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« La 5G ne va rien changer avant 2023 » : Bouygues Telecom règle ses comptes avec l’État

Le feuilleton 5G se poursuit. Alors que la demande de Bouygues de reporter des enchères pour l'attribution des bandes de fréquences 5G a été refusée par le gouvernement, Martin Bouygues a tenté un dernier coup de poker lors d'une audition au Sénat, accompagné d'Olivier Roussat, président de Bouygues Telecom et de Didier Casas, directeur général adjoint de l'opérateur. Au menu, un dénigrement non feint de la 5G et une offensive contre le gouvernement dans le cas où Huawei serait écarté du marché.

La 5G ? « Cela ne va rien changer »

De mémoire, c'est la première fois dans l'Histoire des télécoms qu'un opérateur de premier rang dénigre un réseau en devenir. Alors que la secrétaire d'État au numérique rappelait l'urgence de déployer la 5G (pour ne pas prendre de retard sur les autres pays), Olivier Roussat estime, lui, que ce nouveau réseau « ne va rien changer ». En tout cas, pas avant 2023. Il explique :

Si Martin Bouygues reconnaît du bout des lèvres que la 5G permettra tout de même « une éventuelle désaturation très locale des réseaux mobiles 4G », Olivier Roussat souligne que « tous les services dont on nous parle qui vont révolutionner l'industrie arriveront en France en 2023 ».

Le cas Huawei

L'audition de Martin Bouygues était aussi l'occasion d'aborder le cas Huawei. Alors que l'Anssi n'a toujours pas validé les dossiers contenant des équipements du géant chinois, le président du groupe Bouygues ne cache pas son inquiétude. En effet, comme SFR, Bouygues Telecom compte s'appuyer sur les technologies de l'équipementier chinois pour déployer son réseau 5G. Mais le climat de méfiance initié par les États-Unis ne laisse présager rien de bon. Aussi, Olivier Roussat reprend des propos déjà tenus par Martin Bouygues lors de l'annonce des résultats trimestriels du groupe et demande, au même titre que SFR, à ce que l'État l'indemnise dans le cas où Huawei serait écarté du deal. Il explique :

« Que l'État change d'opinion, je n'y vois aucun inconvénient (...) Il doit juste en assumer les conséquences », conclut Martin Bouygues. Le PDG du groupe télécoms a d’ores et déjà déclaré que si l'État n'accédait pas à sa requête il n'écartait pas la possibilité de l'attaquer en justice. Ambiance.