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Test du Huawei FreeBuds Studio : un premier casque Bluetooth plutôt encourageant

Cela fait désormais plusieurs années que Huawei propose des écouteurs sans fil, puis true wireless. Néanmoins, le constructeur chinois n’était pas encore passé à l’étape supérieure des casques audio. C’est désormais le cas avec son tout premier modèle, le Huawei FreeBuds Studio, un casque Bluetooth à réduction de bruit active. De quoi convaincre face aux cadors du secteur que sont les Sony WH-1000XM4 et Bose Headphones 700 ? C’est ce qu’on va voir dans ce test complet.

Fiche technique du Huawei FreeBuds Studio

Ce test a été réalisé avec un modèle qui nous a été prêté par la marque.

Un casque confortable aux finitions soignées

En matière de casque audio, difficile de réinventer la roue, notamment concernant le design. Pour son tout premier modèle, Huawei ne fait donc pas de miracle et propose un design assez proche des cadors du genre, qu’il s’agisse des modèles de Sony ou de Bose. On va donc retrouver un format circum-aural, dont les coussinets viennent englober l’oreille. Le principal avantage de ce type de format vient de son isolation passive, a fortiori pour un casque à réduction de bruit active, puisque les sons sont déjà filtrés en amont de l’annulation électronique.

Du côté de l’arceau, Huawei propose un casque plutôt confortable et bien rembourré qui peut être utilisé plutôt confortablement pendant une journée complète malgré un poids de 260 grammes. Il faut dire que le casque est relativement serré au niveau des oreilles, ce qui permet de répartir équitablement la pression entre le haut du crâne et les côtés.

L’arceau est également réglable en hauteur selon la taille de votre crâne et les oreillettes peuvent pivoter sur environ 270 degrés. De quoi permettre une bonne adaptation à votre morphologie. Dommage cependant que le casque ne puisse pas être plié pour être rangé comme c’est le cas du Bose QuietComfort 35 II. Pour le rangement, il faudra se contenter d’étui rigide proposé par Huawei, plutôt encombrant.

Concernant les différents contrôles, Huawei a fait le pari de proposer un mélange entre interactions tactiles et boutons physiques. On va ainsi profiter d’une touche pour régler la réduction de bruit au niveau de l’écouteur gauche et de touches pour allumer le casque ou lancer l’appairage sur l’écouteur droit. C’est également au niveau de l’écouteur droit que se trouve la prise USB-C utilisée pour la recharge. Malheureusement, Huawei n’a intégré aucune prise jack 3,5 mm à son casque. Le Huawei FreeBuds Studio n’est pas du tout pensé pour être utilisé en mode filaire, même lorsque vous tombez à court de batterie. Dommage, cette fonction est pourtant bien pratique pour dépanner si on a oublié de charger le casque plusieurs jours d’affilée.

Pour le tactile, c’est tout l’écouteur droit qui va servir de surface tactile. Comme on le verra plus tard, c’est à l’aide de celui-ci que l’on va pouvoir contrôler sa musique et le volume sonore.

En termes de finitions, j’ai pu tester le modèle doré du Huawei FreeBuds Studio -- qui existe également en noir -- et, dans l’ensemble, on peut dire que le casque est plutôt soigné avec ses coques en plastique effet métal et ses coussinets façon cuir. Comme souvent en revanche, le format circum-aural est particulièrement adapté lorsqu’il fait frais, mais pourra s’avérer plus inconfortable en cas de chaleur, notamment si vous êtes sujet à une forte sudation.

Du Bluetooth multipoint plutôt pratique

Pour appairer le Huawei FreeBuds Studio à son smartphone, deux solutions s’offrent à vous. Si vous avez un smartphone Huawei ou Honor équipé au moins de la version 10.1 d’EMUI, le casque apparaîtra directement à l’écran de votre smartphone lorsque vous l’allumerez la première fois. Pour les autres smartphones Android, il suffit d’appuyer quelques secondes sur le bouton d’appairage Bluetooth juste au-dessus, puis d’aller rechercher le casque dans les paramètres Bluetooth de votre smartphone. Notez qu’aucune puce NFC n’est intégrée pour un appairage simplifié.

