Lumigon présente son troisième téléphone : le Lumigon T2, après les S1 et T1. Peu intéressant au premier abord, il se dote tout de même d’atouts le différenciant.

Lumigon est une entreprise danoise qui avait sorti en 2010 deux téléphones sous Android : les T1 et S1. Ils sont restés discrets sur le marché, alors qu’ils avaient des atouts forts différenciateurs à l’époque : sortie vidéo en 720p via un port HDMI et même d’une fonction télécommande universelle.

A l’occasion du MWC, l’entreprise en a profité pour présenter leur nouveau modèle sous Android 4.0 (Ice Cream Sandwich) : le T2. Disons-le clairement, ses caractéristiques n’ont rien de transcendantes et font penser à un très bon entrée de gamme, ce qui rentre en contradiction avec la direction plutôt haut de gamme du constructeur.

Le processeur est un Qualcomm simple-coeur S2 cadencé à 1,4 GHz. L’écran a une dalle de 3,8 pouces, avec une définition WVGA (800 x 480 pixels). Il est résistant aux rayures et aux traumatismes qu’endurent nos smartphones au quotidien, via une protection Gorilla Glass. Il embarque un capteur de 8 mégapixels (vidéos en 720p) avec un flash LED sur l’arrière et une caméra frontale de type VGA. Au niveau de la connectivité : puce NFC, WiFi, Bluetooth, GPS, boussole numérique, récepteur FM…

Mais passons maintenant au plus intéressant ! Il dispose d’une puce son signée Bang & Olufsen ICEpower MS3. Nous n’avons pas pu la tester sur place, mais un tel nom ne laisse présager que du bon.

Tout comme sur la Sony Tablet S, on retrouve un lecteur infrarouge, qui va pouvoir interagir avec vos télévisions, Mac et bien d’autres terminaux prédéfinis. A l’utilisation un smartphone rentre bien plus dans les codes (taille, ergonomie) d’une télécommande qu’une tablette. Pour régler le téléphone, vous devrez manuellement assigner les touches, petit dommage.

Les deux tranches du téléphone sont en acier inoxydable, gage de haut de gamme… pour des caractéristiques peu avantageuses. Le PDG a martelé à plusieurs reprises que son objectif n’était pas de faire dans la finesse, car c’est un élément peu important pour son entreprise. Il en est de même pour le processeur, dont il doute de l’autonomie : double-coeurs vs mono-coeurs.

Sur les côtés on retrouve un déclencheur pour l’appareil photo, ainsi que les boutons pour le Volume. Ils sont très peu visibles, comme vous pouvez le remarquer sur la photo ci-dessous.

Un dock est également proposé et fait très simplement son travail : recharger le téléphone. Lorsqu’il est connecté dessus, les modes (sonnerie, volume…) s’adaptent à l’environnement que vous aurez préalablement défini.

A la suite de cette prise en main, nous sommes partagés. Il est certes haut de gamme par son design et ses fonctionnalités, mais semble viser un public de niche. Il ne devrait pas faire d’étincelles à sa sortie prévue pour la première moitié de 2012. Le prix est indiqué comme étant agressif, nous attendons plus de détails, mais une commercialisation en France est prévue.

Note :

Note : Désolé pour les photos dignes de Monsieur PhotoFloue