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Test du LG G3 S : une déclinaison du G3 sans l'éclat de son aîné

Comme l'an dernier, LG Electronics propose une version allégée de son flagship à destination de ceux qui cherchent un mobile plus compacte et moins onéreux tout en s'appuyant sur un design déjà approuvé. Mais la version Mini du G2, malgré une tenue correcte, était vite passée aux oubliettes, prouvant dans le même temps que les déclinaisons miniatures sont un art bien délicat à maîtriser et dans lequel seul Sony semble exceller. Le LG G3 S arrive malheureusement avec des ambitions bien faibles et un prix à peine plus attractif que le vaisseau amiral du constructeur. Il ressemble donc plus à une menace fantôme qu'à un vrai outsider sur le marché décrié du "mini".

 LG-G3-S - copie

Fiche technique

LG n'a pas l'air d'avoir grandement fait évoluer sa version "mini" du G3 par rapport à ce qu'était le LG G2. Les différences se comptent sur une main : une carlingue plus grande (5 pouces contre 4,7 pouces), un affichage amélioré (HD contre qHD), une capacité de batterie un peu relevé (2540 contre 2440 mAh), et 13 grammes pris sur la balance. Pour le reste, ce LG G3 S est un copié/collé de son ancêtre avec l'éternel SoC Snapdragon 400, un giga-octet de RAM qui l'accompagne, des clichés de 8 mégapixels, une mémoire interne de 8 Go (avec microSD 64 Go), ou encore la compatibilité 4G.

On se retrouve donc avec des caractéristiques très "LG 2013", et la différence avec le LG G3 semble béante, lui qui arbore un écran de 5,5 pouces QHD (1440 x 2560 pixels), un excellent appareil photo de 13 mégapixels, un processeur Snapdragon 801, 2 ou 3 Go de mémoire RAM selon les versions, et un stockage doublé à 16 Go minimum. La différence de prix entre les deux mobiles semblent donc bien maigre pour des changements assez imposants.

 

Dans la peau du G3

Tout comme le G2 Mini arborait la même trogne que son aîné, le G3 S se pare du même habit que le G3, avec un format légèrement revu à la baisse et une coque un peu plus mate. Ici, le terminal adopte des dimensions de 137,7 x 69,6 x 10,3 mm contre 146,3 x 74,6 x 8,9 mm pour le précédent. En échange d'une épaisseur un peu supérieure, il perd 14 unités sur la balance, plafonnant donc à 134 grammes. D'un point de vue général, il est plutôt séduisant, mais il l'est moins que son grand frère. Pourquoi ?

Le même que son aîné

D'abord parce que le G3 était une prouesse de conception, un peu à l'image d'un Huawei Ascend Mate 7, en étant extrêmement borderless. Les tranches supérieures et inférieures étaient fines, et ici elles sont un peu plus larges. Le détail est bénin, mais le nouveau format offre une courbe sur ses tranches moins prononcée, lui faisant perdre un peu de charme. Le format de 5 pouces nuit à la place qu'occupe l'écran sur la façade, et on sent que le travail n'a pas été exactement le même.

LG G3 S

Pourtant, c'est exactement les mêmes composants qui équipent les deux mobiles avec cette coque simili-métal, et ces trois couches de couleurs plutôt jolies. Quelques changements mineurs ont eu lieu, et tiennent de la disposition d'éléments. Le microphone, le port micro-USB et le port Jack 3,5 mm, situés sur la tranche inférieure se déplacent un peu.

LG G3 S21

A l'arrière, on note un seul changement visible : le double flash LED a disparu. A la place, on en trouve un simple pour épauler le capteur de 8 mégapixels dont la taille semble un peu réduite (on verra ceci dans la partie Photographie du test), et il faut saluer la présence de l'autofocus laser. Le bouton d'allumage reste à sa place, avec les touches de volumes en haut et en bas de celui-ci. Le haut-parleur est toujours situé en bas à gauche de la coque, et le logo LG siège au centre de l'appareil.

Si on peut lui trouver un point positif, c'est que le format de 5 pouces permet une meilleure prise en main que le LG G3. Parole d'utilisateur : on a tout de même souvent peur de faire tomber ce monstre de 5,5 pouces en l'utilisant.

 

De l'innovation au basique

Quand on a vu l'écran du G3, on ne peut qu'être déçu par celui-là. Il est vrai qu'il s'améliore tout de même par rapport au G2 Mini, qui n'atteignait même pas la définition HD. Sur du 5 pouces, une résolution de 720 par 1280 pixels est tout juste suffisante, et c'est vrai qu'au prix du terminal, on aurait pu espérer un écran Full HD. Sony a l'habitude de mettre de bons écrans à ses smartphones Compact, tout en les proposant à des tarifs du même ordre.

