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Test du Moto G 2014 : il n'y a pas que la taille qui compte

À la fin de l’année dernière sortait le Moto G, un téléphone remarquable sur de nombreux aspects. Il était à la fois performant, particulièrement bien équilibré et surtout doté d’un rapport qualité-prix excellent. Un an plus tard, Motorola récidive et décide de sortir une nouvelle version du Moto G. Celui-ci ne change pas de nom mais nous l’appellerons Moto G 2014 ou Moto G 2 pour plus de commodité. Cette deuxième version est doté cette fois-ci d’un écran plus grand mais d’un design quasi-identique à son aîné. Est-ce une bonne idée ? On en doute fortement et on vous explique pourquoi dans le test.

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Fiche technique :

Sur cette fiche technique, nous avons mis les caractéristiques du Moto G 2014 à gauche et celles du Moto G 4G, sorti à la fin du mois de juin dernier à droite. Les différences entre les deux appareils ont été soulignée en gras.

Et ce que l’on remarque immédiatement, c’est que Motorola n’a pas jugé bon de mettre à jour les composants de son ancien Moto G. On retrouve donc un SoC Snapdragon 400, 1 Go de RAM, 8 Go de mémoire interne et surtout la même définition d’écran en HD (1280 × 720 pixels). Les changements sont essentiellement extérieurs. La plus grande nouveauté de ce Moto G édition 2014 concerne l’écran, qui passe de 4,5 à 5 pouces et qui perd logiquement de la densité de pixels puisque la résolution passe de 326 ppp à 294 ppp. Les autres changements sont relativement mineurs : légère amélioration de l’appareil photo, ajout d’un port carte SIM supplémentaire, d'un port micro-SD et augmentation logique de la capacité de la batterie. Finalement la chose la plus choquante sur le Moto G 2014, c’est qu’il n’est pas compatible avec les bandes de fréquence 4G. Un choix tout bonnement incompréhensible de la part de Motorola en cette fin d’année 2014.

 

Un design pratiquement identique au Moto G 4G

Afin de maintenir une certaine cohérence dans la gamme de Moto G (on le suppose, tout du moins), Motorola a conservé dans les grandes lignes le design de l’ancien Moto G. Evidemment, ce qui se remarque le plus, c’est bien l’augmentation de la taille de l’écran (5 pouces) et de l’appareil en général. Impossible désormais de l’utiliser uniquement avec une seule main, une inconvénient commun avec les grands écrans. Toujours sur la façade, les deux barres grises situées en au-dessus et en-dessous de l’écran sont des haut-parleurs stéréo. C’est peut-être une question de goût, mais ils enlaidissent un peu l’appareil. Ils dépassent d’ailleurs légèrement de la façade. Dernière petite différence, la caméra frontale a été déportée sur la partie droite du téléphone.

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Sur les tranches, peu de choses ont changé. La prise jack, en haut, ne déborde plus sur la coque arrière et le port USB se trouve toujours en bas. Les boutons physiques, toujours disposés à droite du téléphone sont identiques à ceux qui Moto G 4G. Pour rappel, ces boutons physiques étaient l’un des points faibles de design de l’ancien Moto G. Les boutons de réglage du volume étaient trop rapprochés et leurs courses étaient trop faibles. Motorola n’a visiblement pas jugé bon de corriger ces boutons et a repris les mêmes modèles avec exactement les mêmes défauts. Sauf que cette fois-ci, ils ne disposent plus de l’aspect chromé de l’ancien Moto G. Dommage.

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A l’arrière, rien ne bouge. Le haut-parleur de l’ancien Moto G n’est plus, mais l’appareil photo, le flash et le logo de Motorola conservent la même disposition. Le constructeur américano-chinois a toutefois conservé l’excellente coque arrière légèrement arrondie et au toucher gommé (ou soft-touch si vous préférez le terme marketing). Rien à redire de ce côté là, la prise en main générale du téléphone est toujours aussi bonne.

