Une erreur dans le texte ?

C'est le bon endroit pour nous l'indiquer !
Attention, ce formulaire ne doit servir qu'à signaler une erreur. N'hésitez pas à utiliser les commentaires pour donner votre avis, ou la page de contact pour nous contacter. Merci.

Etape 1

Cliquez sur les paragraphes contenant des erreurs !

Test du Canyon Precede:ON : un roc électrique paré à toute épreuve

Canyon, une solide réputation

Canyon est aujourd’hui une marque de référence dans l’univers du vélo. Rebaptisée en 2002, l’entreprise allemande conçoit des modèles haut de gamme réputés à travers le monde : du vélo de route aux VTT en passant par les vélos de triathlon, Canyon a su se diversifier et se forger une solide image auprès des professionnels.

Le fabricant n’a pas hésité à prendre le virage de l’électrique et propose désormais un catalogue étoffé : dix modèles branchés complètent son offre globale, tous adaptés à des usages variés (ville, route, tout-terrain). Bref, il y en a pour tout le monde, à condition d’y mettre le prix. Canyon vise le premium, et cela se ressent dans le choix des composants.

Fiche technique du Canyon Precede:ON

Ce test a été réalisé à partir d’un exemple prêté par la marque.

Design : le SUV des vélos électriques

Difficile de rater le Canyon Precede:On (version CF 9 pour notre test) lorsqu’il se pavane dans la rue. Difficile aussi de ne pas détourner son regard lorsqu’il entre dans votre champ de vision. Le Precede:On en impose, le Precede:On attire l’œil. Il en impose, car son gabarit pourrait faire de lui le SUV des VAE urbains.

Un gabarit massif, un style légèrement futuriste, des roues de 27,5 pouces épaisses prêtes à affronter aussi bien le bitume des villes que les chemins des forêts. Décliné en version « cadre berceau » (ouvert, pratique à enfourcher) et « cadre classique » (fermé), le vélo veut s’adapter au maximum d’utilisateurs possibles avec ses quatre tailles (XS, S, M et L).

Le fabricant allemand a clairement joué la carte du minimalisme (absence totale de fils), sans pour autant être grippe-sou sur les équipements. Épuré, le cadre en carbone du Precede:On arbore de très belles finitions : Canyon a le souci du détail, et ça se voit. L’épaisseur du tube diagonal, où se niche la batterie, renforce son aspect robuste. Osons les mots : le vélo est une belle bête. On aime, ou l’on n’aime pas.

Marque haut de gamme oblige, Canyon opte pour une fiche technique de haute volée : cramponnés, les pneus gravel G-One Allround fournis par Schwalbe font partie des meilleures références du marché. Un atout de poids aussi bien pour la ville que sur piste. En clair, la polyvalence et l’adhérence sont les maîtres-mots.

Canyon fait appel à d’autres cadors de la filière, à l’image de Tektro pour les disques de frein, Gates pour la transmission à courroie (non salissante, peu d’usures), Enviolo pour la transmission automatique (voir plus bas) ou encore Bosch pour le bloc moteur. Placé à la base du cadre, il s’agit du Performance Line CX Gen 4, l’un des plus puissants pour la ville.

La firme d’outre-Rhin complète sa formule avec des poignées Ergon qui se sont avérées confortables, la selle Selle Royale Fizik Essenza, une tige de selle elle aussi en carbone ainsi qu’une lumière Supernova Mini 2 Pro ultra puissante (deux intensités au choix) qui a autant le mérite de vous signaler que d’éclairer la route.

Nous l’évoquions ci-dessus : Canyon n’a pas été avare au niveau des équipements, à un détail près. Si les garde-boue Wingee Ortlieb (aluminium) et le porte-bagages supportant une charge de 25 kilos maximum le catégorisent encore plus comme un vélo urbain, l’absence de suspensions ternit forcément le confort général. Nous y reviendrons.

Terminons le tour du propriétaire avec le guidon en carbone, qui accueille en son centre l’affichage Bosch Kiox. Indispensable pour goûter à l’assistance électrique, cet ordinateur de bord amovible fournit une pléthore d’informations affichées sur plusieurs interfaces. Une rubrique du test y est entièrement dédiée.

