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Contre Sonos, Google aurait voulu jouer au plus malin et risque de le regretter

La bataille entre Google et Sonos continue de faire rage plusieurs mois après que la justice américaine se soit prononcée en faveur du fabricant d'enceintes connectées. Google avait alors été reconnu coupable d'avoir utilisé à tort cinq brevets majeurs appartenant à Sonos, dont la firme avait pris connaissance à l'occasion d'un partenariat conclu entre les deux groupes en 2013. Suite à cette décision de justice, rendue en janvier dernier, Google avait été contraint d'abandonner purement et simplement certaines fonctionnalités (notamment en lien avec le multiroom) sur ses propres enceintes connectées.

Cette décision prévoyait aussi une interdiction d'importation, sur le territoire américain, de certains produits importants pour Google, dont les Nest, les Pixel et ou encore les Chromecast. C'est sur ce point que Sonos revient à la charge, car Google n'a visiblement pas respecté cette interdiction ordonnée par l'International Trade Commission (ITC)... et en l'occurrence, les douanes américaines s'en sont rendu compte.

Sonos dénonce, Google se défend

« Aujourd'hui, le service des douanes américain a déclaré publiquement que Google avait violé l'interdiction d'importation imposée par l'International Trade Commission après avoir constaté qu'un grand nombre de ses produits enfreignaient cinq brevets fondamentaux de Sonos dans le domaine de l'audio domestique », a dénoncé Eddie Lazarus, chez du service juridique de Sonos, cité par Thurrott.

« Le service des douanes américain a confirmé que Google faisait fi de l'interdiction d'importation et continuait à importer des produits en violation de cette interdiction. Cette découverte constitue un nouvel exemple que Google continue d'abuser de notre propriété intellectuelle et d'agir au mépris total de la loi », poursuit-il.

« Pour éviter de nouvelles interdictions d'importation, Google doit dégrader davantage l'expérience offerte à ses clients, ou conclure un accord de licence équitable avec Sonos », explique pour sa part un autre porte-parole de Sonos contacté par Thurrott. De son côté, Google se défend en assurant que ses produits audio ne sont pas assujettis à l'interdiction d'import. De manière assez hardie, la firme déplore également que Sonos lui force la main pour brider certaines fonctionnalités de ses produits en passant par les voies juridiques.

« Le service des douanes américain a confirmé que les appareils audio de Google ne sont pas soumis à une interdiction d'importation. (...) Au fil des ans, nous avons travaillé dur pour faire en sorte que nos clients aient une expérience positive et nous sommes déçus que Sonos continue d'utiliser le système juridique de manière à créer délibérément des problèmes pour ces utilisateurs », explique Google.

Une chose est claire, le bras de fer entre les deux groupes n'a pas fini de nuire aux utilisateurs des produits Google concernés.