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Test du Samsung Galaxy S8+ : un champion de l'autonomie

Le Galaxy S8+ est la déclinaison grand format du Samsung Galaxy S8, avec un écran mais aussi et surtout avec une batterie plus grands. Comment se distingue-t-il en pratique ?

En plus du tant attendu Samsung Galaxy S8, nous avons testé le Galaxy S8+, sa déclinaison grand format. Les quelques différences découlent de l'agrandissement de l'écran. Nous nous sommes ainsi penchés sur l'autonomie délivrée par sa grande batterie, sur son ergonomie, et nous nous sommes assurés qu'il n'y avait pas de problème de performances, comme du temps des Galaxy S7 et S7 edge.

Avant de revenir sur les aspects les plus similaires aux Galaxy S8 et S8+, largement développés dans le test du Galaxy S8, répondons aux deux plus grandes questions portant sur le Galaxy S8+ : quelle est son autonomie ? Et est-il à la hauteur du S8 sur le plan des performances ?

Vidéo

Autonomie : presque 2 jours d'utilisation intensive

Outre le design "Infinity Display" encore plus "wahou" que sur le Galaxy S8, sur lequel je reviens plus loin, l'atout principal du Galaxy S8+ est sa batterie de 3500 mAh. Soit la même capacité que la batterie du Galaxy Note 7, qu'il remplace d'une certaine manière, en attendant un véritable successeur. Mais les S8 et S8+ bénéficient d'une nouvelle génération de puces, recourant à un nouveau procédé de fabrication en 10 nm, dont l'un des principaux apports est une meilleure efficacité énergétique.

On s'attendait donc à ce que le Galaxy S8+ offre une autonomie record, et nous l'avons vérifié : abstraction faite de smartphones spécifiques dotés de batteries allant jusqu'à 10 000 mAh, ce smartphone est le champion d'autonomie.

Dans notre protocole de test SmartViser, qui simule un usage quotidien relativement intensif, le Galaxy S8+ a effectivement tenu un peu plus de… 19 heures ! C'est encore mieux qu'un Galaxy A5 2017, autre champion d'autonomie, qui tient un peu plus de 17 h dans la même épreuve.

En pratique, en usage intensif (guidage routier, réseaux sociaux, consultation internet, photo et vidéo), le téléphone tient bien plus d'une journée, sans pour autant tenir deux journées entières.

Mais il bénéficie d'une recharge rapide. Avec le chargeur fourni, qui délivre 5 V et 2 A (soit 10 W) ou 9 V et 1,67 A (soit 15 W), il faut un peu moins de 40 min pour passer de 10 à 50% (contre 30 min pour les 3000 mAh du S8), et environ 1 h 35 pour passer de 10 à 100% (contre 1 h 30). Ainsi, un court ravitaillement suffit à l'utiliser deux jours d'affilée.

Tout ceci vaut avec les réglages par défaut, ceux qu'utiliseront la majorité des utilisateurs au quotidien, c'est-à-dire l'écran en définition FHD+ (2220 x 1080 pixels) et en mode Performances normales. Nous mesurerons prochainement l'autonomie avec l'écran en définition native (2960 x 1440 pixels).

Soulignons enfin que Manu a obtenu des résultats beaucoup plus décevants avec son Galaxy S8 utilisé essentiellement au soleil de Nice que moi avec mon S8+ utilisé dans la pénombre à Paris. La consommation de l'écran Super AMOLED semble exponentielle. Heureusement, le traitement antireflet est efficace et dispense de pousser la luminosité dans la plupart des cas.

Performances : strictement identiques à celles du Galaxy S8

Sur le plan des performances, les Galaxy S8 et S8+ internationaux exploitent la même puce Samsung Exynos 8895, mais on pouvait craindre des écarts de performances, suite au bug ayant affecté le Galaxy S7 edge, significativement moins performant que le S7.