Une application pour les puristes

Soyons clairs d’emblée : l’application Bosch eBike Connect qui accompagne l’expérience du Canyon n’est pas un indispensable. Si vous souhaitez profiter de votre monture sans vous prendre la tête avec toute une série de données, faites donc. Pour les puristes, l’app mobile peut s’avérer toujours intéressante si vous portez un intérêt à la data.

Comment fonctionne Bosch eBike Connect ? Pour en profiter, téléchargez-là sur les boutiques d’application iOS ou Android, puis activez votre Bluetooth. Il suffit ensuite d’appareiller son téléphone à son vélo en suivant les instructions indiquées : cela prend moins de deux minutes.

La page d’accueil est divisée en deux parties : l’interface principale qui occupe 95 % de l’écran affiche votre nombre de kilomètres parcourus, votre vitesse moyenne, la quantité de calories brûlées et le dénivelé. Toutes ces données appartiennent au mois actuel. Une ligne dédiée au mois précédent est aussi disponible.

En naviguant vers le bas, la page d’accueil vous propose tout un tas de fonctionnalités gratuites ou payantes et quelques articles sur des mises à jour et autres nouveautés. Tout en bas, cinq onglets (dont celui de la page d’accueil) mènent à vos statistiques de conduite et de trajets.

L’onglet « Charts » liste vos déplacements. En cliquant sur l’un d’eux, une carte affiche votre itinéraire, l’heure, la durée et la distance. En basculant vers la droite, l’application va plus loin et indique la quantité de calories brûlées et votre cadence moyenne (les RPM, Round per minute).

Un nouveau swipe fait apparaître des graphiques relatifs aux dénivelés, à votre vitesse sur la distance parcourue, votre cadence et la puissance transmise tout au long du trajet. Des résultats précis qui conviendront évidemment aux plus invétérés d’entre nous. Mais après tout, pourquoi pas.

L’onglet numéro trois correspond à une carte. Vous avez l’opportunité d’ajouter des adresses favorites (Aller à la maison, Aller au trail, Itinéraires enregistrés, Lieux enregistrés) et de planifier un trajet. Ce dernier est alors censé s’afficher sur le petit ordinateur de bord fixé sur le guidon, mais cela n’a jamais vraiment fonctionné dans notre cas.

Le quatrième onglet (un logo vélo) apporte l’ensemble des informations techniques et logicielles du modèle, lorsque le dernier onglet est dédié aux paramètres, mentions légales, aide et à propos de.

RPM et transmission automatique : comment fonctionne le Precede:ON ?

Le fonctionnement du Precede:ON repose sur une équation complexe impliquant deux éléments importants : la transmission automatique Enviolo Automatiq Sport, intimement liée au contrôle et à l’ajustement du RPM (tour par minute). Comprendre ce système, c’est trouver son équilibre selon trois situations données : le plat, la côte et le démarrage. Mais la chose n’est pas toujours aisée.

Ajuster son RPM et trouver son équilibre

Le RPM, c’est quoi ? Le « Round Per Minute » correspond au nombre de tours de pédaliers effectués chaque minute. Fait rare pour le souligner, le Canyon Precede:ON vous donne l’opportunité de contrôler votre RPM.

Un module composé de boutons physiques et placé sur la partie gauche du guidon permet d’accéder aux paramètres de réglages du RPM. Par tranche de cinq, le RPM oscille entre 30 et 120. Cet éventail très large cherche donc à s’adapter au maximum d’utilisateurs possibles selon leurs préférences.

Selon le RPM sélectionné, le Precede:ON appliquera un niveau de résistance plus ou moins élevé lorsque vous pédalez. Plus votre RPM est élevé, moins vous souhaitez de résistance. Vous indiquez en effet au système que votre nombre de tours par minute est élevé : pour ce faire, le Canyon lâche du lest et rend le pédalage plus lâche.

À l’inverse, plus votre RPM est faible, plus vous souhaitez de résistance. Cette résistance intervient dès le démarrage et vous accompagne lors de vos accélérations. Comme expliqué ci-dessus, l’idée est donc de trouver un RPM équilibré entre le plat, les côtes et le démarrage, car le niveau de résistance, qui s'adapte forcément à la vitesse utilisée (gérée par la transmission automatique) correspondra toujours au RPM sélectionné.

