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Test du Sony Xperia 5 III : un petit format aux grandes ambitions

Le Xperia 1 III est le dernier haut de gamme de la maison Sony. Or ce constructeur est l’un des derniers à continuer de proposer une version aux dimensions plus compactes, et à un prix un peu plus raisonnable, de chacun de ses flagships. Il s’agit ici du Xperia 5 III, qui se targue d’offrir le même niveau de qualité et de performances que son aîné. Ce que nous nous sommes fait un point d’honneur de vérifier.

Voici notre test de ce Sony Xperia 5 III.

Fiche technique

Ce test a été réalisé à partir d’un exemplaire prêté par Sony.

Design

Le Xperia 5 III conserve les grandes lignes esthétiques de la famille Xperia. Nous avons toujours ce design en forme de monolithe noir, mais qui ici se rapproche plus du précédent Xperia 5 II que du Xperia 1 III. Ainsi comparé à ce dernier, le produit que nous testons ici affiche des angles plus arrondis et des tranches avec un certain galbe, là où le dernier flagship Sony est totalement plat.

Nous retrouvons le format assez atypique en 21/9, qui en fait un produit tout en longueur. Niveau dimensions, nous avons 157 x 68 x 8,2 mm pour 168 g, contre 165 x 71 x 8,2 mm et 181 g pour le Xperia III 1. Il est donc plus compact et il faut admettre qu’au quotidien nous apprécions ce format qui rentre sans difficulté dans toutes les poches ou un petit sac à main. De plus, une main suffit pour la majorité des opérations que vous souhaiterez réaliser avec contrairement à son modèle plus cher.

Son dos en verre (Gorilla Glass 6) est très bien réalisé. Mais avec sa finition laquée, il a le défaut de capturer très facilement les traces de doigts, en plus de se révéler un peu glissant. Le bloc optique malgré ses quatre capteurs n’est pas trop proéminent, ce qui permet de le poser sur une table sans réel déséquilibre. Quant à la qualité de fabrication, rien à redire. Sony réalise ici un beau travail, avec un excellent niveau de finition et en bonus la certification IP68.

Les boutons physiques sont tous réunis sur la tranche droite et sont au nombre de quatre. De haut en bas, nous avons celui dédié à la gestion du volume, puis celui d'alimentation, le troisième appelle Google Assistant, la quatrième lance l’app photo et permet même d’enclencher une prise de vue. Cela est assez rare pour être signalé et au quotidien se révèle très agréable.

Notez que le bouton d'alimentation intègre le lecteur d’empreinte digitale. Malgré sa taille réduite, il est assez efficace, ce qui n’empêche pas des ratés réguliers, mais pas assez fréquent pour nous irriter.

Sur la tranche gauche nous avons un tiroir pour accueillir deux cartes SIM (une seule en 5G) ou une carte SIM et une carte SD. La tranche haute propose un port jack et sur la tranche basse se trouve un port USB-C.

Écran

Ici, Sony abandonne la dalle OLED 4K 6,5 pouces du Xperia 1 III pour un plus raisonnable et économe en énergie AMOLED de 6,1 pouces en 2520 x 1080 pixels. Par contre, il conserve le taux de rafraîchissement de 120 Hz. Attention, il passe à 60 Hz quand le mode économie d’énergie est activé ou que le smartphone chauffe trop. On peut aussi activer le 60 Hz manuellement si on le souhaite.

Avec une densité de pixels de 449 ppp, nous ne pouvons qu’apprécier la finesse de l’affichage. Nous avons mesuré cet écran à l'aide de notre sonde et du logiciel CalMAN Ultimate de Portrait Displays.

Si en balance des blancs standard, la température des couleurs pousse un peu trop dans les bleus avec 7715K, on apprécie également que le japonais propose de régler très finement l’écran, ce qui nous permet d’obtenir 6588K en mode chaud et 6964K en mode standard. Le premier est donc à privilégier si vous souhaitez un rendu plus naturel. Vous pourrez affiner le rendu manuellement.

Toutes ces couleurs n'empêchent pas le Delta E moyen sur le DCI-P3 d'être plutôt bon avec 3,82 en mode standard, contre 3 pour la valeur de référence.

La luminosité est bonne, 544 cd/m², sans être exceptionnelle surtout pour son prix. Surtout qu’avec sa surface brillante, elle ne permet pas d’aider à lutter contre une réflectance assez importante. En plein soleil, il faut vraiment jouer sur l’inclinaison pour éviter des reflets trop importants et conserver un bon niveau de lecture ou de visionnage.

Cet écran est un bon support de lecture et il tire particulièrement son épingle du jeu avec la lecture de vidéos. Il est compatible HDR10+ et affiche, de fait, une belle couverture des différents spectres colorimétrique. On relève 144% en sRGB, 97% en DCI-P3 et 65% en BT.2020.

Pensez à vous munir d’un petit chiffon pour le nettoyer régulièrement, comme le dos, l’écran du Xperia 5 III capture très facilement les traces de doigts.

Logiciel

Android 11 est au cœur de ce smartphone et offre une expérience proche d’un Android Stock.

