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Test du Samsung Galaxy A5 : le métal, remède à tous les maux ?

Samsung a lancé la gamme des Galaxy A au tout début de l'année avec les Galaxy A3, A5 et A7. Certains les voient comme les successeurs du Galaxy Alpha, le premier smartphone Galaxy de Samsung utilisant massivement le métal. Pourtant, lorsqu'on s'attarde un peu plus sur ces terminaux, on se rend compte qu'ils ne sont pas exactement les descendants directs du Galaxy Alpha. Nous avons pu tester le Galaxy A5 pour vous livrer nos impressions sur le premier smartphone Galaxy de Samsung qui intègre des bords en aluminium ... mais aussi une coque unibody, elle aussi en métal !

Samsung Galaxy A5 14

Commençons par la fiche technique du Galaxy A5, ce mobile de 5 pouces qui se place dans le milieu de gamme avec sa dalle Super AMOLED d'une définition HD (1280 x 720 pixels). Le SoC peut paraître faiblard puisqu'il s'agit du Snapdragon 410 de Qualcomm, intégrant un processeur quad-core 64 bits misant sur une consommation maîtrisée. Mais la mémoire vive de 2 Go pourrait bien nous réserver une bonne surprise.

Fiche technique

Du métal ? Où ça ?

Il est vrai que le Galaxy A5 à des airs de Galaxy Alpha. Les faces avant des deux terminaux se ressemblent comme deux gouttes d'eau. On trouve une vitre Gorilla Glass 3 sous laquelle se trouvent les différents capteurs, le bouton accueil physique entouré des deux boutons tactiles retour et multitâche et le haut-parleur. Ils sont tous à la même place que sur le Galaxy Alpha.

En revanche, les bordures du Galaxy A5 diffèrent légèrement de celles du Galaxy Alpha. Elles sont certes en métal, mais on ne trouve plus la présence du haut-parleur qui a été déporté sur la coque arrière. De même, les inserts en plastique permettant une meilleure réception du signal ne sont plus totalement visibles. En fait, il semblerait que Samsung ait appliqué une couche fine de plastique (ou une couche épaisse de peinture) par dessus l'aluminium. C'est une sensation encore plus visible à l'arrière du terminal puisque le toucher fait penser à du vulgaire plastique. Pourtant, la coque serait bien réalisée en aluminium. Il est dommage de cacher du métal par un plastique d'autant plus que pour cette version blanche, Samsung a choisi une matière glossy possédant des reflets jaunâtre. Du mauvais goût, tout simplement. La version noire que nous avons pu prendre en main au CES possédait quant à elle un revêtement qui pouvait faire penser à de l'aluminium anodisé, avec un effet largement plus convaincant. Toutefois, la face avant de la version noire est dotée d'un revêtement qui laisse apparaître des paillettes...

Samsung Galaxy A5 15

La coque arrière (qui n'est plus amovible contrairement au Galaxy Alpha) intègre toujours un appareil photo trop épais, qui ressort alors légèrement comme sur le Galaxy Alpha. Le flash est toujours situé à gauche du capteur, et le haut-parleur se positionne désormais à droite. Bon point : la protubérance qu'on trouvait au niveau du connecteur USB du Galaxy Alpha a disparu sur le Galaxy A5. Pourtant, la finesse est la même avec 6,7 mm au compteur.

Samsung Galaxy A5 13

Le format est plutôt agréable puisque le terminal n'est pas trop encombrant et tient bien dans la main. Toutefois, je préfère le Galaxy Alpha qui était légèrement plus compact et léger. Surtout, je trouve vraiment dommage l'utilisation de plastique sur la coque arrière et les bordures lorsque du métal se cache dessous.

Le Super AMOLED aux commandes

Samsung profite de sa technologie maison AMOLED avec cette dalle HD de 5 pouces Super AMOLED. Il partage à peu près les mêmes avantages et défauts que les autres écrans AMOLED du géant coréen. Ainsi, le contraste est excellent tout comme les angles de vision. La luminosité n'est pas très élevée mais reste correcte. En revanche, les blancs ont tendance à tirer vers le jaune. Ce n'est pas vraiment visible à l'usage, mais lorsqu'on le compare à un autre téléphone doté d'un bon écran dans ce domaine (comme l'Ascend Mate 7 avec sa dalle IPS-NEO), la différence saute aux yeux.

Samsung Galaxy A5 4

On salue toutefois l'effort fourni par Samsung dans le domaine logiciel de l'affichage. En effet, comme sur la plupart des terminaux du Coréen dotés d'écrans AMOLED, le Galaxy A5 intègre des "Modes d'écran". Ce sont en fait des profils qui permettent de modifier le rendu colorimétrique ou encore la balance des blanc. Pratique pour ceux qui n'aiment pas les teintes trop saturées de l'AMOLED. Les modes Photos et Basique nous semblent les plus fidèles.

Un mot sur la résolution qui atteint 293 PPI : ça commence à être limite même si ce n'est pas très gênant à l'usage. Si on compare le terminal de Samsung au Nexus 5 lui aussi doté d'un écran 5 pouces mais en Full HD, le confort de lecture est plus élevé sur le terminal de Google. Cela se ressent surtout sur les pages Web non adaptées à la navigation mobile : avec le Nexus 5, les sites sont plus lisibles sans avoir besoin de zoomer. Encore faut-il avoir de bons yeux.

