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Wi-Fi Mesh ou CPL : comment améliorer sa connexion Internet ?

Internet, c’est chouette. Mais faut-il encore que ça marche. Vous disposez d’une connexion fibre ou d’un solide ADSL et pourtant rien n’y fait, les débits finaux ne sont pas à la hauteur ou vous ne captez tout simplement pas. Si ce n’est pas votre fournisseur d’accès qui subit une panne, c’est probablement du côté de votre réseau domestique qu’il faut regarder.

Car si la box elle-même peut recevoir d’importantes quantités de données, elle a parfois du mal à le redistribuer efficacement. Ainsi, une Freebox Mini reçoit de 1 Gb/s de données via la fibre, mais est cantonnée au Wifi 5, ou voir même au Wifi 4 si elle date d’avant 2020…

Pour profiter pleinement de votre connexion, mieux donc vaut prendre les choses en main et investir dans votre propre matériel réseau. Nous avons préparé pour vous un tour d’horizon des différentes solutions.

Retrouvez plus d’informations sur le Wi-Fi 6 (et Wi-Fi 6E) dans notre guide dédié.

Pour remplacer sa box : les routeurs « mesh »

Les routeurs mesh créent un maillage pour étendre la portée et la solidité du signal. Assez chère, cette solution est toutefois la plus performante et tend à devenir plus abordable en plus de pouvoir s'améliorer a posteriori avec l’ajout de nouvelles bases. À l’exception du Nest Wifi, nous vous déconseillons de choisir des produits Wifi 5, les quelques euros d’économie n’en valent pas la peine au vu de l’adoption très rapide du Wifi 6. Sauter le pas tout de suite est la meilleure solution sur le long terme.

Deux produits dominent actuellement le marché : le Google (Nest) WiFi de… Google et la gamme Orbi de Netgear. C’est cette dernière que nous préférons, grâce à des options pour tous les budgets et une fiabilité à toute épreuve. On l’utilise d’ailleurs à la rédaction de Frandroid. D’autres marques comme Asus proposent des solutions de qualité, mais elles sont souvent plus chères à performances égales.

La gamme Orbi est pour le moins fournie, avec une bonne douzaine de références. C’est toutefois le RBK352 qui retient notre attention. C’est en effet le modèle Wifi 6 le plus abordable de la marque. Il reprend le design élégant et discret décliné depuis quelques années ; aucune antenne ne dépasse ici ! Le pack se compose de deux modules : un principal doté de trois ports Ethernet gigabit et un second n’en offrant qu’un. Si vous avez besoin de plus de connexions câblées, vous devrez donc investir dans un switch. Côté sans-fil, il adopte la norme AX1800 sur deux bandes.

Comme toujours chez Netgear, l’installation est d’une simplicité enfantine et peut s’effectuer directement depuis son smartphone. Une fois la base installée, vous pourrez ajouter à l’envi des satellites qui renverront le signal pour étendre le réseau très facilement. Toutes les bornes partagent le même nom de réseau et mot de passe, ce qui permet de passer d’un satellite à un autre de façon transparente.

Orbi a enfin le mérite de s’accompagner d’une application complète, bien agencée et joliment dessinée. Ceux qui ne sont pas spécialement calés en informatique seront guidés pas à pas. Orbi dispose également d’un contrôle parental assez poussé et plutôt bien ficelé.

Les débits sont solides et, surtout, la portée est excellente pour peu que vos appareils soient compatibles. L’écart avec une solution Wifi 5 très haut de gamme n’est pas énorme, mais vous atteindrez de bons débits sur bien plus d’appareils. N’hésitez pas à expérimenter avec la position du second module pour trouver le meilleur rapport portée/rapidité. Si l’on devait faire un reproche à ce kit, c’est que Netgear a peut-être taillé un peu trop dans les fonctionnalités avancées d’administration. À ce tarif, on est en droit d’attendre d’un routeur qu’il nous laisse modifier ce que l’on souhaite.

Si vous disposez d’une très grande surface avec de très nombreux appareils et que vous cherchez ce qui se fait de mieux, le RKB852. Certifié AX6000, il exploite 3 bandes dont l’une est dédiée uniquement au « backhaul », la liaison entre les différents modules. On obtient donc des débits plus de deux fois plus élevés qu’avec le RBK352 et qui se tiennent surtout sur de bien plus grandes distances. Cerise sur le gâteau, il dispose d’un connecteur Ethernet WAN 2,5 Gb/s. De quoi pleinement exploiter le débit élevé d’une Freebox Pop par exemple !