Mais nous avons soumis le Galaxy S8+ aux mêmes tests de performances que le Galaxy S8, et il a obtenu des résultats identiques, à plus ou moins quelques pour-cent, ce qui correspond à la marge d'erreur de ce genre de tests.

En pratique, le Galaxy S8+ est parfaitement fluide et réactif la quasi-totalité du temps, ce en mode "Performances normales" par défaut, et en définition "FHD+" (2220 x 1080 pixels) par défaut comme en définition native "WQHD+" (2960 x 1440 pixels). Et il démontre que 4 Go de mémoire vive peuvent suffire en 2017, puisqu'il relance en une fraction de seconde toutes les applications.

Les Samsung Galaxy S8 et S8+ sont assez performants pour se transformer en ordinateur, par le biais de l'accessoire DeX (Desktop Experience).

https://www.frandroid.com/marques/samsung/420410_prise-en-main-de-samsung-dex-quand-le-galaxy-s8-se-transforme-en-ordinateur

Design et ergonomie

Le Galaxy S8+ est une copie conforme du Galaxy S8, mais avec un écran encore plus grand, dont la diagonale a été portée de 5,8 à 6,2 pouces. Cet écran Super AMOLED incurvé "Infinity Display" occupe 84% de la surface avant du smartphone. Du fait des bordures quasi inexistantes et du ratio panoramique 18,5:9 (2,05:1), les dimensions du smartphone sont quasi identiques à celles d'un Galaxy Note 7, dont l'écran 16:9 faisait 5,7 pouces de diagonale : respectivement 159,5 x 73,4 x 8,1 mm et 153,5 x 73,9 x 7,9 mm.

En pratique, la prise en main du Galaxy S8+ est donc similaire à celle d'un Galaxy Note7 ou de beaucoup de smartphones de plus ou moins 5,5 pouces. Pour autant, l'écran est plus grand, et même avec mes mains assez grandes, il m'est impossible d'accéder aux quatre coins de l'écran en utilisant le téléphone d'une seule main. Le Galaxy S8+ est indéniablement un smartphone qu'on utilise à deux mains : l'une pour le tenir, l'autre pour manipuler l'interface.

Samsung a néanmoins prévu un "Mode d'utilisation à une main", pour ces situations dans lesquelles on n'a qu'une seule main libre : d'un geste d'un coin inférieur vers l'intérieur de l'écran, l'interface se réduit de moitié, et on peut accéder aux quatre coins d'une seule main.

Mais ceci ne résout pas le fait qu'il est impossible de s’asseoir avec ce téléphone glissé dans la poche avant d'un jean.

Écran

Cet écran est incurvé sur deux de ses bords, encore un peu plus légèrement que sur le S7 edge, qui l'était lui-même plus légèrement que le S6 edge. C'est probablement cette courbure qui permet à Samsung d'offrir des bordures aussi fines, bien plus fines que sur le LG G6. C'est d'autant plus vrai avec un fond d'écran sombre sur notre S8+ noir laqué : l'écran se fond avec le cadre métallique, qui bénéficie au passage d'un assemblage exemplaire.

Si elle contribue à l'esthétisme du téléphone, cette courbure présente néanmoins deux inconvénients : elle provoque un léger effet arc en ciel, qui peut avoir un certain charme, mais empêche d'obtenir un affichage parfaitement uniforme. De plus, certaines tapes dans la zone incurvée de l'écran ne sont pas prises en compte du premier coup, probablement en raison des faux positifs d'une fonction qui empêche de faire de fausses manipulations lorsqu'on déborde sur l'écran en tenant l'appareil.

Soulignons au passage les quatre coins arrondis, avec un rayon plus important que sur le LG G6, mais une courbure parfaite. Une spécificité purement esthétique, qui ne pose aucun problème en pratique, si ce n'est de rogner quelques pixels lorsqu'on affiche des contenus en plein écran.