Concernant les contrôles, comme on l’a vu plus tôt, c’est l’oreille droite qui va servir d’interface tactile. Et pour le coup, les contrôles sont assez complets. Ainsi, un double appui va mettre la musique en pause ou la relancer, un glissement vers l’avant va passer à la piste suivante, un glissement vers l’arrière va permettre de revenir à la piste précédente et les glissements vers le haut ou le bas vont modifier le volume sonore. Enfin, un appui long sur l’écouteur va lancer automatiquement votre assistant vocal.

Autant dire qu’on a là des contrôles très complets. Le seul petit reproche que l’on pourrait leur faire est d’être limités à l’écouteur droit, et de ne pas être disponibles sur l’écouteur droit, mais c’est aussi le cas du Sony WH-1000XM4 après tout. Concernant les boutons présents sur le casque, ils sont plutôt faciles d’accès et, même si les touches de mise en veille et d’appairage sont collées l’une à l’autre, il reste plutôt aisé de les reconnaître au toucher.

Comme on l’a vu, le Huawei FreeBuds Studio ne peut pas fonctionner en filaire. Il s’agit d’un casque exclusivement conçu pour une utilisation en Bluetooth. Il ne peut malheureusement pas non plus être utilisé lorsqu’il est en charge, puisque le casque se met automatiquement en veille dans ce type de situation. En revanche, on ne peut pas dire que la connexion Bluetooth soit bâclée pour autant.

Huawei a en effet intégré une puce Bluetooth 5.2 à son casque sans-fil, afin d’assurer une bonne connexion. Dans les faits, même en marchant avec mon smartphone dans la poche, je n’ai quasiment pas eu de perte de connexion. Les seuls soubresauts vécus étaient dus à ma main qui venait recouvrir mon smartphone dans la poche.

Toujours concernant la connectivité Bluetooth, Huawei a rendu son FreeBuds Studio compatible avec le Bluetooth multipoint. Concrètement, cela signifie que le casque peut être simultanément connecté à deux appareils, par exemple un smartphone et un ordinateur. Pratique pour pouvoir à la fois écouter de la musique sur son ordinateur ou suivre des conférences en direct sur YouTube et répondre à un appel téléphonique sans avoir à retirer le casque.

En revanche, contrairement à de nombreux casques utilisant le même système, ce n’est pas la source audio la plus récente qui va prendre automatiquement le pas. Si vous lancez de la musique sur votre ordinateur, il vous faudra la mettre en pause avant de lancer un autre morceau sur votre smartphone. Sans ça, la musique du smartphone sera lue sur les haut-parleurs. Dommage, ce type de fonctionnement vient ajouter une étape, même si certains la préféreront puisqu’ils pourront plus facilement garder la main.

Concernant la latence audio, le FreeBuds Studio n’échappe pas à ce problème, inhérent aux casques et écouteurs Bluetooth. Dans les jeux vidéo sur PC comme sur smartphone, vous verrez vos adversaires avant de les entendre et c’est une raison de plus de regretter l’absence de connexion filaire. Néanmoins, les applications vidéo comme YouTube, Twitch ou Netflix, tout comme leurs versions Web, prennent généralement ce décalage en compte pour synchroniser correctement la piste vidéo. Par ailleurs, Huawei assure que le FreeBuds Studio propose une latence réduite pour les smartphones Huawei sous EMUI 10.1. Néanmoins, même avec un Huawei P30, je n’ai pas senti de différence fondamentale en termes de latence.

Pour contrôler davantage le casque, Huawei propose son application AI Life. Attention cependant, comme pour les FreeBuds Pro, il vous faudra installer l’AppGallery du constructeur, la version d’AI Life présente sur le Play Store ne prenant pas en charge le casque du constructeur. Une fois l’application installée, elle vous permettra de gérer plusieurs options comme la mise en pause automatique du casque lorsque vous le retirez, la mise à jour logicielle, le niveau de réduction de bruit ou de transparence ou les raccourcis.