La partie logicielle est identique à celle du RBK352 que nous détaillons plus haut. Reste que si les performances sont au rendez-vous, le prix monte quasi aussi vite que les débits !

En 2019, Google a présenté une seconde version de son Google Wifi, le Google Nest Wifi. Un « Nest » qui renvoie à la gamme domotique de Google, qui, à terme, intégrera toutes les enceintes Google Home. Ce n’est pas un hasard, car cette nouvelle version possède désormais un micro et un haut-parleur pour Google Assistant.

L’idée est assez bonne, mais comme nous le disons dans notre test du Nest Wifi, l’objet déçoit un peu sur ses performances, notamment des satellites qui ne sont que bi-bande, créant ainsi certains problèmes de performances. Toutefois, c’est une solution intéressante pour qui souhaite ajouter un peu de Google Assistant à son réseau. Elle a aussi pour grand avantage d’être d’une simplicité d’installation incroyable. C’est le kit parfait à installer chez ses parents pour ne plus avoir à faire le service technique tous les weekends.

Pour étendre son réseau à moindre coût : les répéteurs

Contrairement aux routeurs qui peuvent remplacer votre Box. Les répéteurs se contentent de relayer le réseau fourni par votre box. Leur avantage principal est d’être moins coûteux, mais ils sont généralement moins performants. Nous les recommandons surtout à ceux qui ne sont pas éligibles à la fibre optique et veulent simplement pouvoir se connecter à Internet dans toutes les pièces de la maison de manière simple. Toutefois, si vous possédez une box haut de gamme (Freebox Delta, Box 8 de SFR, Livebox 4/5 notamment), vous pouvez investir également dans un modèle plus performant.

D’une manière générale, si un seul répéteur ne suffit pas, faites jouer le délai de rétractation et passez directement à un système mesh.

Si vous comptez le brancher directement à une prise murale, optez pour un modèle doté d’une prise gigogne afin de ne pas bloquer une arrivée électrique. C’est toujours mieux et le surcoût est souvent très faible. Nous recommandons à nouveau un produit Netgear qui répond au doux nom de Netgear EX6130-100FR. Il dispose d’une prise et d’un connecteur Ethernet (10/100) tout en étant double-bande pour des débits théoriques de 1,2 Gb/s.

Nous recommandons ce modèle que nous avons utilisé longtemps sans aucun souci, mais d’autres feront tout aussi bien l’affaire.

On pense par exemple à ce répéteur TP Link RE365 qui propose les mêmes choses avec un look un peu plus fun. Il est capable de connecter 32 appareils simultanément selon le fabricant contre 20 chez Netgear, dans les deux cas, ce sera probablement suffisant.

Si vous disposez d’une bonne connexion Internet avec une box récente, qui n’a donc pas vraiment besoin d’être remplacée par un routeur à part entière, nous vous recommandons d’investir dans un répéteur plus haut de gamme. Il sera certes plus cher à l’achat, mais aura le mérite de peu étrangler votre débit (voire pas du tout).

L’EX7700 de Netgear frappe juste avec ses trois bandes et 2,2 Gb/s théoriques. Il reprend le nom de votre réseau à la manière d’un réseau Mesh, gère jusqu’à 40 appareils et propose 2 ports Ethernet Gigabit pour brancher divers appareils en filaire. Attention, contrairement à la majorité des répéteurs il n’est pas au format prise, mais adopte une forme plus proche d’un routeur mesh.

Le CPL : le chant du cygne

Longtemps considéré comme une sérieuse alternative au Wifi, le CPL, pour Courant Porteur en Ligne, n’a pas su évoluer aussi vite que les technologies sans fil. La norme est d’ailleurs même totalement abandonnée et n’a pas été mise à jour depuis des années. La faute à un sérieux problème d’atténuation. Les débits décroissent rapidement en fonction de la longueur du réseau électrique par lequel ils transitent.

Ils ont toutefois deux avantages. En premier lieu, la configuration est d’une simplicité effarante : on branche chaque module dans une prise électrique puis les câbles Ethernet — le premier au routeur, le second à son appareil — et ça fonctionne. Le second avantage est leur stabilité remarquable vu le prix.

À l’heure du tout sans-fil, le CPL ne se suffit pas à lui-même, mais il peut être intéressant pour relier un PC dédié au jeu ou une console lorsque le Wi-Fi n’offre pas une expérience satisfaisante par exemple. Si l’on perd en débit, vous gagnerez un ping très stable, ce qui est assurément plaisant pour ceux qui jouent en ligne. Il vous permettra d’avoir une connexion dédiée pour l’appareil en question.

