Après avoir annoncé que ses services seraient désormais payants pour les constructeurs de smartphones, Google s’apprête à émettre ses premières factures. Avec des prix qui dépendraient… de la densité de pixel des écrans.

L’écran du Sony Xperia XZ2 Premium offre une résolution de 760 ppp.

Il y a quelques jours, Google annonçait se plier à la décision de l’Union européenne concernant la vente liée de ses services et de ses applications. La firme affirmait ainsi que les constructeurs devraient désormais payer une licence afin de pouvoir installer le Google Play Store ainsi que les applications Google sur leurs périphériques. Cependant, on ignorait jusqu’à présent à combien s’élèverait la facture.

Un tarif établi en fonction des pays et de la résolution d’écran

Le site américain The Verge a finalement pu mettre la main sur les contrats à l’étude chez Google et le montant pourrait être élevé pour les constructeurs. Selon le site spécialisé, le coût de la licence Google Mobile Services pourrait fluctuer entre 10 (9 euros) et 40 dollars (35 euros). Un tarif variable qui devrait dépendre… de la densité de pixel de l’écran.

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En effet, les documents consultés par The Verge indiquent que Google ferait payer 10 dollars par smartphone pour les appareils dotés d’un écran de moins de 400 pixels par pouce (ppp), 20 dollars pour ceux compris entre 400 et 500 ppp, et 40 dollars pour ceux équipés d’un affichage avec une résolution de plus de 500 ppp. Par ailleurs, les tarifs devraient également dépendre des différents pays, Google ayant prévu de facturer davantage ses services pour des smartphones vendus en Grande-Bretagne, en Suède, en Allemagne, en Norvège ou dans les Pays-Bas.

La résolution, un critère vraiment pertinent ?

Le critère de la densité de pixel serait abordé par Google pour différencier les smartphones hauts de gamme, proposant souvent une haute résolution, de ceux plus accessibles, avec une résolution plus faible. Cependant, les appareils Android ont désormais tendance à s’uniformiser du côté de la densité de pixels. La grande majorité du marché propose désormais des écrans avec une résolution autour de 400 ppp.

Notons également que l’œil humain ne peut généralement pas faire la distinction entre deux pixels au-delà d’une résolution de 350 pixels par pouce. De là à inciter les constructeurs à proposer des résolutions plus faibles pour faire baisser la facture de Google ? Réponse dans les mois à venir…

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