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Test des JBL Tour Pro+ : le son JBL est de retour

La cadence de mise sur le marché des produits audio JBL est frénétique. À peine, les écouteurs JBL Live Pro+ TWS commercialisés, voici qu'arrivent les JBL Tour Pro+ TWS. « Live », « Tour »… la sémantique est encore et toujours celle des concerts, du "gros son", dont le fabricant américain a le secret. Mais ces écouteurs premiums sont-ils vraiment si musicaux, ont-ils des atouts pour se distinguer de la concurrence ? Nous avons vérifié…

Fiche technique des JBL Tour Pro+ TWS

Ce test a été réalisé avec des écouteurs fournis par JBL.

Ils prennent parfois la tangente

Les écouteurs JBL Tour Pro+ TWS sont livrés avec un boîtier de rangement compatible avec la charge sans fil Qi, plusieurs paires d’embouts de rechange et un câble de charge USB-C. Les écouteurs ont une forme assez conventionnelle : ce sont des cylindres aplatis aux chants arrondis, prolongés par une courte canule coiffée par un embout en silicone. Leur finition est réalisée en plastique, avec une couronne anti-déparante pour faciliter la préhension et le positionnement dans l’oreille. Chaque écouteur dispose d’une zone de contrôle tactile et d’une LED de statut.

Le boîtier de rangement et de charge est plutôt déroutant. Il s’ouvre par le haut, mais ne peut être posé que sur le dos, ce qui empêche l’ouverture de son couvercle. Aussi, pour extraire les écouteurs, il faut saisir et maintenir le boîtier. Cependant, l’ouverture à une main est possible, ce qui est un bon point. La qualité perçue est excellente : écouteurs comme boîtier sont assemblés avec précision et agréables au toucher.

Les JBL Tour Pro+ TWS sont particulièrement tributaires du canal auditif pour tenir en place, même si leur coque prend un peu appui dans le pavillon de l’oreille pour les arrimer. Une fois le geste d’installation assimilé, les écouteurs tiennent bien lorsqu'on marche paisiblement, mais ont tendance à glisser un peu lorsqu’on se déplace brusquement. Pas question donc de faire du sport avec eux, même s'ils sont certifiés IPX4 (résistance aux éclaboussures, à la pluie ou à la transpiration). Chaque écouteur pèse 7,5 g, ce qui n’est pas gênant même lors de longues sessions d’écoutes.

Compatibilité Google Fast Pair et stabilité de connexion

L’appairage des écouteurs avec les smartphones Android est facilité par la prise en charge du protocole Google Fast Pair. Le casque signale sa présence au smartphone à proximité, qui affiche alors une notification pour inviter l’utilisateur à l’appairer. Si vous possédez un second smartphone, connecté au même compte Google que le premier, celui-ci proposera de s’associer également avec les écouteurs JBL Tour Pro+ TWS. Lors de nos tests, la connexion s’est montrée stable, autant avec un Huawei P30 Pro qu’avec un Macbook Air, même en nous éloignant de dix mètres et au travers d’un plancher bois et de cloisons en briquettes.

À l’usage, la zone tactile de chaque écouteur est plutôt pratique, même si on a tendance au moment de l'installation à transmettre des commandes involontairement. Inévitablement, nous avons invoqué l’assistant Google ou bien basculé du mode de réduction de bruit à l’ambiant. Quant aux contrôles possibles, ils sont paramétrables dans l’app JBL Headphones. Chaque zone peut être activée avec un, deux ou trois contacts successifs, pour ajuster le volume, changer de piste, solliciter l’assistant vocal ou bien activer l’ANC ou le mode ambiant. En outre, les écouteurs JBL Tour Pro+ sont équipés d’un détecteur optique qui interrompt la lecture musicale lorsqu’un écouteur est retiré de l’oreille. L’utilisation d’un seul écouteur à la fois est permise, mais on perd alors le bénéfice de la réduction de bruit active. Toutefois, le mode ambiant fonctionne avec un seul écouteur.

L’app JBL Headphones, commune aux autres écouteurs et casques du fabricant, donne accès à différents réglages, notamment celui de la latence Bluetooth qui peut être abaissée pendant les jeux vidéos, afin de réduire la désynchronisation audio-vidéo. Enfin, son égaliseur à 10 points de contrôle mobiles, de 32 Hz à 16 kHz, donne des résultats probants.

Réduction de bruit faiblarde

La réduction de bruit est une petite déception. Outre qu’il n’existe qu’un seul mode, celui-ci se concentre exclusivement sur les basses fréquences environnantes et ne réduit qu’assez peu leur impact. Sans doute est-ce lié à l’emploi de transducteurs de petite taille, moins capables que des modèles plus grands de générer de puissantes basses fréquences en inversion de phase acoustique. Bref, comme l’isolation passive est moyenne, tout un tas de bruits clairs perturbe l’écoute à faible volume. Pour autant, cette ANC n’est pas inutile et apporte un certain confort.

