Qualcomm poursuit sa guerre avec Apple et l’accuse une nouvelle fois d’avoir volé ses secrets commerciaux pour les livrer à Intel. Ce dernier en aurait alors profité pour améliorer le modem des iPhone XS, XS Max et XR.

L’histoire entre Qualcomm et Apple a toujours été un long fleuve pas tranquille du tout. Les deux entreprises entretiennent des relations tendues, voire franchement hostiles pour ne pas peser nos mots. En 2017, ces deux géants n’ont pas arrêté de s’affronter par plaintes interposées.

Le premier reproche au second d’avoir enfreint ses brevets et le second réagit avec des accusations similaires. On tourne en boucle. C’est donc sans surprise que l’on apprenait, début 2018, qu’Apple souhaitait se séparer de Qualcomm pour faire confiance exclusivement à Intel sur la conception des modems de ses smartphones.

Utilisation illégale de précieux secrets

De cette union est notamment né le modem de l’A12 Bionic qui équipe les iPhone XS, XS Max et XR (même s’il ne s’agit pas de la première collaboration entre Apple et Intel). Sauf que d’après Qualcomm, Apple lui aurait volé des informations confidentielles et des secrets commerciaux pour les livrer à Intel. Ce dernier aurait ainsi profité de ces éléments clés pour améliorer les performances de la puce.

Qualcomm nourrissait déjà ce genre d’accusations en 2017 et revient aujourd’hui à la charge. « L’utilisation illégale des précieux secrets commerciaux de Qualcomm pour tenter d’aider un concurrent à rattraper son retard nous nuit irrémédiablement et ne doit plus être autorisée », affirme ainsi l’avocat général de l’entreprise à CNBC. Concrètement, Apple est accusé non seulement de ne pas avoir protégé le code source de certains logiciels et outils, mais aussi de l’avoir exploité illicitement.

Une guéguerre qui s’éternise

Autrement dit, Apple et Qualcomm ne s’entendaient déjà pas avant leur rupture, mais le divorce se révèle bien compliqué également. Le spécialiste des semi-conducteurs ambitionne de régler ses comptes devant la justice et veut notamment obtenir gain de cause sur l’origine même du litige avec Apple.

Pour rappel, le géant de San Diego reproche à la firme de Cupertino de ne pas respecter le contrat-cadre qu’elle a signé —  il y a presque 10 ans — et qui indique qu’elle doit payer non seulement pour l’achat des puces Qualcomm mais aussi la licence l’autorisant à utiliser ladite puce. Apple quant à lui pointe du doigt un modèle économique favorisant l’abus de position dominante.

La guéguerre n’est pas prête de s’arrêter…