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Test du Motorola Moto E, petit mais costaud

Motorola n'est pas encore aux mains de Lenovo. En attendant, la marque américano-chinoise continue de sortir de nouveaux appareils, qui, pour les derniers du moins, ont su trouver les moyens de séduire. Son dernier en date prend le petit nom de Moto E. Il s'agit là du moins onéreux de la gamme, facturé 119 euros et promettant une expérience utilisateur au-delà du low-cost imposé par son tarif. Peut-on conseiller sans sourciller ce smartphone miniature ? C'est l'objet de ce test.

Moto E

Caractéristiques du Motorola Moto E

 

Le Moto E, petit mais costaud

Le Moto E est loin d'être un top model. Pas obèse, mais loin d'être filiforme, il mesure un peu plus d'un centimètre d'épaisseur et dépasse joyeusement les 140 grammes sur la balance. Un gros pépère sur le papier, mais qui, en main, est bien agréable à tenir du fait de ses dimensions compactes. On peut le tenir à une main, ce qui change fort des smartphones haut de gamme du moment, et comme sa coque est amovible, les amateurs de coloris acidulés pourront s'en donner à cœur joie et customiser l'appareil avec des coques à bas prix.

Moto E

Si nous faisons le tour du propriétaire, il faut souligner les bordures noires qui entourent l'écran : sur les côtés, elles sont moins larges que sur bien des smartphones d'entrée de gamme. Par contre, au-dessous, il reste tout de même un peu trop d'espace à notre goût. C'est un peu dommage quand on voit la compacité de l'ensemble.

Le dos du Moto E rappelle indéniablement le Moto G, avec son format bombé et son revêtement soft touch. La conception est sans défaut, avec plastique dur qui ne craque pas, des traces de doigts très limitées et simplement une petite tendance à accrocher la poussière. Ce dos mat contraste avec des tranches (épaisses) et une façade brillantes, pour un résultat sobre et efficace. Avec un tel choix, on sent que Motorola a pris le parti de la solidité plus que de la finesse à tout prix, contrairement à bon nombre de marques d'entrée de gamme. Soulignons au passage que l'appareil résiste aux éclaboussures et aux très courtes immersions, comme le Moto G. Il ne dispose toutefois d'aucune certification IP, et vous ne bénéficierez d'aucune garantie en cas d'oxydation interne...

Les connectiques du Moto E sont simples : une prise jack 3,5 mm en haut, une prise micro-USB en bas et à droite, une touche Power et une barre de réglage du volume. Les prises micro-SD et double-SIM (format micro-SIM) nécessitent d'ôter la coque.

Dans l'ensemble, le Moto E fait un peu massif, on en convient, mais il tient la route. On n'a pas peur de le briser à la moindre chute, il dispose d'un traitement Gorilla Glass 3 dont sont dépourvus ses concurrents, d'une coque robuste et, au final, la prise en main reste agréable. Un bon compromis assorti d'un look sobre : c'est bien. Pour la note négative : on aurait certainement pu se passer des haut-parleur et micro sous mis en avant par des barres argentées en façade peu discrètes.

 

Écran : un bon élève dans sa catégorie

L'écran du Moto E, avec ses 540 x 960 pixels sur une diagonale de 4,3 pouces, lui confère l'une des meilleures résolutions dans sa catégorie. Inutile de s'enthousiasmer, pas de HD au programme et pas de quoi concurrencer un Moto G. Toutefois, ses compétiteurs ont une fâcheuse tendance à plafonner à du 480 x 800 pixels sur des dalles de qualité parfois douteuse. Ici, le LCD sélectionné par Motorola paraît de qualité honorable, et si l'on discerne les pixels affichés à l'écran, l'expérience est loin d'être désagréable.

Quels avantages pour cet écran ? D'abord, des couleurs franches, une rareté sur ce type d'appareils. Les angles de vision ne sont pas très larges mais conservent bien les couleurs, et les fuites de lumière sont aux abonnées absents. La dalle est réactive (pas d'espace scandaleux entre l'écran et la dalle tactile), d'une taille raisonnable.

