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Test de la LG G Watch R, elle gagne en style !

La surprise du constructeur coréen lors du dernier salon IFA à Berlin, c’était une montre : la LG G Watch R. Ce n’était pas vraiment une surprise, LG avait en effet réalisé une campagne de teasing quelques semaines avant le lancement. Néanmoins, ce produit a été une des stars du salon. Pourquoi ? Cette montre connectée possède un design de montre traditionnelle, avec un écran rond et le tout tourne sous Android Wear. Maintenant, c’est à nous de vous donner notre avis.

c_FrAndroid-test-LG-Watch-R-DSC05893 LG G Watch R

Elle ressemble à une (vraie) montre

Premièrement, cela saute aux yeux, la LG G Watch R ressemble à une montre traditionnelle, au delà de son cadran rond. Elle m’a fait bien entendu tout de suite fait penser à la Moto 360. Néanmoins, la première montre ronde sous Android Wear - la Motorola Moto 360 - avait opté pour un design minimaliste, pour la G Watch R, les fans des Casio G-Shock noteront une grosse ressemblance.

Caractéristiques principales

Ecran : 1,3 pouces en technologie P-OLED

Dimensions : 46,4 x 53,6 x 9,7 mm

Poids : 62 grammes

Connectivié: Bluetooth 4.0 LE

Stockage : 4 Go

Résistance à l’eau : Oui, IP67-

Processeur : Qualcomm Snapdragon 400 @ 1,2 Ghz, 512 Mo de RAM

La LG G Watch R est un peu plus grande et un peu plus large que la Moto 360, mais elle n’est pas plus lourde ni moins épaisse. Je dois l’avouer, elle est assez agréable à porter, mais reste très masculine (de par sa largeur et son épaisseur). Pour le design, tout est une question de goût. Au premier abord, ce choix stylistique de LG peut paraître simpliste : un cadran noir, gradué et rond, une lunette métallique, ainsi qu'un bouton sur la droite. Néanmoins, en y regardant de plus près, le choix d’un design très proche des montres Casio G-Shock n’est pas anecdotique.

Connaissez-vous les montres G-Shock ? C’est une gamme de montres très solides, née du rêve d'un ingénieur de "créer une montre qui ne casse jamais". Ces montres G-Schock résistent donc à des chutes libres de 10 mètres, des pressions en plongée jusqu'à 10 bars et elles possèdent une autonomie de 10 ans. Je ne suis pas là pour vous donner envie d’acheter une G-Shock, mais le fait de faire une montre proche du style G-Shock permet à LG de s’approprier indirectement ses valeurs. Donc, effectivement la LG Watch R est épaisse, masculine et large, néanmoins elle semble bien finie et solide, de plus son style est passe partout : elle est tendance avec un jean et un tee-shirt, et reste très sobre en costume.

LG a bien joué…Enfin, presque. Malheureusement, la présence de plastique au niveau de l’armature de la montre enlève un gros point de finition. C’est le cas à l’arrière de la montre, où se trouve le capteur cardiaque. Vraiment dommage. L’aluminium brossé du boitier est également trop minimaliste, avec une apparence de plastique.

En proposant une lunette graduée, LG positionne clairement son produit dans la catégorie montre, néanmoins le constructeur coréen aurait pu aller plus loin en proposant des contrôles ou n’importe quoi de fonctionnel pour une montre connectée. Sur les montres traditionnelles, cette lunette graduée peut tourner, là elle reste immobile. D'ailleurs, aucun capteur de proximité ou de luminosité n'est disponible, pour éteindre l'écran : il suffit de poser la main sur l'écran (cela nécessite un contact physique avec l'écran). Bien entendu, l'écran s'éteint automatiquement au bout de quelques secondes, le bouton à droit permet également de verrouiller l'écran.

Le tout est protégé contre l'eau et la poussière, avec la certification IP67. Vous pourrez donc plonger avec. Mais je vous le déconseille, le cuir du bracelet ne va pas trop apprécier.

 

Un écran (rond) de qualité

L’écran de 1,3 pouces est relativement plus petit que l’écran de la Moto 360 (1,56 pouces), avec une définition similaire (320 par 320 pixels). Résultat, la densité par pixel est plus élevée, le texte est donc plus lisible et les traits sont moins pixellisés. Le choix d’un écran P-OLED est également une bonne décision, la palette de couleurs est large, le contraste est bon, les angles de vision sont très corrects (ce qui est important pour une montre) et enfin la luminosité est plus importante.