Transmission automatique Enviolo

Le principe de la transmission Enviolo Automatiq Sport est plus simple à comprendre : au lieu de passer les vitesses manuellement, le système le fait pour vous. En revanche, vous n’exercez aucun contrôle, quel qu’il soit, sur le passage des rapports. C’est-à-dire que l’Enviolo vous ramène forcément à la vitesse 1 lorsque vous êtes à l’arrêt ou à une allure très basse.

Globalement, le système fonctionne parfaitement : le passage des vitesses s’effectue avec fluidité, en silence et s’adapte très bien à votre allure. Sauf que la cadence de votre RPM peut parfois rendre l’expérience frustrante. Et c’est là tout l’enjeu du fameux équilibre qui compose l’équation parfois complexe du vélo.

Mon cas d’usage m’a amené à définir un RPM de 65, que je considère juste par rapport à ma cadence de pédalage. Ce RPM s’est avéré bon sur du plat et des côtes, mais absolument pas adapté à mes départs. En vitesse 1 (puisque le système vous y ramène systématiquement à l’arrêt), ce RPM vous donne l’impression de mouliner dans le vide.

Certes, le moteur Bosch et son couple de 85 Nm apportent puissance et dynamisme (voir ci-dessous), mais cette sensation de moulinage au moment de repartir constitue une gêne. Du moins dans mon cas. Le passage automatique aux rapports supérieurs ramène la situation à la normale, mais il faut pour cela prendre un minimum de vitesse.

En revanche, un cycliste cherchant une forte résistance du début à la fin ne devrait pas rencontrer le même problème. Mais faut-il encore aimer l’effort intense qui vous attend sur des dénivelés.

Pour les utilisateurs à l’aise, modifier votre RPM en cours de route est une possibilité. La vigilance est forcément de mise puisque votre attention baisse, mais au bout de quelques sorties, la manipulation se fait plus naturellement. Avant une côte par exemple, vous pourrez alors augmenter votre RPM pour la gravir plus facilement.

Ce type de système est cependant conçu pour trouver son RPM idéal et ne plus y toucher par la suite. Ajuster le sien à chaque démarrage constituerait donc une pratique contraignante. Acheter ce vélo nécessite donc de s'y intéresser en profondeur et d'ajuster son comportement selon vos envies du moment.

Au quotidien

Pour la ville avant tout, mais pas que

Le Canyon Precede:ON se prête très bien pour les trajets urbains. Vous avez ici affaire à un vélo polyvalent aussi bien adapté pour les courtes, moyennes et longues distances, mais aussi aux chemins de terre si l’envie vous prend d’explorer quelques spots plus ruraux.

La position de conduite semi-sportive vous incite à exploiter tout le potentiel du moteur. Mais le cycle peut aussi faire preuve de mesure selon les différents modes d’assistance (voir plus bas), et s’acclimate finalement bien à beaucoup de styles de conduite.

Une assistance électrique qui décape

C’est clairement l’un des gros points forts du Canyon Precede:ON. Son puissant bloc moteur Bosch Performance Line CX Gen 4 associé à 85 Nm de couple délivrent des performances impressionnantes avec les niveaux d’assistance les plus élevés. Il en existe cinq au total : Turbo, Sport, Tour, Éco et Off (aucune assistance).

En mode Turbo, les pédales deviennent ultra sensibles : le moindre coup apporte une puissance instantanée. Pensez à bien serrer les manettes de freins pour éviter tout démarrage accidentel. Une fois la séquence dite de « moulinage » passée, le Precede:ON grimpe très rapidement à 25 km/h.

Mieux : monter à 28 km/h s’avère très facile malgré l’absence d’assistance une fois le seuil des 25 km/h passé. Le vélo bénéficie d’une roue libre appréciable et d’un comportement dynamique qui vous pousse à aller vite. Ce constat est d’autant plus flatteur au regard de son poids de 23 kilos. Bonne nouvelle : vous ne les sentez pas.

Les écarts de puissance entre les modes sont correctement mesurés : cet atout permet de sélectionner avec précision le type d’assistance que vous souhaitez. J’ai tout de même constaté un gap important entre le mode Turbo et Tour : avec un vent de face violent, le premier m’a facilement propulsé à 26 km/h, contre 22 km/h pour le second.