Au rang des défauts, justement, ces angles de vision manquant un peu de générosité, et surtout un manque de luminosité parfois gênant, surtout à l'heure des beaux jours. Les reflets sont donc assez nombreux, et l'on a tendance à pousser l'éclairage de l'écran à son maximum en permanence, ce qui n'est jamais conseillé pour épargner sa batterie.

Ci-dessous, pour vous faire une idée, le Moto E comparé à deux appareils dans sa gamme tarifaire : à gauche, l'Archos 40b Titanium, au milieu, l'Acer Liquid Z4 et à droite, notre Motorola Moto E.

 

Logiciel : appelez-moi simplicité

L'avantage des trois derniers Motorola, c'est qu'ils s'inscrivent tous - ou presque - dans une logique Nexus. Comprenez qu'ils bénéficient de la dernière version d'Android, pour nous la 4.4.2 (KitKat) avec une personnalisation si mince qu'elle en est imperceptible.

La barre de notifications du Moto E vous permet d'accéder à une liste de toggles, notamment celui de la luminosité (capital) et d'activer ou de désactiver une des deux SIM. Le reste ressemble en tous points à une expérience Nexus, avec les applications Google de base, à commencer par Chrome en navigateur par défaut, le clavier Google dans les services de messagerie (dont évidemment Gmail). Drive, Hangouts, Maps et l'application Contacts de base sont également de la partie.

Inutile de toutes vous les citer : elles sont toutes là. Avec en bonus une radio FM, pour ceux qui aiment écouter leurs matinales dans les transports en commun. Dans ces conditions, quelle est la valeur ajoutée apportée par Motorola ? Il faudra se tourner vers Motorola Migrate, un outil permettant de vous faciliter la tâche lorsque vous changez de téléphone ; il vous assiste dans le transfert de vos messages, photos, vidéos, de votre musique et de vos journaux d'appels. Bon point : cela fonctionne si vous venez de l'univers Android ou si vous aviez auparavant un iPhone. On ne sait jamais.

Motorla Migrate

Deuxième appli maison : Alerte Motorola, qui vous permet d'envoyer des notifications automatiques à ses proches. Par exemple, pour leur indiquer sans avoir besoin d'y penser que tout va bien lorsque vous partez en vacances, ou encore pour leur indiquer que vous êtes bien rentré (le smartphone utilisera votre localisation GPS pour envoyer une notification). On peut penser à un usage pensé par des parents pour leur enfant, ce qui cadre bien avec le positionnement tarifaire du Moto E.

Dernière fonctionnalité valant la peine d'être évoquée : Motorola Assist. Comme son nom l'indique, cet assistant se charge pour vous d'activer des profils selon vos activités. Il vous suffit par exemple de définir vos horaires de sommeil, pendant lesquels votre téléphone passera en silencieux, et ne laissera passer que les numéros d'une liste blanche. Des profils "réunion" peuvent également être définis, les informations étant alors piochées dans votre agenda (après accord de votre part).

Motorola Assist

Couche logicielle légère comme le vent, 1 Go de RAM associé à un KitKat 4.4.2 optimisé pour les terminaux faiblement équipés (à partir de 512 Mo) : dans les faits, on rencontre de très rares ralentissements à l'ouverture des applications, un indéniable atout chez un appareil d'entrée de gamme.

 

Performances

Avec un Snapdragon 200 double-cœur à 1,2 GHz , inutile de s'attendre à des performances de folie. Toutefois, nous ne sommes pas face au ras des pâquerettes en terme de RAM, avec 1 Go contre 512 Mo chez la concurrence, et le Snapdragon 200, bien qu'une peu vieillissant (et pas follement puissant) a su faire ses preuves.

Chez le Moto E, ce ne sont pas tant les benchmarks, au demeurant honnêtes, qui sont à même de convaincre. Avec près de 12000 points sur AnTuTu pour ne citer que lui, le smartphone se situe dans la fourchette que l'on pourrait espérer d'un tel modèle. Ce n'est d'ailleurs pas beaucoup plus qu'un Acer Liquid Z4 équipé chez MediaTek et qui se contente de 512 Mo de RAM.