Impossible cependant de modifier les contrôles tactiles à l’exception d’un seul : le maintien prolongé du doigt. Outre l’assistant vocal -- configuré par défaut -- vous pouvez utiliser cette interaction pour ajouter un morceau à vos favoris sur l’application Huawei Musique.

Un réduction de bruit active très moyenne

Le Huawei FreeBuds Studio est non seulement le premier casque Bluetooth du constructeur, mais également le premier casque à réduction de bruit. Huawei nous a déjà proposé par le passé des écouteurs à réduction de bruit, comme les FreeBuds 3, FreeBuds 3i ou les FreeBuds Pro, mais jamais de véritable casque à arceau. Pour ce faire, le constructeur chinois y a intégré huit microphones, afin d'analyser de la manière la plus précise possible les différents sons autour de vous.

Il existe deux manières de gérer la réduction de bruit sur le FreeBuds Studio : depuis le casque ou au sein de l’application AI Life. Sur le casque, comme on l’a vu, c’est le bouton au niveau de l’oreille gauche qui va permettre de choisir le mode activé. Trois modes sont proposés : réduction du bruit, aucun ou perception. De quoi vous aider à passer facilement d’un mode à l’autre sans avoir à sortir votre smartphone.

Ces trois modes peuvent également être retrouvés au sein de l’application, mais avec davantage de précision. Le mode passif reste le même, mais le mode perception -- qui utilise les microphones pour retranscrire les bruits autour de vous et réduire l’isolation passive -- propose une option « amélioration de la voix ». Cette fonction, plutôt pratique, va se concentrer uniquement sur la retranscription des voix autour de vous. Pratique par exemple si vous voulez converser avec quelqu’un sans être gêné par les bruits de circulation, ou pour entendre les annonces vocales dans une gare.

Il en va de même pour l’option « réduction de bruit », qui peut être réglée avec quatre paramètres possibles en fonction de votre environnement sonore, du plus calme au plus bruyant : cosy, général et ultra. La dernière option, « dynamique », permet au casque de s’adapter automatiquement aux bruits autour de vous pour proposer la réduction de bruit la plus appropriée à votre environnement. Dans l’ensemble, le mode dynamique est plutôt efficace et propose des transitions fluides d’un environnement à l’autre. Le mode ultra aura par ailleurs tendance à générer un bruit blanc particulièrement désagréable si vous le gardez activé en permanence.

Si la réduction de bruit du FreeBuds Studio s’avère efficace pour les environnements avec de forts ronflements, comme le bruit de la circulation, il est loin d’arriver au niveau de celui des casques de Bose ou de Sony. Les voix notamment restent particulièrement audibles, avec très peu de différence par rapport à la seule isolation passive. Ce sont surtout les bruits les plus constants et les plus graves qui vont être annulés. Ça peut être le cas d’un ventilateur par exemple, mais nettement moins des touches sur un clavier numérique ou des voix humaines.

Un son équilibré, mais qui manque de détails

Au sein du casque, ce sont des transducteurs de 40 mm qui ont été intégrés par Huawei dans chaque écouteur. Selon le constructeur, le FreeBuds Studio est ainsi capable d’émettre des fréquences comprises entre 4 et 48 000 Hz.

Pour les codecs Bluetooth -- puisque rappelons-le, le FreeBuds Studio ne peut être utilisé en filaire -- Huawei a intégré deux codecs classiques, le AAC et le SBC. L’aptX, l’aptX HD ou le LDAC manquent ainsi à l’appel. Néanmoins, la firme chinoise a également rendu son casque compatible avec le codec L2HC. Il s’agit d’un codec permettant sur le papier de monter à un bitrate de 960 kbps, mais qu’il est cependant rare de trouver sur smartphone. Il faudra donc nécessairement utiliser un smartphone Huawei sous EMUI 11, comme le Huawei Mate 40 Pro ou le Huawei P40, pour en profiter.

Dans mon cas, j’ai testé la qualité sonore du Huawei FreeBuds Studio avec un Oppo Find X2 Pro, en utilisant des morceaux sur Spotify, en « qualité très élevée », équivalent à du 320 kbps.