Le mode ambiant, quant à lui, permet de mixer les sons alentour à la musique jouée et l’option TalkThru met la musique en pause le temps d’une conversation. Dans les deux cas, cela fonctionne très bien et le passage d'un mode à l'autre est confirmé par une annonce vocale.

Un son puissant et entraînant

JBL a intégré de petits transducteurs de 6,8 mm de diamètre, probablement pour offrir un meilleur régime transitoire dans les registres médium et aigu : ils se montrent d'ailleurs plutôt expressifs et dynamiques. L’amplification embarquée ne génère aucun bruit de fond et est capable de produire un niveau sonore très élevé. Enfin, les codecs SBC et AAC sont supportés. Pour nos tests, nous avons écouté des fichiers ALAC depuis un iPod touch, nos playlists Spotify, quelques extraits de concerts depuis un serveur Plex et visionné différents contenus sur Netflix.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les écouteurs JBL Pro Tour+ TWS ne sont pas consensuels. La restitution est énergique, enjouée, bref, ça dépote, du JBL pur sucre. Pour le coup l’expertise de la marque que l’on n'avait pas retrouvée avec les JBL Live Pro+ TWS, est ici bien présente. Bon, ce n’est pas toujours très fin, mais on s’amuse, on hoche la tête, on tape même du pied.

Bien mieux avec la réduction de bruit active

La signature sonore la plus plaisante est celle obtenue avec la réduction de bruit enclenchée. Le son est alors plus équilibré et dynamique. Globalement, l’accent est mis sur le registre médium, sans rompre l’équilibre avec les deux autres registres, qui sont bien intégrés. Le grave est tonique, avec un impact convaincant jusque dans l’infra-grave — pas mal pour des petits transducteurs — et une certaine vélocité dans le haut grave. Ainsi, l’impact de la grosse caisse est crédible et ses fréquences harmoniques apportent une profondeur plaisante. Idem pour les basses sèches ou électriques, restituées avec une belle rapidité. Bref, c’est plutôt articulé dans le bas du spectre, et ça, on aime.

Le médium apporte beaucoup de clarté à la restitution, de l’impact aux percussions et une énergie entraînante aux guitares, notamment. On peut toutefois déplorer un léger déséquilibre, car la partie basse de ce registre manque d’autorité. Rien de méchant, mais certaines voix masculines perdent de leur coffre et les caisses claires leur qualité d’impact. Quant au registre aigu, il est bien intégré et fluide. À très fort volume, cette signature ne se désunit pas et on profite d’un son puissant et maîtrisé, qui peut néanmoins éprouver l’auditeur à long terme tant il est sollicitant pour l'oreille.

La scène sonore ressemble plus à bain bouillonnant qu’à un espace où les plans sonores sont rigoureusement agencés. En effet, la présence renforcée des fréquences médiums a tendance à écraser la profondeur et à rapprocher excessivement les voix. C’est clairement un parti pris — le son JBL en hi-fi, c’est ça — et après un petit temps d’acclimatation, on trouve cette spatialisation cohérente, d’autant que la latéralisation est bonne. Quant à la marge dynamique, elle est très satisfaisante, égale du grave à l’aigu.

Réduction de bruit inactive, les écouteurs JBL Tour Pro+ TWS perdent une bonne partie de leur punch dans le bas du spectre audio. L’autorité, si plaisante lorsque l’ANC fonctionne, n’est plus de mise. Par ailleurs, l’équilibre change et le registre médium devient trop proéminent. Contrebasse, guitare basse, tambour, grosse caisse, tous ces instruments perdent en densité. Quant à la spatialisation, elle reste équivalente. Bref, on a tout intérêt à écouter avec l’ANC en fonction, ou bien à jouer de l’égaliseur pour renforcer les basses fréquences.

La qualité des appels est très bonne : on entend bien ses interlocuteurs, sans besoin de trop pousser le volume. Et réciproquement : les microphones font un bon travail de captation et on est bien entendu, sans bruits parasites.

Ils ne vous laisseront pas en rade

JBL annonçait 6 heures, réduction de bruit active, mais nous avons mesuré 6h45 environ à volume pourtant soutenu, sur le concert de Sting à l’Olympia (2017) très généreux en basses fréquences. Le boîtier offre trois charges supplémentaires, ce qui porte théoriquement l’autonomie cumulée à 28 heures environ.

La gestion de la charge permet de retrouver une heure d’autonomie pour les écouteurs en seulement dix minutes. La charge complète nécessite deux heures et il en va de même pour le boîtier, lorsqu’il est connecté à un chargeur secteur. Enfin, la charge Qi requiert environ 2h30 pour recharger le boîtier.

Prix et disponibilité des écouteurs JBL Tour Pro+ TWS

Les écouteurs JBL Tour Pro+ TWS sont proposés en coloris noir uniquement, au prix de 199 euros.