Mais ici, l'optimisation assurée par les équipes Motorola/Google portent leurs fruits à merveille. Ne nous emballons pas outre mesure : si certains ont vanté la rapidité du Moto E au point de la comparer à celle d'un Galaxy S5, la mesure doit rester de mise. Lors de notre test, nous avons rencontré de rares (et minimes) ralentissements lors de l'ouverture de certaines applications. Le reste du temps, on oublierait presque que Motorola a opté pour un vieux composant de Qualcomm, tant la fluidité est au rendez-vous. 4,3 pouces, c'est suffisant pour jouer correctement aux petits jeux habituels dans les transports en commun. Jetpack Joyride, à la peine sur des appareils coûtant une centaine d'euros (avec moins de RAM), tourne sans encombre. Temple Run aussi. Inutile donc d'accuser votre smartphone si vous chutez dans un virage. Comme quoi, les 30 euros de plus qu'un Liquid Z4 se justifient amplement.

 

Appareil photo

Inutile de parler vidéo sur le Moto E, il n'est clairement pas fait pour ce type d'usages. À vrai dire, mais la remarque serait presque mesquine pour un smartphone à ce prix, pour la photo non plus. Le Moto E se contente en effet d'un capteur de 5 mégapixels au dos (rien en façade, n'en déplaise aux amateurs de Hangouts ou de selfies). Son handicap majeur n'est pas sa définition modeste, qui finalement est acceptable pour sa gamme tarifaire. Mais sans flash ni autofocus, on commence à avoir de gros soucis dès lors qu'on ne prend pas en photo un sujet éloigné, très bien éclairé et immobile. Beaucoup de contraintes assorties d'un lissage assez importants des clichés et d'un flou presque inévitable lorsque le sujet de la photo est proche.

Application photo

Soyons tout de même positifs concernant l'application photo. Elle offre une interface bien pensée : lorsque vous balayez l'écran de gauche à droite, vous faites apparaître une molette sur laquelle se trouvent les réglages de l'appareil photo. On trouvera un mode HDR qui pourra éventuellement sauver quelques clichés (ne rêvons pas trop). Oubliez les photos de nuit toutefois. On notera la possibilité de choisir, toujours sur cette molette, l'emplacement des photos (soit mémoire interne, soit carte micro-SD), de supprimer le son du déclencheur et de prendre des panoramas.

Moto E

Pour commencer, avec un beau soleil et un éloignement de près d'un mètre : le sujet s'y prête autant que la lumière, pour un résultat honorable, bien que peu détaillé.

Moto E

Cette fois, c'est plus flagrant : le nom de la station de métro est difficile à lire, et l'ensemble des détails manque à l'appel. La mise au point s'est faite sur l'arche, sans que l'on ait pu choisir. Notez qu'à notre premier essai, la balance des blancs automatique avait fait des siennes : le cliché était bleu.

Moto E

Amateurs de photographies culinaires, passez votre chemin : le Moto E n'est pas fait pour les photos en intérieur, et encore moins pour la macro.

Communications et GPS

L'avantage indéniable du Moto E, c'est sa capacité à accueillir deux cartes SIM, au format micro-SIM. Vous pourrez donc basculer d'un numéro à l'autre, même si j'ai du mal à croire que l'on puisse faire de ce type d'appareils un smartphone professionnel et personnel. La possibilité est en tout cas appréciable. Notez que l'on parle tout de même de 3G+ jusqu'à 21 Mbps, mais que pour la 4G, il faudra ajouter les quelques dizaines d'euros nécessaires à l'achat d'un Moto G LTE (200 euros). Côté GPS, bonne surprise : un premier fixe à froid en 46 secondes avec une précision de quelques mètres, on a vraiment vu pire, surtout dans cette gamme de prix.

GPS

 

Autonomie

Le Moto E dispose d'une batterie relativement grande pour sa taille, avec une capacité de 1980 mAh. Son problème tiendra essentiellement aux usages que vous en ferez. Si vous voulez regarder des vidéos, il vous faudra pousser sa luminosité au maximum, ce qui causera une fonte rapide se la batterie. A titre d'exemple, pour 1h10 de vidéo en streaming YouTube en WiFi (avec quelques push mail activés), nous avons perdu 29 % de batterie. Mais pour des usages standard, une bonne journée d'autonomie vous attend.