec 3 cellules
- Vidéo en entrée : HDMI à 30 fps ( = Atrix)
- Son en entrée : HDMI ( = Atrix)
- Son en sortie : lapdock
- 2 ports USB Host
- 1 port pour recharger la batterie interne
- Dimensions : 284 x 237 x 13,9 mm
- Poids : 1,08 kg
Dans la boîte contenant ce lapdock, on retrouve :
- un chargeur en 2 parties
- un guide de démarrage
9.2] Le tour du propriétaire
Regardons maintenant plus en détail ce lapdock. Lorsque le capot est fermé, la face avant arbore fièrement le logo de Motorola. Les tons sont basés sur des couleurs grises et le rendu est très bon. Sur l’arrière, on passe à un coloris beaucoup plus foncé.
Sur la gauche, il y a l’emplacement de l’Atrix, qui peut facilement être replié, ce qui est pratique pour les voyages. La connexion d’effectue via les ports microHDMI et microUSB. Dans cette position, le téléphone en profite donc pour recharger sa batterie.
En passant de l’autre côté, on retrouve les deux ports USB 2.0 Host, c’est-à-dire que l’on peut y connecter un clavier ou une souris, mais aussi une clé USB. Juste à leur gauche, il s’agit de la prise pour l’alimentation.
Les coins arrondis sur l’arrière contiennent les hauts parleurs.
Sur le dessous du lapdock, il n’y a rien de particulier à indiquer, si ce n’est qu’il y a quatre bandes anti-dérapantes.
En passant maintenant sur l’avant, on remarque que la fermeture du capot signifie simplement que les deux faces sont l’une contre l’autre. Il n’y a pas de verrouillage à proprement parlé, mais le système est fait de telle sorte, pour qu’il soit assez difficile pour qu’il s’ouvre tout seul. Pour que la partie contenant l’écran s’ouvre, il faut simplement passer son doigt dans l’espace approprié.
Celui-ci contient un bouton et plusieurs LEDs. Lors d’un appui, il va permettre d’indiquer le pourcentage de batterie restant, en les allumant. C’est une méthode pour éviter de devoir sortir de veille le périphérique.
Regardons maintenant la partie contenant le clavier. La disposition des touches fait penser à un clavier classique, car même des touches comme Ctrl, Shift… sont présentes et sont intégrées dans le système. L’aspect portable s’affirme avec le bouton Fn, qui offre l’accès aux éléments marqués en orange. Cela signifie donc F1 à F12, supprimer (car uniquement la touche retour est présente – comme sur un Mac), deux touches pour régler la luminosité, deux autres pour régler le son et enfin quatre boutons pour se déplacer dans le document (page précédente/suivante, début et fin). On notera qu’il n’y a aucune touche Android. Cela est tout à fait normal, car il s’agit d’un environnement Linux et non Android (même si le système est basé sur Linux).
Le toucher n’est pas très agréable, car la sensation de plastique donne l’impression que les doigts glissent. On dirait également qu’elles sont réceptives aux traces.
Sur le dessous, on aperçoit le trackpad qui est simple touch et qui propose les deux boutons classiques sur un ordinateur. Une LED en haut à gauche indique si l’alimentation est connectée.
De part et d’autre de cet élément, l’aspect métal brossé est très joli, mais très salissant. Les traces de doigts s’accumulent, sans pouvoir les effacer correctement. Ayant déjà eu un ordinateur avec ce type de revêtement, après plusieurs semaines l’aspect visuel donnera l’impression que des doigts gras s’y sont posés quelques minutes auparavant.
9.3] L’interface webtop
Il est temps de passer au vif du sujet. Ce lapdock peut afficher deux interfaces : le webtop et le centre de divertissements. Nous allons commencer par le webtop, qui est “l’ordinateur”.
En ouvrant le capot, le logo Motorola s’affiche et à peine quelques secondes plus tard on arrive sur le bureau. Ce lancement si rapide vient tout simplement du fait qu’il n’y a pas besoin de charger des pilote (drivers), ou de charger beaucoup d’éléments, vu que l’Atrix est déjà sous tension et s’occupe de cette tâche.
Lorsqu’on arrive sur le bureau pour la fois, l’écran est occupé par le fond d’écran. L’affichage ne peut pas être utilisé comme un bureau et y stocker des données ou des raccourcis. Il faut pour cela se tourner vers le dock sur le bas de l’écran.
En haut à gauche, on retrouve une barre contenant les notifications du téléphone : nouveau mail, nouveau message sur Facebook. Lors de l’arrivée d’un nouvel événement, l’icône va flasher quelques secondes pour attirer l’oeil de l’utilisateur. Sur la droite, c’est une barre contenant l’état des différents éléments de la connectivité.
Le navigateur Firefox est en version 3. C’est un peu dommage, car d’une part des versions plus récentes sont disponibles et d’autre part, il est étrange d’avoir choisi un navigateur utilisant un moteur de rendu différent de celui intégré dans le téléphone. Cela ne voulait pas forcément dire intégrer Chrome, mais il existe de nombreux navigateurs légers sous WebKit.
