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Withings dévoile la ScanWatch : la première montre qui détecte la fibrillation auriculaire et l’apnée du sommeil

L'année dernière, Withings avait annoncé la Move ECG : une des premières montres connectées à intégrer un ECG avec trois électrodes et la puce électronique pour l’analyse des données qui va avec. Ce capteur permet de détecter l’arythmie cardiaque et la fibrillation auriculaire.

Cette année, Withings lève les voiles sur la ScanWatch. C'est une évolution de la Move ECG, on retrouve donc l’électrocardiogramme, mais avec un nouveau capteur de SpO2 pour avoir une estimation de la saturation artérielle en oxygène. Plus concrètement, cette ScanWatch peut mesurer le taux d’oxygène dans le sang via un capteur à l’arrière de la montre.

Première montre pour le dépistage de l’apnée du sommeil

Ce nouveau capteur fonctionne théoriquement comme un capteur cardiaque : il capte des fréquences précises pour détecter certains troubles et maladies. C'est le cas du syndrome d'apnées du sommeil qui touche des millions de français.

Comme son nom l'indique, c'est un trouble du sommeil lié par un arrêt du flux respiratoire (apnée) ou une diminution de ce flux (hypopnée). Cela affecte la qualité de vie, et peut même avoir des conséquences très graves sur la santé. Ce syndrome est la cause et la conséquence de troubles cardiovasculaires et d'hypertension artérielle, car le cerveau est moins bien irrigué.

La Withings ScanWatch détecte donc des maladies qui sont difficiles à détecter lors de contrôles chez un médecin. C'est le cas du syndrome d'apnées du sommeil mais aussi de l'arythmie, qui est non permanente et que l'on peut donc louper lors d'une consultation.

La ScanWatch mesure un total de 14 données, comme l'altitude pour motiver les utilisateurs à monter des marches au lieu de prendre l'ascenseur.

Pour ce qui est des données liées à la santé, le constructeur français s'est voulu rassurant : les capteurs santé nécessitent des validations spécifiques sur le marché américain et européen. Ces validations passent par un dossier technique qui documente à la fois la partie mécanique de la montre mais aussi le logiciel embarqué. Pour Withings, cela nécessite de mener des études cliniques qui démontrent la performance du produit face à des outils plus standardisés. Pour l'apnée du sommeil, par exemple, on préconise généralement un enregistrement polysomnographique pour détecter ce trouble : un examen coûteux et souvent accompagné de longs délais d'attente pour le patient.

Visuellement, la Withings ScanWatch est plus premium que la Move ECG, elle se rapproche davantage de la Withings Steel HR d'un point de vue conception. Elle intègre un petit écran PMOLED de visualisation, mais ce dernier possède désormais une meilleure définition (et donc une meilleure densité de pixels). On retrouve du verre de saphir, de l'acier inoxydable, une batterie qui promet 30 jours d'autonomie, une résistance à l'eau... ainsi qu'une nouvelle couronne pour faciliter la navigation (comme sur certaines montres Samsung).

La ScanWatch sera disponible en Europe au deuxième trimestre 2020, à partir de 249,95 euros pour le modèle 38 mm et 299,95 euros pour le modèle 42 mm.

Un objectif : leader de la santé connectée

Un des défis de Withings dans les prochaines années est de pouvoir intégrer un tensiomètre dans une montre (ils ont déjà un tensiomètre grand public). C'est un dispositif plus invasif, il est très difficile d'évaluer une pression artérielle au poignet.

Le constructeur français, qui avait été racheté par Nokia puis revendu à son fondateur, s'est donné la mission d'être avant-gardiste sur ces produits wearables orientés santé.

Les systèmes de santé sont en train d'adopter ces produits qui permettent aux médecins d'avoir des données plus fiables afin de fournir une réponse plus personnalisée aux patients, c'est aussi un produit qui intéresse beaucoup les assureurs et les groupes pharmaceutiques. Ces derniers peuvent plus facilement mener leurs études avec un suivi plus précis et évidemment une mise en place moins coûteuse.