En environnement urbain avec une circulation dense, le Precede:ON se montre tout à fait à la hauteur pour naviguer et dépasser les usagers plus lents. Attention tout de même à son gabarit imposant, qui ne vous permet pas de vous faufiler aussi facilement qu’un Cowboy par exemple.

Globalement, les modes Turbo et Sport constituent une réponse intéressante aux trajets dynamiques, lorsque les modes Tour et Éco, en plus de vous procurer une meilleure autonomie, s’adaptent davantage aux itinéraires plus « cool » et lorsque vous n’êtes pas pressés.

Un confort dans les choux

Pour un vélo électrique vendu 5000 euros, on s’attend forcément à ce que le confort soit au rendez-vous. Figurez-vous que non. Ce n’est malheureusement pas le cas du Precede:ON qui fait l’impasse sur les suspensions, élément fondamental pour amortir les chocs et adoucir vos multiples trajets. La selle, elle, ne fait pas de magie.

Certes, les roues épaisses amortissent un minimum les aspérités de la route, mais les bosses, trottoirs et pavés malmènent votre cycle au grand dam de votre fessier. C’est dommage, d’autant que le Precede:ON, de par son autonomie, est notamment conçu pour les longues distances.

Après un trajet de 15 kilomètres effectué entre Paris et la proche banlieue parisienne, mon postérieur, croyez-moi, ne l’a pas remercié. Pour les itinéraires plus courts, le manque de confort se fait moins ressentir. En revanche, rien à redire des poignées, très agréables en main.

Des freins parfaits

Les freins à disque hydrauliques du Precede:ON rendent une copie parfaite. Je n’ai tout bonnement aucun reproche à leur faire. Mordants, réactifs et progressifs, ils répondent à toutes les attentes qu’un cycliste peut avoir.

En fait, un véritable sentiment de sécurité règne lorsque vous manœuvrez le Precede:ON. Aller vite ne vous fait pas peur, puisque le système de frein constitue un réel parachute de secours en cas de situation urgente.

Stable au possible

En parlant de sentiment de sécurité, sa bonne stabilité a aussi un rôle central. Bien réparti, le poids du vélo joue ici en sa faveur. Être sur le Precede:ON, c’est avoir l’impression de conduire un engin électrique pas comme les autres.

Quant à la maniabilité, un coup de main est à prendre au regard de son énorme gabarit. Il faut je pense apprendre à l’apprivoiser pour se sentir complètement à l’aise avec le temps. Une fois cette étape franchie, c’est un régal.

Équipements : un bel attirail

La belle liste d’équipements du Precede:ON le taille encore plus la ville : le porte-bagages est directement rattaché à la base arrière et au garde-boue, lui-même fixé au hauban. Le tout respire la robustesse, et peut s’avérer très pratique pour transporter des affaires. Une petite sonnette s’invite sur la partie droite du guidon.

Une béquille vous accompagnera en cas de besoin, alors qu’à l’avant la lumière Supernova Mini 2 Pro impressionne par sa puissance (deux niveaux au choix). Pour sûr, vous êtes vu par les autres cyclistes. Et pour sûr, la chaussée ne manque pas d’être éclairée sur des routes plus sombres que les autres. Vous pouvez régler son inclinaison à la verticale.

Haut de gamme, jusqu’au bout.

Bosch Kiox, un ordinateur de bord simple et complet

Le Precede:ON embarque sur son cockpit l’ordinateur de bord répondant au nom de Bosch Kiox. Parfaitement intégré, ce module amovible est indispensable pour profiter de l’assistance électrique. Mais surtout, il se montre à la fois complet et intéressant pour les férus de données. Un peu à l’image de l’application mobile Bosch eBike Connect.

Naviguer dans l’interface du Bosch Kiox nécessite d’utiliser les boutons physiques situés sur la partie gauche du guidon. L’ensemble des boutons est regroupé dans un module dédié. Ils permettent selon leur utilité de passer d’un mode d’assistance à un autre, d’accéder aux paramètres des RPM en un clic ou de passer d’une interface à une autre. Un bouton « mode Marche » a aussi été installé pour le transporter à pied.

L’interface principale, justement, indique l’heure, le pourcentage de batterie restant et vous donne accès à la configuration du Kiox (Mon VAE, Écrans, Bluetooth, Mon Profil, Configuration système et Information). Il est par exemple possible de réinitialiser son ordinateur de bord, de paramétrer une réinitialisation automatique ou de modifier le contenu des différentes interfaces.