Une fois que l’on a pris conscience de la spécificité de l’usage que couvre un CPL, inutile de dépenser des sommes importantes dans un CPL haut de gamme. Un petit appareil de milieu de gamme remplira son office. De toute façon, vous ne récupérez jamais la totalité de votre débit Internet. Nous utilisons chez nous le dLan 8112 1000+ Duo qui fait exactement ce qu’on lui demande.

Il existe des modèles avec du Wi-Fi intégré qui permet de distribuer le signal sans fil comme le Devolo Magic. Toutefois, une solution Mesh reste bien souvent plus adaptée. Ce genre de solution n’aura de sens que dans certains cas spécifiques, comme pour amener Internet dans une dépendance ou si votre logement possède des murs si épais qu’ils ne laissent passer aucune onde.

Bien comprendre le Wifi mesh

Changer de box ou acheter son routeur ?

Il peut être tentant de demander le changement de sa box pour un modèle plus récent. Cela se révèle toutefois souvent être un mauvais calcul. Non seulement ce changement vous coûtera de l’argent, mais même les box de dernière génération ont un train de retard par rapport à des routeurs milieu de gamme… Cet argent sera donc mieux investi dans votre propre matériel. Seule véritable exception : si vous souhaitez passer à une offre multigigabit comme celle proposée par Free avec des Freebox Delta/Pop ou par Orange avec sa LiveBox 5. Et même dans ces cas de figure mieux vaudra passer par un routeur dédié pour le Wifi.

Wifi a, b, g, n, ac, 5 ou 6, à quoi cela correspond ?

Qu’il s’agisse de lettre ou de chiffre, ils correspondent à une norme Wi-Fi dont le nom barbare et est en fait IEEE 802.11x. La lettre correspond ensuite à la « version » de la technologie utilisée. Historiquement, on utilisait des lettres, mais la Wi-Fi Alliance a décidé de passer sur des chiffres pour que ce soit plus compréhensible.

Aujourd’hui, c’est le Wi-Fi « ac » qui est couramment utilisé, ou Wi-Fi 5 selon la nouvelle nomenclature. Le Wi-Fi « ax » ou Wi-Fi 6 commence à se populariser et se retrouve même sur certaines box. Une nouvelle variante, nommée Wifi 6E devrait cependant arriver cette année. Elle introduit l’usage de la bande des 6 GHz pour des débits ultra rapides, mais très sensibles aux interférences. Les gains seront donc limités à la pièce dans laquelle se trouve le routeur.

Et le WPA3 ?

Après plus de 15 ans de bons et loyaux services, le WPA2 laisse doucement la place à son remplaçant le WPA3. Le mécanisme de sécurisation du Wifi était en effet devenu bien trop vulnérable aux hackers. Une bonne partie des routeurs récents exploitent donc son successeur le WPA3. Vérifiez donc que ce dernier est bien activé et ne vous inquiétez pas pour vos équipements plus anciens, le WPA3 est rétrocompatible.

Comment bien positionner son répéteur Wi-Fi ?

La règle de base est la suivante : un répéteur ne peut répéter que ce qu’il reçoit. Il faut donc le placer le plus loin possible de votre routeur, mais suffisamment près pour que le débit ne soit pas trop dégradé. En fonction de la configuration de votre logement, la distance variera. Il faut donc mieux tester plusieurs emplacements pour trouver le meilleur compromis entre débit relayé et couverture.

Dit-on le Wi-Fi ou la Wi-Fi ?

Contrairement à ce que l’on entend parfois, Wi-Fi n’est pas la contraction de Wireless Fidelity comme pouvait l’être Hi-Fi en son temps. En réalité Wi-Fi, ne veut… rien dire. C’est simplement une marque, un nom propre, qui désigne un ensemble de protocoles de communication, même s’il s’agit d’un jeu de mots avec Hi-Fi. Sans surprise, le terme est anglais et n’a donc pas de genre à proprement parler. Vous pouvez donc théoriquement employer l’un comme l’autre.

Ceci étant dit, le « bon » usage défini par l’Académie française veut qu’en l’absence de genre établi il convienne d’utiliser le genre « neutre », identique au masculin. Libre à vous ensuite de vous appuyer sur cet argument pour votre prochain débat sur la question. À l’usage, sachez toutefois que « le » est bien plus courant.

https://www.frandroid.com/guide-dachat/605291_wi-fi-6-802-11ax-quels-smartphones-pc-routeurs-et-materiels-pour-en-profiter