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5G : le Royaume-Uni fait finalement volte-face sur le cas de Huawei

D'ici 2023, l'implication de Huawei dans le réseau 5G britannique sera nulle. C'est en tout cas ce que prévoit la nouvelle feuille de route de Boris Johnson en matière de développement 5G. Aujourd'hui contraint à ce changement de cap par une forte opposition au sein de sa propre majorité (Parti conservateur), le Premier ministre britannique s'était pourtant illustré en janvier par des mesures conciliantes face à l'équipementier asiatique. Elles prévoyaient notamment de recourir à Huawei pour équiper les parties les moins sensibles du réseau au Royaume-Uni.

Cette nouvelle approche, nettement plus ferme à l'égard du géant chinois et indirectement vis-à-vis de Pékin, devrait satisfaire Washington, qui réclame depuis des mois l'éviction de Huawei des réseaux 5G du vieux continent.

Boris Johnson s'adapte plutôt que de risquer la défaite...

Cette volte-face de Boris Johnson intervient dans un contexte de fortes tensions entre la Chine et les pays occidentaux, alors que Pékin est accusé d'avoir dissimulé au moins en partie l'ampleur de l'épidémie de COVID-19 à ses premières heures. Elle résulte par ailleurs d'une défiance ouvertement affichée par une large part de la majorité conservatrice au sein du parlement britannique. Sur les 80 parlementaires regroupés derrière Boris Johnson et le Parti conservateur, près d'une cinquantaine aurait, selon The Guardian, été prête à voter contre le plan initial du Premier ministre anglais, qui limitait à 35% l'implication de Huawei dans le réseau 5G outre-Manche.

Si l'éviction annoncée de Huawei d'ici 2023 risque fort d'entacher les relations diplomatiques entre Londres et Pékin, elle réjouit les chefs de file de la majorité opposés à l'accord initial. « C'est une très bonne nouvelle. J'espère, et je crois, que ce sera le début d'une révision complète et approfondie de notre dangereuse dépendance vis-à-vis de la Chine », a ainsi indiqué Sir Iain Duncan Smith, ancien secrétaire d'État au Travail et aux Retraites de David Cameron, l'un des principaux « renégats » au sein de la majorité. Contacté par The Guardian, Downing Street n'a pas souhaité donner de commentaires au nom du Premier ministre.