La chose à retenir principalement sur le FreeBuds Studio, c’est son équilibre. On a là un casque qui parvient aussi bien à mettre en avant les aigus que les médiums et les graves, sans qu’aucun type de fréquence ne vienne vraiment gêner les autres. C’est notamment le cas dans les morceaux pop, électro ou hip-hop. Sur Bad Guy de Billie Eilish, le casque s’en sort très bien avec une bonne présence des basses sans en faire trop, et sans venir couvrir la voix qui reste bien en avant. Il en va de même sur Berzerk d’Eminem ou sur Phantom Pt. II de Justice.

Néanmoins, si le casque est plutôt équilibré, il est loin d’être sans défaut. On notera d’abord des aigus qui ont une grosse tendance à la sibilance avec des sons « s » qui semblent prolonger. C’est particulièrement notable dans Thriller de Michael Jackson ou sur Come Away With Me de Norah Jones. Sur ce titre, c’est un autre souci que rencontre le FreeBuds Studio : une voix qui sature très rapidement, même à 75 % du volume.

Sur la cinquième symphonie de Beethoven, le casque propose une plage dynamique assez moyenne et une définition qui manque de netteté pour percevoir les instruments. En revanche, s’il y a bien un point sur lequel le FreeBuds Studio s’en sort haut la main, c’est pour la largeur de la scène sonore. Le casque propose une excellente spatialisation, donnant parfois même l’impression que les sons viennent d’en haut ou d’en bas, notamment sur Space Oddity de David Bowie.

Notons que si la signature sonore du FreeBuds Studio, plutôt neutre, ne sied pas à vos goûts, et bien tant pis. L’application AI Life ne propose en effet pas d’égaliseur intégré. Il vous faudra donc vous tourner vers celui de votre smartphone ou de votre application musicale, si elle en est équipée.

Concernant les appels vocaux, le FreeBuds Studio propose une réduction de bruit efficace pour votre interlocuteur. Votre voix sera particulièrement bien restituée et nettement audible. Les sons ambiants resteront présents la plupart du temps, mais largement en arrière-plan par rapport à votre voix. Par ailleurs, si vous ne parlez pas, le casque va automatiquement bloquer les microphones pour ne pas gêner la personne à l’autre bout du fil. Il faut dire que ce sont six microphones qui sont utilisés par le casque pour capter au mieux votre voix.

Une autonomie excellente

Du côté de la batterie, Huawei a intégré un accumulateur de 410 mAh dans son FreeBuds Studio. De quoi le faire tenir pendant 24 heures selon le constructeur, et pendant 20 heures avec réduction de bruit active.

Dans les faits, c’est bien plus que propose le Huawei FreeBuds Studio. En le lançant avec un volume à 75 % et la réduction de bruit activée avec le paramètre « ultra », il aura fallu 46 heures pour que le casque de Huawei tombe à court de batterie. Le casque a passé quasiment deux jours complets à jouer de la musique sans s’essouffler. Après 24 heures, il lui restait encore 55 % de batterie. C’est une excellente autonomie, probablement parmi les toutes meilleures du marché pour un casque Bluetooth à réduction de bruit.

Pour la recharge, le FreeBuds Studio n’est compatible qu’avec la charge par prise USB-C. Si un câble USB-C vers USB-A est fourni, il faudra cependant le connecter à un ordinateur ou à un bloc secteur, aucun adaptateur n’étant intégré. Et là aussi, Huawei joue les modestes. Selon le constructeur, le FreeBuds Studio passe de 0 à 100 % de batterie en 70 minutes. Dans mon cas, avec un chargeur de 22,5 W, il ne m’aura fallu que 52 minutes pour une charge complète. Le casque est par ailleurs passé de 0 à 81 % de batterie en seulement 30 minutes.

Prix et disponibilité du Huawei FreeBuds Studio

Le casque Huawei FreeBuds Studio est disponible depuis le 12 novembre 2020. Initialement lancé à 329 euros, il peut être trouvé au prix de 249 euros. Deux coloris sont proposés : doré ou noir.

À ce tarif, le Huawei FreeBuds Studio fait face à d'autres casques à réduction de bruit active comme le Bose Headphones 700, le Sony WH-1000XM3 ou le Bose QuietComfort 35 II.