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Un bon écran, malgré une résolution à la baisse

On le disait un peu plus haut, Motorola n’a pas modifié la définition de ce nouveau Moto G malgré les 0,5 pouces supplémentaires de l’écran. On retrouve donc une définition de 720p et une résolution à la baisse. Avec 294 ppp au compteur, ce n’est pas choquant. Les pixels ne sont pas visibles sur l’écran et il faudrait être de mauvaise foi pour dire qu’il y a eu une dégradation de la qualité de l’écran.

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Mieux, en comparant les écrans du Moto G 4G et du Moto G 2014 avec l'app Screentest, on s’aperçoit très vite que l’écran du cru 2014 est meilleur au niveau du rendu des couleurs. Les blancs, particulièrement, sont beaucoup moins rosés que le sur le téléphone de 4,5 pouces de Motorola. On remarque également une luminosité légèrement plus faible mais pratiquement imperceptible si l’on ne met pas les deux téléphones côte à côte. Le rouge est à ce titre un peu plus sombre sur le Moto G 2014.

Dans l’ensemble, l’écran du Moto G 2014 est de très bonne facture. Les angles de vision sont impeccables et la luminosité est plus que satisfaisante. Il s’agit d’ailleurs toujours d’un écran LCD IPS et non AMOLED, comme sur le Moto X. Et il ne faut pas oublier qu’un écran de 5 pouces est indéniablement plus confortable pour la lecture au quotidien, et ce, en dépit d’une ergonomie moindre. Une question de choix. Et de mode actuellement présente dans le monde des smartphones ?

 

Android Stock et Motorola, le couple idéal

Comme d’habitude avec Motorola, il n’y a pas de mauvaises surprises du côté de l’aspect logiciel. Non seulement ce nouveau Moto G est installé sur la toute dernière version d’Android, KitKat en version 4.4.4, mais il s’agit en plus d’une version pratiquement pure de l’OS de Google.

Motorola a ajouté ici et là quelques logiciels de son cru pour améliorer l’expérience. Ce sont en fait les mêmes que l’on retrouvait déjà sur le Moto G 4G. On apprécie tout particulièrement Motorola Migration qui permet d’importer ou d’exporter ses données d’un autre téléphone très facilement. Citons également l’intégration de l’application Alerte (pour prévenir des contacts en cas de danger) ou encore Assist pour automatiser certaines tâches au quotidien (passer le téléphone en mode main libre en voiture, couper le son à partir d’une certaine heure, etc.). Rien de vraiment envahissant, quand bien même ces applications ont tendance à apparaître régulièrement dans la barre des tâches lors des premiers démarrages pour demander à être configurées (et tues à jamais par la même occasion).

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La principale nouveauté au niveau de l’interface est finalement bien discrète et concerne le menu des applications. Celui ne comporte aucun cadre et surtout aucun onglet différenciant Applications et Widgets. Cela rend l’utilisation du menu des applications plus sobre et un peu plus pratique à utiliser. Pour utiliser et faire apparaître les widgets, tout se passe désormais sur le launcher. Un appui long permet non seulement de gérer les volets et les fonds d’écrans, mais aussi d’accéder à la liste des widgets. Après tout, pourquoi pas.

Dernière remarque sur la partie logicielle de ce téléphone, Motorola n’a toujours pas intégré la posibilité d’afficher le pourcentage de batterie restante dans la barre d’état du téléphone. Et on ne comprend toujours pas comment Motorola peut oublier ce genre de détail pénible. Encore une fois, le passage par une application dédiée est obligatoire.

 

Performances : Les frères jumeaux

On reprend les mêmes et on recommence. Voilà ce qu’à fait Motorola avec cette nouvelle version du Moto G. Le constructeur ne s’est pas posé de question et a utilisé le même SoC que pour le Moto G 4G, à savoir un Snapdragon 400 à quatre cœurs cadencés à 1,2 GHz. Et n’y allons pas par quatre chemins, comme le montre les benchmarks, ce sont exactement les mêmes processeurs. Les résultats sont en effet identiques à quelques points près.

