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Intel Arc 3, 5 et 7 : tous les détails sur les concurrents des GeForce et Radeon

Depuis plusieurs mois, Intel prépare son arrivée sur le marché des cartes graphiques à destination des créateurs et des joueurs. Après les annonces, voici venue l'heure du lancement.

Ceci n'est pas un IGP basse performance

Commençons par rappeler un élément vraiment important : Intel se lance dans les puces graphiques dédiées. On ne parle pas ici des puces Intel HD ou Iris que l'on a pu connaitre intégrée aux processeurs, qui étaient le plus souvent peu performantes et sans doute décevantes pour les joueurs.

Là on parle de concurrents pour les GeForce de Nvidia et les Radeon d'AMD, des puces dédiées qui seront séparées du processeur du PC. En grossissant encore le trait, on peut imaginer un PC portable équipé d'un processeur AMD Ryzen et d'une puce graphique Intel Arc par exemple, autant que l'on peut trouver aujourd'hui des PC portables Intel avec puce graphique AMD Radeon.

Évidemment, d'après Intel, le meilleur scénario possible sera un PC portable équipé à la fois d'un processeur Intel Core et d'une puce graphique Intel Arc. Avec un contrôle total du matériel, la firme aura alors le niveau de maitrise nécessaire pour proposer les meilleures optimisations.

Intel Arc 3, Intel Arc 5 et Intel Arc 7

Intel lance aujourd'hui sa première génération de produits Intel Arc. À l'image des processeurs Intel Core, les puces graphiques Intel Arc se divisent en trois segments : Intel Arc 3 pour l'entrée de gamme, Intel Arc 5 et 7 pour les gammes plus performantes.

On parle de lancement, mais en réalité seuls les Intel Arc 3 sont officiellement disponibles dès aujourd'hui. Les Intel Arc 5 et 7 attendront « le début de l'été 2022 ». La firme devrait aussi lancer ses premières cartes graphiques pour PC de bureau dans les mois à venir. Pour le moment, le constructeur se réserve au marché des PC portables.

Ray tracing, AV1 et IA de la partie

Pour construire une puce graphique, Intel se base sur ses Xe-Core, la brique graphique que l'on trouve déjà dans ses IGP. À cela, la firme ajoute une unité dédiée au ray tracing, et un bloc logique supplémentaire pour la géométrie. Tout cela forme un render slice, nommé Intel Xe HPG.

Intel peut ensuite assembler ses Xe HPG pour créer des puces graphiques de plus en plus complexes et performantes. L'élément vraiment intéressant de l'architecture présentée par Intel est l'intégration des instructions DP4a et XMX pour l'IA. Avec ces dernières, Intel promet 256 opérations par cycle. Pour les joueurs, cela pourrait être très intéressant pour l'utilisation de Intel XeSS, le concurrent de Nvidia DLSS qui va utiliser l'IA pour améliorer la qualité de l'image à partir d'une image basse définition, maximisant les performances.

L'autre point fort mis en avant par Intel, c'est le Xe media engine, qui s'occupe du décoder ou encoder la vidéo. Ici Intel va s'adresser directement aux streameurs et créateurs de contenu en offrant pas moins que du décodage 8K à 60 images par seconde avec HDR sur 12 bits. Côté encodage, c'est presque aussi impressionnant : 8K avec HDR sur 10 bits. Les formats supportés sont le VP9, l'AVC, le HEVC et l'AV1.

La gamme Intel Arc

Voici la gamme présentée en détail par Intel aujourd'hui. On retrouve pour le moment cinq références que les fabricants de PC pourront utiliser comme circuit graphique dédié.

Le plus intéressant se trouve peut-être à l'avant-dernière ligne, sur l'enveloppe énergétique nécessaire pour les différentes puces. Elle permet de constater qu'Intel compte bien aller chasser Nvidia et AMD même sur les PC les plus volumineux. Avec un TDP de 120 à 150W, la meilleure Intel Arc 7 entrera en effet en concurrence avec les GeForce RTX 3070 Ti que l'on peut trouver dans certains PC.

La synergie Intel

Au-delà d'une concurrence supplémentaire avec AMD et Nvidia, l'enjeu pour Intel est de maitriser une pièce de plus du puzzle qui permet d'assembler un PC. En étant à la fois en contrôle du processeur et de la puce graphique, Intel peut proposer un degré plus élevé d'optimisation, à la manière des PC couplant AMD Ryzen et Radeon.

Intel met en avant plusieurs techniques dans ce que la firme nomme Intel Deep Link, la synergie entre processeur Intel Core et puce graphique Intel Arc.

Deep Link intègre par exemple Intel Dynamic Power Share, qui permet d'optimiser la répartition de l'envelopper thermique entre CPU et GPU. Si vous êtes sur une tache avant tout gourmande en GPU, le PC pourra concentrer la puissance énergétique et le refroidissement sur la puce graphique au détriment du processeur. C'est le même principe que DynamicBoost chez Nvidia ou SmartShift chez AMD.

On peut mentionner Hyper Encode, qui permet de cumuler les moteurs d'encodage d'Intel sur la partie processeur et la partie graphique, ou Hyper Compute qui permet de diviser une tâche en IA entre le CPU Intel Core, la puce graphique intégrée Intel Iris et la puce graphique dédiée Intel Arc.

D'après Intel, selon les applications, ces trois optimisations doivent permettre d'améliorer les performances de 24 à 60 %. Reste désormais à tester tout cela, et surveiller le suivi des pilotes que proposera Intel à chaque sortie de jeux.