En route, la plus intéressante des interfaces est celle de votre vitesse. Savoir à combien de km/h vous rouler reste somme toute satisfaisant. Le carrousel de fenêtre affiche aussi votre autonomie (selon le mode utilisé) et l’heure, la distance parcourue et le temps de trajet, la puissance et le RPM/BPM (battements par minute), la vitesse moyenne et la vitesse maximale ou encore le nombre de calories brûlées et la distance totale effectuée.

Globalement, le Bosch Kiox séduit par sa simplicité d’utilisation et son côté instinctif. Les boutons physiques de navigation sont par ailleurs parfaitement placés, même pour les petits doigts comme les miens. Naviguer dans Bosch Kiox durant un trajet -- en faisant bien évidemment attention -- ne m’a pas posé de problème tant sa bonne ergonomie facilite la chose.

Une autonomie variable

Autonomie réelle vs autonomie annoncée

Sur la page produit officielle du Precede:ON, Canyon promet une autonomie de 100 kilomètres pouvant varier selon le poids du cycliste, indique un astérisque. D’autres conditions entrent bien évidemment en jeu, comme les conditions climatiques (vent, température), la pression des pneus et le dénivelé.

Chargée à 100 %, l’accumulateur de 500 Wh propose différentes autonomies selon le mode d’assistance sélectionné : 57 km en Turbo, 64 km en Sport, 79 km en Tour et 121 km en Éco. Dans les faits, les chiffres se tiennent. Effectuez un trajet d’environ 7 km e, Turbo, et le Bosch Kiox affichera une autonomie restante de 50 kilomètres.

Ici, Canyon ne semble pas surestimer le rayon d’action de son VAE, qui propose une autonomie plus que décente avec les modes Turbo et Sport. En Tour et surtout en Éco, le Precede:ON fait partie des grands champions de la catégorie. En même temps, à ce prix-là, on n’en attendait pas moins.

Du côté de la recharge, il faut faire preuve de patience : il m’a fallu 3h30 pour grimper de 10 à 75 %. Comptez au moins 4h30 pour chatouiller les 100 %, selon mes estimations. Une session durant la nuit ou une matinée en télétravail fait largement l’affaire. De toute manière, la belle autonomie du vélo ne vous contraint pas à le recharger tous les jours.

Toujours pratique, l’amovibilité de la batterie permet de la recharger à peu près n’importe où, à condition d’avoir une prise à proximité.

À qui s’adresse le Precede:ON

Forcément, aux utilisateurs fortunés. À 5000 euros, le Precede:ON ne s’adresse pas à toutes les bourses et cible une tranche d’utilisateurs plus limitée. Gros gabarit oblige, ce Canyon emcombrant n’a pas sa place dans un appartement. Même un grand. Il se rangera plus naturellement dans un jardin ou un garage, généralement synonyme de maison.

Si votre immeuble possède un local à vélos très sécurisé, cela peut constituer une alternative intéressante. Et à moins que vous souhaitiez muscler vos jambes, bras et épaules, je vous déconseille de prendre les escaliers avec. Dans un ascenseur de taille modeste, le Precede:ON tient tout juste en le faisant basculer vers l’avant. L’épaisseur de son guidon n’est d’ailleurs pas pratique, puisque difficile à saisir pour effectuer la manœuvre.

Au niveau des usages, le Precede:ON convient aux citadins parcourant de courtes, moyennes et longues distances, encore plus avec les conditions susmentionnées réunies, mais sans être trop regardant sur le confort. Partir en balade sur quelques sentiers battus est également tout à fait envisageable.

Prix et disponibilité du Canyon Precede:ON

Le Canyon Precede:ON est uniquement disponible via le site internet du constructeur. Aucune enseigne française ne l’expose pour le faire tester au préalable : soyez donc sûr de votre choix, car à 4999 euros, le vélo représente un réel investissement.

En cas de pépins techniques, Canyon vous invite à vous rapprocher d’un magasin ou technicien référencé Bike Repair. Il en existe partout en France. Pour en trouver un, rendez-vous à cette adresse.

Pour alléger la note, de nombreuses aides à l’achat sont disponibles en France. N’hésitez pas à consulter notre dossier dédié, qui référence toutes les primes par région, département et ville.