Au premier abord, on remarque que cet écran quand il est éteint n'est pas aussi sombre que celui du G3, nous indiquant déjà qu'il ne s'agit pas exactement du même que celui de son aîné. Il est néanmoins plutôt bon, et bien meilleur que celui d'un Archos 50 Helium par exemple alors qu'ils ont la même taille et un nombre de pixels par pouce similaire. La raison, c'est principalement que la dalle du G3 S est suffisamment proche de l'écran (elle n'est pas non plus collée) pour permettre d'éviter les reflets désagréables et enlever cette sensation de profondeur bien dérangeante. Par contre, à la difficulté qu'on a à le nettoyer, on se rend compte qu'il aurait mérité un petit traitement supplémentaire.

Pas de fioriture sur l'écran - il s'agit du classique combo IPS LCD - et il n'y a rien à redire sur la luminosité qui est excellente. Les couleurs sont très fidèles et seul le noir n'est pas très sombre comme nous le remarquions précédemment. Et c'est du coup moins flashy que le True HD IPS du G3.

 

Optimus UI 3.0 est toujours un bonheur

Vous vous en doutez, le G3 S possède la même interface que le G3,Optimus UI 3.0, avec son design flat et épuré rendant le logiciel moins énergivore. En tant qu'utilisateur du G3, je me suis évidemment précipité sur les fonctionnalités logicielles, craignant que la firme coréenne ait tenté de faire quelques économies à ce sujet. La Radio FM ? Elle est bien là. Quick Remote (pour contrôler votre téléviseur ou votre box depuis votre smartphone) ? Présent aussi. Bref, tout ce qui figure sur LG Smart World est présent, ou à télécharger en quelques secondes. Il n'y a pas de nouveautés supplémentaires.

Dans le menu des paramètres, on retrouve même d'autres fonctionnalités phares comme Smart Cleaning (pour nettoyer le cache des applications, les fichiers temporaires et le dossier des téléchargements) qui s'avère extrêmement pratique, ou encore la diversité d'écrans de verrouillage (Knock Code, Reconnaissance Faciale, Schéma, PIN, Mot de passe).

Mais il fallait évidemment une mauvaise surprise. Sur l'écran principal du LG G3, lorsqu'on glissait de gauche à droite, on tombait sur un écran comportant LG Health, qui est une sympathique application permettant d'enregistrer notre nombre de pas effectués et le nombre approximatif de calories brûlées. Sur le G3 S, Health a disparu, tout comme Smart Tips qui proposait des explications et démonstrations des fonctionnalités typiques du G3. Pour sa version "mini", débrouillez-vous.

Petit bonus pour ceux qui aiment se la raconter en réveillant leur smartphone d'un tapotement du doigt : le KnockOn est bien présent.

Bien placé pour confirmer les quelques défauts de fluidité dont fait preuve le LG G3, à cause d'un écran peu adapté au SoC, il est néanmoins aisé de constater que le G3 S ne souffre pas du même mal. L'écran 720p et le SoC S400, offrent une expérience d'Optimus UI 3.0 plus fluide et plus réactive. Cela s'observe notamment à la sortie d'une application, en retournant à l'interface avec le bouton Home, où le LG G3 peut mettre jusqu'à 2 secondes pour faire apparaitre les icônes lorsqu'on a un grand nombre d'applications ouvertes.

 

Un SoC lambda, et c'est tout

Si l'on ne change pas de processeur par rapport au G2 Mini, qu'on garde la même mémoire RAM, les performances vont-elles évoluer ? Non, ou alors très peu. Elles devraient même être un peu moins élevées sur certains benchmarks à cause de la résolution de l'écran qui passe au 720p. Sur les performances du CPU, dont Vellamo rendra compte, on pourrait constater une évolution positive en raison de composants plus modernes incorporés au LG G3 S, comme une puce de stockage à écriture/lecture plus rapide par exemple.

En réalité, la différence entre les deux est bien maigre et peu significative. Le G3 S obtient de moins bons scores sur 3D Mark, GFXBench et sur AnTuTu, mais cela s'explique par la différence d'affichage. En le comparant à deux autres mobiles de 2014, on s'aperçoit d'ailleurs que ce G3 S n'a rien d'exceptionnel. Il obtient de moins bons scores AnTuTu et 3D Mark que le Archos 45 Helium - différence d'affichage ici aussi - et que le Motorola Moto G alors qu'ils combattent à composants égaux.

Sur une durée de jeu de 20 minutes sur Real Racing, on se rend compte que le framerate fluctue entre 30 et 60 fps, avec une moyenne d'environ 52 images par seconde. Dans la théorie, c'est plutôt bon. Mais il faut savoir que l'on perd de nombreux détails graphiques - qui nous ont sauté aux yeux - comme le reflet des arbres sur le capot de la BMW, ou le reflet dans les rétroviseurs. En fait, l'Adreno 305 du G3 S gère seul ce genre de détails pour proposer l'expérience la plus fluide possible puisque nous avons vérifié à trois fois les réglages manuels effectués sur cette sessions de jeu. On perd du coup un peu en qualité graphique, mais pour gagner en fluidité. Notons également que sur ce temps de jeu, le G3 S a gardé une fréquence de 1,2 GHz, s'assurant ainsi d'exploiter le meilleur du Snapdragon 400.