Au quotidien, il y a peu de choses à redire quant à aux performances du téléphone. La navigation au sein de l’OS est fluide en permanence et la grande majorité des jeux tournent parfaitement bien sur ce nouveau Moto G. Est-ce que Motorola aurait pu faire l’effort d’intégrer un processeur plus puissant ? La réponse est non. Pour maintenir un prix d’achat inférieur à 200 euros, le constructeur américain n’avait pas beaucoup d’autres choix que le Snapdragon 400 en ce mois de septembre 2014. On ne pourra pas lui en vouloir pour cela. En revanche, on sera beaucoup plus critique sur l’aspect communication.

 

L’absence de 4G, un défaut rédhibitoire

Il est d’autant plus étonnant de voir le même SoC Snapdragon 400 utilisé par Motorola dans le Moto G 4G et le nouveau Moto G qu’ils ne possèdent pas les mêmes caractéristiques de connectivité. Ce dernier possède en effet un défaut tout simplement incompréhensible en en cette fin d’année : il n’est pas compatible avec les bandes de fréquences 4G. Pourquoi ? Comment ? Mystère. Mais de notre point de vue, il est inadmissible pour un téléphone digne de ce nom en cette fin d’année de ne pas proposer une telle fonctionnalité. D’autant plus que d’une part, le Snapdragon 400 permet de recevoir la 4G et d’autre part qu’il y a de bonnes chances pour que Motorola sorte d’ici quelques mois une déclinaison 4G de ce nouveau Moto G.

Alors, certes, cette nouvelle version intègre désormais deux ports carte SIM que l’on gère très facilement via un menu présent dans les paramètres du téléphone. Elle possède également un port carte micro-SD. Mais ce ne sont pas vraiment des arguments de ventes capables de convaincre un utilisateur un minimum averti en cette fin d’année. Les communications orales sont par ailleurs de très bonne qualité et à ce titre, le haut-parleur diffuse un son à la fois suffisamment fort (voire très fort quand on pousse le son au maximum) et très clair. Pas de mauvaise de surprise de ce côté-là.

Pas de problèmes notables non plus au niveau de la réception de la 3G et du GPS. Concernant ce dernier, GPS Data a mis un peu plus d’une minute pour nous situer en plein Paris uniquement avec le GPS et toute forme de donnée Internet coupée. On est dans la moyenne, purement et simplement.

 

Un photophone toujours aussi médiocre

Motorola a également légèrement amélioré les deux capteurs photos de son téléphone. Le capteur arrière affiche désormais 8 MP tandis que le capteur frontal passe à 2 MP (au lieu de 5 et 1,3 auparavant). Mais cette petite augmentation du nombre de pixels n’améliore pas fondamentalement la qualité des clichés. Comme sur le Moto G 4G, les photos ont tendance à être encore floues si on ne prend pas le temps de bien stabiliser le téléphone. Il m’aura ainsi fallu au moins trois essais pour rendre cette photo d’échantillon de tissus relativement nette. On appréciera toutefois la rendu très honnête des couleurs.

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Une autonomie acceptable, mais éloignée des performances du Moto G 4G

Est-ce que le passage à l’écran de 5 pouces a mis à mal l’excellente autonomie des anciens Moto G ? Oui, légèrement. L’autonomie du nouveau Moto G est toutefois très bonne pour un téléphone disposant d’une batterie aussi modeste (2070 mAh). Il est capable de tenir un peu plus d’une journée avant de nécessiter un rechargement, et ce, alors que j’ai facilement passé une bonne heure au téléphone, envoyé des dizaines de SMS et synchronisé quelques applications de réseaux sociaux. L’autonomie du nouveau Moto G ne me semble toutefois pas aussi bonne que celle du Moto G 4G par exemple (on perdra 34 % de batterie en 1h30 de vidéo HD visionnée en streaming et en WiFi). Il a par exemple tendance à perdre un peu plus rapidement de batterie dans la journée que son grand frère. Disons pour faire simple que l’on passe d’une excellente autonomie avec le Moto G 4G à une autonomie dans la moyenne avec le nouveau Moto G. Il fallait s’y attendre.