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Les téléviseurs Philips en jettent toujours autant, au grand dam des cinéastes

Au lendemain du CES, le néerlandais Philips tenait cette semaine à Amsterdam sa conférence annuelle consacrée aux téléviseurs et à l'audio. Le chinois TP Vision, qui fabrique les téléviseurs et dorénavant les casques de Philips, est effectivement absent du marché américain.

« 2020 sera l'année d'Ambilight », a déclaré Martijn Smelt, directeur marketing chez TP Vision, lors d'une brève conférence d'ouverture. Autrement dit, 2020 ne sera pas l'année d'innovations majeures en matière de technologie d'affichage ou d'interface utilisateur. Philips exposait bien le prototype d'un impressionnant téléviseur 8K de 88 pouces, mais la marque estime qu'une commercialisation cette année lui parait prématurée.

Processeur P5 de 4e génération : un traitement d'image clinquant à contre-courant

Ces dernières années, le marché du téléviseur s'est concentré et uniformisé. Certains « fabricants » ne fabriquent plus rien eux-mêmes et ne font « que » assembler des composants piochés chez quelques fournisseurs, qui les vendent aussi aux concurrents. C'est le cas de Philips, dont les téléviseurs haut de gamme, par exemple, embarquent les écrans du coréen LG Display, seul fabricant de grandes dalles OLED, et le système d'exploitation Android TV de Google… Exactement comme ceux du japonais Sony.

Il reste malgré tout d'innombrables combinaisons et ça n'empêche pas ces concurrents de se démarquer, sur la mise en œuvre des technologies précitées, sur la sonorisation, mais aussi et surtout avec des technologies maison. Outre sur Ambilight, fonction sur laquelle nous revenons plus loin, Philips mise beaucoup sur une autre spécificité : sa puce de traitement d'image P5, l'une des plus perfectionnées du marché.

L'une des principales nouveautés des téléviseurs Philips de 2020 est ainsi la quatrième génération du P5. Celle-ci reconduit les 5 algorithmes existants – réduction du bruit, amplification de la netteté, du contraste et de la saturation, augmentation de la fluidité – mais rajoute une intelligence artificielle, plus spécifiquement un algorithme d'apprentissage automatique, pour « équilibrer » les 5 traitements en fonction du contenu (peau, paysage, mouvement…). Malheureusement, nous avons constaté lors des démonstrations que ces traitements créent encore des effets indésirables : l'algorithme de fluidité génère toujours des artefacts et le renforcement de la netteté amplifie toujours le crénelage des textes et les artefacts de compression.

Certes, ça en jette, mais ces algorithmes qui altèrent l'image sont de plus en plus dénoncés par des cinéastes qui sensibilisent un public de plus en plus large au respect du rendu original de leurs œuvres. Tom Cruise, à la sortie de Mission impossible : Fallout, a appelé le grand public à désactiver l'algorithme de fluidité. Et Netflix a conseillé aux spectateurs de Roma, d'Alfonso Cuaron, de désactiver aussi tous les autres traitements. Puis l'UHD Alliance, consortium réunissant fabricants de téléviseurs et producteurs de films et de séries, a annoncé l'été dernier la création d'un Filmmaker Mode, avec le soutien de réalisateurs comme Martin Scorsese, Christopher Nolan ou JJ Abrams. Ce mode permettra aux téléspectateurs de désactiver facilement tous les traitements d'image, quelle que soit la marque du téléviseur, au lieu de les désactiver un par un ou d'avoir à deviner que c'est le rôle du mode Vrai cinéma chez l'un ou Expert chez l'autre.

Assez peu enthousiasmé par cette fonction qui annihile l'une de ses spécificités, Philips rappelle que ses téléviseurs disposent déjà d'un mode « film » correspondant « peu ou prou » au Filmmaker Mode. Il précise que le nom du mode n'est pas encore arrêté, mais annonce qu'il « suivra la tendance » si tout le monde l'appelle de la même manière.

De plus, de plus en plus de spectateurs regardent films et séries indifféremment sur des ordinateurs, des tablettes, voire des téléphones, qui n'appliquent pour la plupart aucun traitement d'image. Dans ce contexte, les puces de traitement d'image des fabricants seront de moins en moins un argument de vente.

Ambilight et fonction anti brûlure : la reconversion du P5

Elles ne seront pas totalement inutiles pour autant : Philips nous a fait la démonstration d'une fonction mettant à contribution l'intelligence artificielle de la 4e génération de la P5 pour détecter et assombrir les éléments statiques à l'écran (logo d'une chaîne, habillage d'une chaîne d'information en continu, élément d'interface d'un jeu vidéo…). De quoi éviter qu'ils ne brûlent les écrans OLED en cas d'affichage prolongé, au prix toutefois d'un effet de vignettage disgracieux, du moins à ce stade du développement.

Cette fonction pourrait être lancée fin 2020, mais on ne sait pas encore si elle sera ajoutée aux téléviseurs présentés cette semaine, ou si elle sera réservée aux futures nouveautés, par exemple à celles de l'IFA 2020.

Les puces de Philips continueront aussi de se charger d'Ambilight, cette fonction exclusive éclairant le mur derrière le téléviseur pour immerger davantage le téléspectateur. Les nouveaux téléviseurs profitent d'un temps de réponse amélioré, qui réduit le décalage qu'on pouvait parfois percevoir entre un flash à l'écran et sa projection au mur. De plus, on peut désormais connecter son téléviseur directement à des ampoules Philips Hue, sans boîtier Hue Play HDMI Sync Box ni configuration sur smartphone.

Android TV : stabilité et fluidité

Excepté un modèle d'entrée de gamme embarquant encore l'ancienne plateforme maison Saphi, tous les nouveaux téléviseurs Philips embarquent Android TV. Tout comme ceux d'autres marques. Mais TP Vision a profité de sa conférence de presse pour détailler sa philosophie et sa mise en œuvre.

Pour commencer, Google a annoncé au mois de décembre le développement d'Android TV 10, qui pourrait sortir dans quelques mois, potentiellement avant la mise en vente des nouveaux téléviseurs Philips cet été. Mais TP Vision a précisé qu'ils se concentraient sur la stabilité et qu'ils ne se précipiteraient pas sur la nouvelle version.

Les nouveaux téléviseurs devraient donc s'en tenir quelque temps à Android TV 9 (Pie). La plateforme est animée par le même SoC MediaTek MT5599 que sur les téléviseurs OLED des séries 804, 934 et 984 de la génération précédente. Cette puce comporte un CPU à quatre cœurs ARM Cortex-A53 cadencés à 1,5 GHz et un GPU ARM Mali-G51, elle s'accompagne de 3 Go de mémoire vive et de 16 Go de stockage. Une brève prise en main a révélé une interface fluide et réactive. Enfin, en plus de Google Assistant, on retrouve le « skill » Amazon Alexa, qui permet de télécommander le téléviseur depuis un autre appareil, mais pas l'inverse, ainsi que des optimisations pour Dolby Vision et Dolby Atmos.

Voilà qui conclut cet article récapitulant les généralités concernant les nouveaux téléviseurs Philips pour l'année 2020, nous détaillons la gamme dans un article séparé.

https://www.frandroid.com/android/android-tv/659796_test-philips-the-one-58pus7304-est-il-vraiment-le-televiseur-au-juste-prix-quil-vous-faut