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Huawei veut battre Samsung en sortant le premier smartphone avec un écran pliable

Huawei veut renforcer son statut de constructeur innovant en étant le premier à commercialiser un smartphone avec un écran qui se plie. Il espère donc voler la primeur à Samsung qui semble pourtant chaque année sur le point de sortir son propre smartphone pliable.

À en croire les rumeurs, il est certain que l'année prochaine sera l'année qui verra la commercialisation du premier smartphone pliable. Les lecteurs qui nous suivent depuis quelques années connaissent la rengaine : des rumeurs affirment que Samsung prévoit de commercialiser très bientôt un smartphone dont la principale caractéristique serait l'écran pliable.

Mais cette année, les choses semblent changer. Selon un rapport du très sérieux quotidien japonais Nikkei, Huawei s'est mis en tête de sortir son propre smartphone à écran pliable. L'ambition du Chinois est de damer le pion au géant coréen en étant le premier à commercialiser cette nouveauté technologique.

Innover, oui, mais pour quoi faire ?

Comme le rappelle The Verge, Huawei n'en est pas à son coup d'essai. Le constructeur a maintenant pris l'habitude de sortir un appareil avec une caractéristique pressentie sur d'autres appareils. Quand en 2014 une rumeur faisait état d'un iPhone pourvu d'un écran en saphir, Huawei commercialise une petite fournée d'Ascend P7 Sapphire, qui a eu le titre de premier smartphone avec un écran en verre de saphir.

En 2015, quand il était évoqué que le Force Touch de l'Apple Watch puisse faire son arrivée sur l'iPhone, Huawei a sorti le premier smartphone avec un écran à détection de pression, le Huawei Mate S. Il est donc très envisageable de voir arriver un smartphone avec un écran flexible, probablement sur une variante d'un autre smartphone annoncé du même coup.

Dans les exemples cités ci-dessus, on ne peut s'empêcher de remarquer que Huawei est seulement intéressé par le titre de "Premier à lancer telle technologie", sans essayer de pousser la technologie plus loin ou d'être l'ambassadeur de son adoption auprès du grand public. Le P7 Sapphire n'a pas connu de successeur, de même que la Mate S, qui avait une intégration logicielle de la technologie Force Touch assez succincte (on peut zoomer sur une partie de la photo en appuyant plus ou moins fort par exemple).

Ainsi, il est possible que Huawei s'empresse de sortir un téléphone sans vraiment penser l'expérience autour de l'écran flexible. C'est le meilleur moyen pour désintéresser le consommateur et tuer une technologie qui semble prometteuse. Surtout si ledit produit est aussi cher que ce qui est pressenti chez Samsung. Huawei peut cependant très bien proposer un prix bien inférieur aux 1500 euros estimés, pour se démarquer.

Qui est le fournisseur ?

Pour les plus curieux, le rapport de Nikkei ne s'arrête pas là. Non seulement il fait mention d'une sortie en début d'année prochaine, mais il évoque aussi le fournisseur potentiel. Si les initiales BOE ne vous disent rien, elles pourraient revenir dans les prochains mois. Beijing Oriental Electronics est un fabricant d'écrans qui a réussi notamment à devenir fournisseur d'écran IPS auprès d'Apple, mais aussi à présenter un prototype d'écran OLED pliable, 8K, qui aurait sa place sur une tablette par exemple.

Nul doute que BOE cherche aussi à se faire un nom, entre l'hégémonie de Samsung Display en Corée du Sud et de JDI au Japon.

On espère que Samsung ne sera pas décontenancé avec une telle rumeur et qu'il continue de travailler à son rythme pour proposer une expérience différenciatrice avec son écran pliable. Pour Huawei, on leur souhaite de prendre l'innovation plus au sérieux et de sortir un produit qui vaille le coup.