 

Mais une autonomie appréciable

Le LG G3 nous avait un peu déçu par son autonomie, malgré une batterie de 3000 mAh, qui baissait rapidement à cause de la consommation de l'écran notamment. Si la taille de la batterie est ici moins importante (2450 mAh), elle devrait mieux se comporter en raison d'un écran et d'un SoC peu énergivores. Pour démontrer ceci, nous optons pour notre test habituel qui consiste à laisser une vidéo YouTube d'une heure tourner sur le mobile avec la luminosité maximale.

Les 20 premières minutes sont assez bluffantes avec la perte de seulement 3 % de batterie. Un score étonnant qui coïncide certainement avec le temps de réel calibrage de l'autonomie. Au final, après une heure de vidéo, le mobile conserve 87 % de charge. Avoir perdu seulement 13 % sur ce test d'autonomie est plutôt convaincant. Pour la tester un peu plus, j'ai lancé quelques parties de Real Racing et de Jetpack Joyride pendant 30 minutes. Le jeu étant évidemment plus gourmand que la vidéo, on perd à nouveau 10 % et le mobile indique un temps restant de charge estimé à 3 heures 59. C'est satisfaisant. GameBench quant à lui, estimait à 3 heures le temps de jeu possible sur le mobile.

 

Communications & Réseau

Géolocalisation

Question GPS, pas de problème ! Le mobile se porte comme un charme et a fixé des satellites très rapidement. Le screenshot indique 63 secondes, mais en réalité cinq satellites ont été trouvés et fixés en quelques secondes seulement. Au total 10 satellites sur 21 sont fixés. Ce n'est pas exceptionnel non plus, mais c'est déjà très bien. Si votre voiture tombe en panne sur une route de forêt comme dans un mauvais film américain, ne faites pas comme les idiots de personnages : verrouillez les portes et lancez Google Maps avant d'appeler les secours.

Appels

Et pour appeler les secours, vous pourrez compter sur la bonne tenu du smartphone en appel. Comme pour le G3, la clarté des appels ne souffre d'aucun défaut, et le son est suffisamment fort pour vous faire bien entendre. Quant à l'accroche réseau, elle est tout à fait classique. Nous l'avons testé avec des puces 4G (Free et Orange) et 3G (Orange), et dans tous les cas, il n'y a aucun souci. Si l'on est suffisamment proche d'une antenne 4G, on pourra profiter du meilleur réseau (enfin, en catégorie 4).

 

Multimédia

Photographie

Concernant la photographie, au premier abord, on pourrait penser que c'est un gouffre qui sépare le G3 de son petit frère. Si ce premier est excellent dans ce domaine, le G3 S ne semble pas briller, et pourtant. L'appareil photo n'est pas mauvais du tout, et même si on exprime quelques regrets par rapport à celui du G3, cela se joue sur des détails. Des détails parfois frustrants puisque HTC, par exemple, avait su donner un excellent capteur au HTC One Mini 2 (voir les photos du test).

Malgré la présence de l'autofocus laser, on perd le double flash LED à l'arrière qui laisse place à un flash simple. Concernant les fonctionnalités, sachez que le Mode Double (qui permet d'activer la caméra frontale en même temps que la dorsale pour prendre une selfie sur une photo) n'est plus de la partie, tout comme Magic Focus, la fonction qui permet de capturer une image et de définir ensuite le niveau de mise au point. Par contre, on retrouve les mêmes possibilités de traitement post-prod, et ça, c'est un argument maître du LG G3.

Effectivement, quelques détails séparent les deux capteurs. Sachez d'abord que la mise au point est plus précise sur le G3 et que le déclencheur est également plus rapide. Les photos en elles-mêmes sont d'un niveau comparable, si ce n'est que le capteur du G3 S gère moins bien les couleurs et la lumière. C'est certainement dû, déjà, à la taille du capteur qui est plus grand chez le G3 (le Sony IMX135). Avec une ouverture f/2.0, le tout est très équilibré.

Adieu 4K

Même si les vidéos 4K ont tendance à remplir la mémoire du téléphone à la vitesse de l'éclair, c'est une fonctionnalité très appréciée sur le LG G3. La qualité des vidéos 4K est simplement exceptionnelle, et on perd cette possibilité sur le LG G3 S. Mais pas de déception puisqu'il fallait s'y attendre. A la place, il est possible de filmer en Full HD pour un rendu tout à fait convaincant.