Mais où est donc Lollipop ?

Avec le Galaxy A5, Samsung nous livre un smartphone sous Android KitKat 4.4.4 au mois de février 2015. Alors oui, il y a pire et on voit encore quelques terminaux sous Jelly Bean. Mais quand même, Lollipop est disponible depuis le mois de novembre dernier sur certains appareils tiers. Samsung aurait pu faire un effort pour livrer Android 5.0 sur le Galaxy A5. En l'état, il faudra attendre de nombreuses semaines voire mois avant de voir arriver la sucette sur le terminal du coréen. Dommage de ne pas montrer l'exemple aux autres constructeurs.

Galaxy-A5-TouchWiz

On trouve donc Android KitKat à la sauce TouchWiz, l'interface constructeur propre à Samsung. Et rien n'a changé par rapport aux récents terminaux sous TouchWiz que l'on a testés, qu'il s'agisse du Galaxy Note Edge ou du Galaxy Alpha. Pour ceux qui ne sont pas familiers avec cette interface, elle change énormément l'ergonomie par rapport à un Android stock. De nombreuses fonctions sont très utiles et intégrées de bases mais certains utilisateurs trouveront un peu trop lourde cette interface. On aime ou on n'aime pas.

Un appareil de photo de qualité qui manque de fonctionnalités

Le capteur principal de 13 mégapixels et son objectif doté d'une ouverture f/2.0 donnent des résultats plutôt bons. Les clichés sont bien détaillés avec une bonne balance des blancs. L'autofocus est rapide mais capricieux. En effet, pour réaliser le cliché du joueur de baseball, il a fallu s'y reprendre à plusieurs reprises. La gestion de la luminosité est bonne d'autant plus qu'il est possible de choisir le mode de mesure de la lumière (pondérée centrale, matrice ou spot). Enfin, le mode panorama est pratique mais manque clairement de piqué comparé à une photo standard. Ajoutons qu'il est possible de prendre les photos en 16/9 (13 MP), 4/3 (9, MP) ou au format carré (9,6 MP) pour les adeptes d'Instagram.

APN Galaxy A5

Un rapide mot sur une fonctionnalité mise en avant par Samsung lors du CES : la fonction beauté pour les selfies. Celle-ci permet de retouche - automatiquement - le visage de l'utilisateur pour affiner le visage et agrandir les yeux. Une fonctionnalité qui devrait faire un flop en Europe. Une autre fonction qui devrait ravir les adeptes des selfies, c'est celle qui permet de tendre la paume de la main vers l'appareil photo pour prendre automatiquement une photo après deux secondes.

Galaxy A5 APN macro Galaxy A5 APN 5 Galaxy A5 APN 4 Galaxy A5 APN 3 Galaxy A5 APN 2 Galaxy A5 APN 1 Galaxy A5 APN pano

 

Des performances un peu justes pour certains usages

Le Galaxy A5 ne s'annonce pas comme un foudre de guerre, avec son Snapdragon 410. Certes, c'est un SoC doté d'un processeur quad-core 64 bits mais les cœurs Cortex-A53 qui le composent sont davantage destinés à choyer la consommation qu'à proposer des performances de premier ordre. Toutefois, TouchWiz est étonnament fluide sur le terminal de Samsung. Les 2 Go de mémoire vive semblent faire correctement leur travail. En revanche, on peut - parfois - noter quelques micro ralentissements dans l'interface, mais rien de bien grave.

Nous avons lancé notre suite de benchmarks histoire de voir ce que le Galaxy A5 avait dans le ventre. Sans grande surprise, le Snapdragon 410 lui fait obtenir les mêmes résultats que le HTC Desire 510. On tirera la même conclusion : on évitera de lancer des jeux trop gourmands, ou au moins, on prendra soin de baisser les paramètres graphiques pour conserver une certaine fluidité. Le Desire 510 a l'avantage de se contenter d'une définition FWVGA (854 x 480 pixels) nettement moins gourmande dans les jeux comme on peut s'en rendre compte sur GFXBench onscreen. Quant au Galaxy Alpha et son Exynos 5430, ils laissent sur place les deux autres terminaux.

 

Une autonomie correcte

L'autonomie du Galaxy A5 est correcte et semble légèrement meilleure comparée à celle du Galaxy Alpha. On peut donc tenir une journée entière, à condition de ne pas être trop gourmand sur l'utilisation du téléphone. Dans le cas contraire, la batterie réclamera son chargeur avant la fin de la journée.

Batterie-Galaxy-A5

Sur notre test d'autonomie (lecture d'une vidéo sur YouTube pendant une heure avec la luminosité réglée à son maximum), la batterie du terminal a perdu 15 % de sa capacité. Un chiffre dans la moyenne basse des terminaux moyen de gamme mais qui n'est pas du tout catastrophique.

Comme d'habitude chez Samsung, on trouve les modes Economie d'énergie et Ultra économie d'énergie. Ils permettent de limiter certaines fonctions fonction : brider le processeur, activer un mode noir et blanc pour tirer partie de l'écran AMOLED qui ne consomme pas d'énergie pour afficher du noir, ou encore restreindre les données en arrière plan. On peut facilement gagner quelques heures d'autonomie.