Concernant le ratio 18,5:9, plus allongé que le 16:9 auquel nous sommes désormais habitué, il contribue à l'effet wahou, mais il ne présente ni vraiment d'avantage, ni vraiment d'inconvénient. Même si elles se lancent la première fois dans un mode de compatibilité, toutes les applications que nous avons essayées (notamment les plus courantes) fonctionnent parfaitement en plein écran.

Et pour les vidéos 16:9, on peut se satisfaire de fines bordures noires à gauche et à droite, qui sont quasi indiscernables en raison du noir parfait de l'écran OLED, ou bien renforcer l'immersion en utilisant la fonction plein écran proposée par Samsung, compatible avec la plupart des applications de lecture de vidéo (dont YouTube et Netflix), qui zoome et rogne donc deux fines bandes en haut et en bas.

Biométrie : un autre son de cloche sur le capteur d'iris

Le capteur d'empreinte digitale du Galaxy S8+ me permet de faire une transition entre la prise en main et les fonctionnalités biométriques. La bordure inférieure de l'écran ne laissant pas de place à un tel capteur, il a effectivement été déménagé au dos. Mais il n'est ni en dessous de l'appareil photo, ni renfoncé : il est asymétrique et tout juste délimité par un fin relief. Et pour ne rien arranger, sur le Galaxy S8+ il est presque hors de portée lorsqu'on tient l'appareil au bas de la main.

Concrètement, on tâtonne pour trouver ce capteur d'empreinte digitale, et on préfère se tourner vers l'un des deux autres capteurs biométriques… Soulignons au passage qu'il en va de même de la plupart des boutons : lorsqu'on tient le téléphone de la main gauche, comme la plupart des droitiers, le bouton Power est tout juste au bout de l'index, et le bouton Volume haut est hors de portée du pouce. Il faut repositionner le smartphone dans sa main. Et inversement lorsqu'on le tient de la main droite.

Pour en revenir aux capteurs biométriques, les Samsung Galaxy S8 et S8+ proposent en plus du capteur d'empreinte digitale des fonctions de déverrouillage par reconnaissance faciale ou par capteur d'iris.

Contrairement à Manu dont le Galaxy S8 n'a pas apprécié le crâne rasé, mon Galaxy S8+ a très bien fonctionné avec ma calvitie naissante. Certes, le taux de réussite n'est pas très bon lorsqu'on regarde le smartphone vers le bas, mais on prend vite l'habitude de le réveiller à hauteur de visage, et dans ce cas il se déverrouille quasi instantanément.

Et si comme moi vous avez la chance de ne pas porter de lentilles, le capteur d'iris est super efficace. Il faut dire qu'il repose sur un capteur infrarouge dédié, assisté d'une diode infrarouge, qui lui permet de fonctionner dans le noir ou même à travers des lunettes de soleil. Il est assez tolérant au déverrouillage en biais, à la seule condition que le smartphone soit perpendiculaire au regard. On parvient vite à cadrer à l'aveugle, auquel cas on passe directement de l'écran de verrouillage à l'écran d'accueil. Autrement, un viseur s'affiche après 1 seconde pour vous aider à cadrer.

En somme, les capteurs de visage et d'iris des Galaxy S8 font malheureusement de la discrimination, mais lorsqu'ils fonctionnent ils sont diablement efficaces.

Photo, vidéo, interface… idem !

Enfin, pour ce qui est des spécificités logicielles et des capacités photo, audio et vidéo du Galaxy S8+, elles sont strictement identiques à celles du Galaxy S8. Je vous invite donc à consulter le test approfondi que Manu lui a consacré.

https://www.frandroid.com/marques/samsung/422660_test-du-samsung-galaxy-s8-le-renouveau-coreen-na-t-il-que-du-bon

 

Prix et disponibilité

Le Samsung Galaxy S8+ sera disponible en France le 28 avril, au prix public de 909 euros. Une seule capacité est proposée, 64 Go, extensible par le biais d'un logement microSD.