Concernant le navigateur, il ne possède pas de personnalisations et est identique à ce que l’on retrouve sur un ordinateur, avec notamment la possibilité d’ajouter des extensions.
Pour basculer d’une application à l’autre, le “Alt-tab” fonctionne très bien.
Passons aux différents éléments du dock (je n’ai plus les noms en français) :
- Mobile View : affichage de l’écran de l’Atrix sur le lapdock
- Dialer : ouvre l’application téléphone
- Contacts : affiche les contacts
- Messaging : ouvre l’application du téléphone contenant les SMS, MMS et mails
- Entertainment Center (ou Centre de divertissements)
- File Manager”: un gestionnaire de fichiers
- Webtop Zone : un raccourci pour Firefox menant vers Motorola.com
- Firefox : Ouvre le navigateur éponyme Facebook : ouvre le site sur Firefox
Vous pouvez ajouter d’autres raccourcis sur ce dock, mais qui ne seront que des liens vers des sites. L’aspect applicatif est ici inaccessible.
En haut à gauche, on peut accéder aux options, à l’état du WiFi, Bluetooth, GPS, le type de signal, l’état de la batterie, le niveau du son sur le lapdock et enfin l’heure.
Pour ce qui est du gestionnaire de fichiers, il fait beaucoup penser à Nautilus, le logiciel utilisé pour l’environnement Gnome. On peut accéder à l’arborescence de la mémoire interne, de la carte microSD et des clés USB connectées.
Il n’y a pas d’application à part entière pour lire les fichiers multimédias. C’est Firefox qui se charge de cela, notamment grâce à des plugins pour la vidéo.
Un élément très sympathique est la possibilité d’utiliser le téléphone en même temps. Sur le dessus, les différents onglets montrent les applications lancées (similaire à un appui long sur le bouton Accueil). La navigation est aussi fluide qu’avec le téléphone, sauf qu’on utilise cette fois une souris ou le trackpad.
Sur le bas, on observe les quatre boutons Android, qui reprennent le même agencement que sur le téléphone. Sur la droite, un bouton permet de passer l’affichage en plein écran et un autre permet de changer l’orientation.
En mode plein écran, le rendu est exceptionnel. Mais déjà qu’il y a parfois des problèmes de compatibilité avec les applications qHD, le fait d’utiliser une résolution de 1366 × 768 pixels n’arrange pas les choses. On a donc du très bon, comme du très mauvais. A nouveau, ce n’est pas Motorola qu’il faut blâmer sur ce point.
Cette interface est principalement faite pour se connecter à Internet et non pas pour utiliser le smartphone. Un autre exemple est l’absence du tactile. Les applications sont pensées pour afficher des boutons facilement cliquables. Mais sur une surface aussi grande, ils sont alors énormes. Avec une même résolution, un ordinateur sous Windows peut afficher 126 icônes sur son bureau, là où l’Atrix n’en présente que 24. Ici c’est le concept qui est à remettre en question, mais aussi MotoBlur. En effet, des launchers alternatifs permettent de choisir la taille de la grille, ce qui corrigerait partiellement le problème.
Une fois que l’expérience webtop est terminée, on peut retrouver sur le téléphone à la fois les onglets ouverts, mais aussi les sites mis en favoris. Très pratique !
Afin d’équilibrer les deux parties, le traitement de l’interface “Centre de divertissements” est intégrée dans le prochain chapitre.
Une vidéo présente les deux accessoires (lapdock et dock multimédia HD) avec les deux interfaces :
9.4] Rapide conclusion sur le lapdock
Quels sont les avantages de cet accessoire ?
- L’écran est magnifique et offre un bon angle de vision
- Le clavier est similaire à ce que l’on peut trouver sur un netbook
- Le support des souris USB ou Bluetooth sans lag est un réel avantage
- La faible épaisseur de l’accessoire pourrait faire penser à un MacBook Air (ou tout autre modèle du genre)
- Firefox est très stable et gère aussi bien le Flash, que les extensions
- La possibilité d’afficher l’interface du téléphone (en plein écran ou dans une fenêtre à la dimension qHD)
- L’autonomie de plus de 8 heures est bluffante
- L’accès à la connexion de l’Atrix : 3G ou WiFi (pas de tethering à activer)
Mais quels en sont les défauts ?
- La version de Firefox est un peu vieille et il est dommage de ne pas pouvoir la mettre à jour
- Sur les sites lourds, le navigateur a parfois du mal à gérer le contenu
- Les applications affichées en plein écran
- Les jeux en Flash sont jouables, mais pas autant qu’une application optimisée pour le téléphone
- Avoir une puissance de calcul plus importante, pour mieux gérer à la fois Android et Linux
- Une meilleure approche des applications Android utilisant le tactile (plus facile à dire qu’à faire)
- (Soyons fous) Abandonner le trackpad, pour y mettre le téléphone à la place et ainsi profiter d’une dalle multitouch
- Avoir la possibilité de connecter un câble Ethernet
- Proposer un revêtement moins soumis aux traces de doigts






















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