C'est le plus bel écran de montres connectées que j'ai pu voir à ce jour, il est certes moins grand que celui de la Moto 360, néanmoins il possède de très bonnes caractéristiques. La technologie P-OLED - que l'on nomme également Poled - a également été utilisé sur le LG G Flex, un des premiers smartphones incurvés. Ce type d'écran est censé être flexible (Plastic Oled), néanmoins l'écran est intégré dans un boitier non flexible. C'est intéressant pour la suite... le constructeur coréen pourrait dévoiler une montre vraiment flexible.

Seul défaut de cet écran : étant donné l'absence de capteur de luminosité, le système ne modifie pas la luminosité automatiquement. Il vous faudra donc modifier à la main la luminosité, on l'a laissé toujours à son maximum (comme moi).

 

De l'Android Wear qui n'évolue pas

Je ne vais pas me focaliser sur le logiciel, il s'agit d'Android Wear (4.4w.2). Les seuls ajouts de LG se situent au niveau des watch faces, plusieurs cadrans adaptés à l'écran rond sont proposés. Je vous ai réalisé une petite sélection des principaux cadrans.

Même souci que la Moto 360, quelques applications natives et tierces ont été développées sur des écrans exclusivement carrées, les bords de certaines interfaces sont donc coupés (en bas). Les applications restent utilisables, néanmoins on ressent nettement un manque de finition des interfaces. Il faudra attendre que Google ainsi que les développeurs réfléchissent à l'adaptation des interfaces aux écrans ronds. Juste indispensable pour Android Wear.

Android Wear est stable avec plusieurs dizaines d'applications fonctionnelles, néanmoins on attend de Google une évolution plus régulière de ce tout jeune OS. Android Wear n'est clairement pas prêt pour le "prime time".

Dommage que LG n'ait pas poussé sont application de bien-être, LG Fitness. Cette application ne fonctionne tout simplement pas avec les montres Android Wear de LG. Quant au capteur cardiaque, il est utilisé par Google Fit, pour visualiser toutes les données recueillies directement sur votre smartphone.

 

Des caractéristiques communes, sans surprises

Côté performances, c'est la même chose. LG a opté pour le Qualcomm Snapdragon 400 cadencé à 1,2 GHz avec 512 Mo de RAM, la même configuration que la Samsung Gear Live, la LG G Watch, l'Asus ZenWatch ainsi que la Sony SmartWatch 3. À ce petit jeu, seule la Moto 360 possède une architecture différence, du TI OMAP. Globalement, l'expérience est fluide - les performances fournies sont disponibles pour toutes les mini apps proposées sur le Google Play. On retrouve le support du Bluetooth 4.0 (Low Energy), mais aucune compatibilité WiFi ni GPS (contrairement à la Sony SmartWatch). Même chose pour le stockage, 4 Go d'espace sont disponibles.

On retrouve également un baromètre (pression), un accéléromètre (position), une boussole (direction) et un un altimètre (altitude). De ce côté là, c'est complet.

 

Deux jours d'autonomie

Un des points sensibles de la montre connectée reste l'autonomie des batteries. Commençons par les bons points. Le G Watch R intègre une batterie 410 mAh, bien mieux que les 320 mAh fourrés dans le Moto 360. La G Watch R offre une meilleure autonomie que sa rivale Motorola. La G Watch R peut tenir deux jours sur une seule charge, ce qui est déjà mieux que la plupart des montres sous Android Wear. Le rituel de charge en soirée n'est pas nécessaire, mais devoir la recharger tous les deux jours est tout aussi frustrant. Si l'autonomie est importante pour vous, dirigez vers les montres Pebble (dont la Pebble Steel).

Comme je l'ai évoqué plus haut, le rechargement est réalisé par des connectiques sous la montre. Ce qui diffère de la Moto 360 et son rechargement par induction, ou de la Sony SmartWatch 3 qui dispose d'un port microUSB sur le côté. En bref, la solution de charge pour la G Watch R n'est pas terrible, mais cela aurait pu être pire (come la Samsung Gear Live).