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L'administration Trump ne veut pas de matériel étranger ? La Chine non plus

Chambardement en vue au sein de l'administration chinoise et de son parc informatique. Une directive officielle rédigée au printemps dernier, et laissée pour l'heure en suspens, fait état d'un projet de suppression pure et simple des ordinateurs et logiciels étrangers. Cette mesure, qui ferait avant tout office de riposte aux sanctions américaines à l'égard de Huawei et ZTE, bannis du sol américain et de l'administration Trump, pourrait être mise en oeuvre dès l'année prochaine.

En trois ans, notent Les Echos (à la suite d'un article publié par le Financial Times), l'intégralité des appareils et logiciels étrangers pourraient ainsi être éradiqués, en suivant les taux de remplacement suivant : 30% en 2020, 50% en 2021 et 20% en 2022.

Microsoft, Dell et HP en première ligne

Si cette directive venait à être appliquée, les marques américaines seraient les premières impactées en se voyant exclues d'un marché fort juteux, explique le média français. Ne plus pouvoir fournir de l'équipement matériel ou logiciel aux autorités chinoises revient en effet à un manque à gagner de 150 milliards pour Dell, HP ou encore Microsoft, principaux concernés. Une perspective d'autant plus frustrante que les groupes américains ont souvent dû réaliser de gros investissements pour s'implanter sur le marché très singulier qu'est la Chine, à fortiori lorsqu'il s'agit d'équiper l'administration locale.

Microsoft avait par exemple développé en 2017 une version spéciale de Windows 10 intitulée «  Windows 10 China Government Edition », rappellent Les Echos. Cette dernière faisait notamment l'impasse sur certaines fonctionnalités de l'OS, comme la synchronisation sur OneDrive, le Cloud de Microsoft, tout en laissant les autorités chinoises employer leurs propres algorithmes de chiffrement sur le système. Des aménagements qui, trois ans plus tard, pourraient être rayés de la carte.

Qui (et quoi) pour remplacer les services américains ?

Pour remplacer le matériel étranger, la Chine pourrait faire appel à des marques nationales, comme le géant Lenovo, très bien positionné sur le secteur des ordinateurs dédiés au monde du bureau, des entreprises... ou des administrations. Huawei, qui développe de son côté des ordinateurs de bureau sous architecture ARM pourrait aussi constituer une piste à étudier pour le gouvernement chinois.

Le remplacement logiciel est en revanche nettement plus problématique. Lenovo (pour ne citer que lui) dépend de Windows et Linux pour l'essentiel de ses ordinateurs. La Chine devrait donc trouver un moyen de développer son propre système d'exploitation, et ce dans les meilleurs délais, pour équiper son administration. Selon plusieurs médias, le développement d'un OS chinois serait à l'étude depuis plusieurs mois et coïnciderait peu ou prou avec la période de création de la directive « 3-5-2 » -- surnommée ainsi en référence aux taux de remplacement évoqués plus haut. L'idée serait en tout premier lieu d'en équiper l'armée (qui utilise actuellement Windows) pour éliminer tout risque d'espionnage américain.