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Bouygues Télécom va démanteler 3000 antennes Huawei d'ici 2028

Fin juillet, on apprenait que le gouvernement comptait freiner considérablement le déploiement d'antennes 5G Huawei pour les opérateurs mobiles, n'autorisant leur installation que jusqu'en 2028. Face à cette décision, l'opérateur Bouygues Telecom a finalement choisi de prendre les devants concernant son réseau actuel.

En effet, l'opérateur a annoncé ce jeudi, par la voix de son directeur général adjoint, Olivier Roussat, le retrait de ses antennes 4G Huawei. « L'opérateur Bouygues Telecom va procéder d'ici à 2028 au retrait de 3000 antennes mobiles fabriquées par le chinois Huawei dans des zones denses en France », rapporte ainsi l'agence Reuters. Bouygues Telecom assure que ce démantèlement aura « un impact financier limité ».

Le Figaro apporte quelques précisions quant à cette décision. D'après le quotidien, la main de Bouygues Télécom a été forcée par l'agence nationale de sécurité informatique, l'Anssi : « Bouygues Telecom a huit ans pour renouveler 3 000 de ses 21 500 antennes. Il s'agit d'équipements radio Huawei situés dans des grandes villes »Sont ainsi concernées en 2020 les agglomérations de Strasbourg, Brest, Toulouse et Renne, mais d'autres antennes seront changées dans des grandes villes en 2023, 2025 et 2028.

Orange et Free ne sont pas concernés

Logiquement, ce sont des antennes Ericsson qui remplaceront les modèles de Huawei supprimés, l'équipementier suédois étant le second fournisseur d'antennes 4G pour Bouygues Télécom. Dans les zones peu denses, l'opérateur pourra cependant continuer à utiliser les antennes du constructeur chinois. Reste que ce démantèlement des antennes Huawei est loin d'être anecdotique pour Bouygues Telecom, puisque cela représente près d'1/7 des équipements 4G de l'opérateur mobile.

Cette décision n'a pour l'instant été prise que par Bouygues Telecom. L'autre opérateur français partenaire de Huawei en France, SFR, n'a pour l'instant pas communiqué quant à un potentiel démantèlement de ses antennes fournies par le groupe chinois. De leur côté, Orange et Free ne sont pas concernés, les deux opérateurs utilisant uniquement les équipements de Nokia (dans le cas de Free) ou de Nokia et Ericsson (dans le cas d'Orange). « Tous les opérateurs ne partent pas sur les mêmes bases : certains vont devoir démanteler des équipements, d'autres pas ; donc ils ne peuvent pas tous être traités de la même manière », avait ainsi indiqué début juillet le patron de l'Anssi, Guillaume Poupard, interrogé par Les Echos.

Pour rappel, si la France n'interdit pas l'installation d'antennes Huawei sur le territoire français, y compris pour la 5G, les antennes Huawei ne pourront pas être conservées après 2028. Une décision justifiée par l'Anssi qui considère que « le risque n'est pas le même avec des équipementiers européens, qu'avec des non-Européens ».