Sony n’a pas ajouté de fonctions maison, si ce n’est une barre latérale qui s’active via un double appui dessus. En plus de ne pas être très naturelle, elle ne fait que réunir les dernières apps lancées. Elle propose aussi un accès à un « mode une main » qui n’est pas vraiment pertinente sur un mobile de cette taille, à moins d’avoir vraiment de très petites mains. Enfin, elle permet de lancer des apps en multifenêtrage.

Rien de bien extraordinaire et de nombreux constructeurs proposent plus intuitif et surtout efficace. Les possibilités de personnalisation sont très limitées, nous sommes loin d’un ColorOS.

Nous avons noté une fonction Optimiseur de Jeu qui permet d’éviter d’être dérangé par des notifications ou de les filtrer soigneusement, ou encore d’enregistrer des vidéos de vos exploits. Sony se contente ici du service minimum, alors que pour les apps photo et vidéo il en a peut être un peu trop fait avec des modes Pro très poussés.

Pas de souci en revanche pour consommer vos contenus vidéo issus des plateformes de sVoD, le DRM Wideline L1 est bien intégré et permet donc de visionner tout cela en HD.

Photo

Sony propose trois capteurs photo et comparé au Xperia 1 III, il ne manque que le capteur 3D iToF. Nous avons donc au menu :

Sony se targue de faire appel à des technologies provenant de sa gamme d’appareils photo numériques. Il mise plus sur les capacités physiques de son matériel que sur les algorithmes. Cela nous donne en journée de très belles photos, la colorimétrie est naturelle, les contrastes bien gérés. Il faudra jouer avec la mise au point pour obtenir un rendu optimal des zones claires comme le ciel par exemple. Par contre, quand nous zoomons dans l’image, nous remarquons un lissage un peu trop marqué qui réduit la précision des détails.

Le mode ultra grand-angle est de bonne qualité, certes nous avons un peu de déformation sur les côtés ce qui est naturel. Il est un peu excessif comparé à la concurrence et le niveau de détail est de bon niveau, sauf sur les bords.

Les deux zooms optiques sont très efficaces, l’image garde les qualités vues ci-dessus, tout en permettant d’approcher la cible sans les traitements agressifs d’un zoom numérique.

Le mode nuit fait parfaitement le job, avec une belle image. Toutefois, en zoomant dans l'image, on constate que les algorithmes lissent encore un peu plus les détails que dans de bonnes conditions de lumières. C'est un peu trop poussé à notre goût.

Cela reste pourtant très réussi et nous profitons de photos dans la moyenne dans sa catégorie de prix. Par contre, le mode nuit n’est pas efficient en ultra grand-angle.

Le mode portrait est efficace même s'il manque un peu d'effet Bokeh par rapport à la concurrence. Notez que l’APN frontale fait de très beaux selfies, mais pas d’effet bokeh.

Sony a opté pour une app photo très, voire trop complète. Ainsi, le Xperia 5 III propose un mode Basic, un mode Auto et un dernier totalement manuel. Toutefois, à moins d’être un pro de la photo, le dernier est inutile. Cela a tendance à complexifier l’usage au quotidien et a pu m'amener à rater un moment, car je n'étais pas dans le bon mode. Irritant.

Cela fait plaisir à voir, c’est technique, mais la majorité des utilisateurs passera à coter des possibilités offertes, comme le mode RAW.

Idem au niveau de la vidéo. L’app est au finale assez complexe et si la possibilité d’utiliser des Luts (profils colorimétriques appliqués directement sur l’image) est intéressante et offre des possibilités artistiques réelles, nous ne sommes pas certains de l’intérêt pour le grand public.

Performances

Sony met les petits plats dans les grands avec un SOC Qualcomm Snapdragon 888, le SoC haut de gamme par excellence de 2021. Il est épaulé par 12 Go de mémoire vive.

Sans surprise, les performances sont excellentes avec un système d'exploitation ultra fluide, tout comme les apps. Ajoutez à cela l'écran en 120 Hz et vous comprendrez que c'est un véritable plaisir d'utiliser ce smartphone au quotidien.

Côté jeux vidéo, Fortnite est comme un poisson dans l’eau et cela même en activant les détails au maximum. Tout est d’une rare fluidité et répond parfaitement. Seule déception, le jeu reste bloqué à 30 fps, impossible d’aller au-delà. Avec Arena of Valor nous sommes bloqués à 60 fps. Des mises à jour ultérieures pourront peut-être corriger la chose, mais rien n'est moins sûr.

Autonomie

Avec une batterie de 4 500 mAh, Sony nous offre ici une autonomie satisfaisante.

Testé avec le logiciel Viser, qui simule l’utilisation active d’un smartphone (surf sur le web, SMS, appel, vidéo, écoute de musique, téléchargements…), il a réussi à tenir 13h36 avant d’arriver à 10 % de batterie en partant de 100 %. Ceci avec l’écran en 60 Hz. C'est un score de milieu de tableau si on le compare à nos tests tout au long de l'année. Quand nous passons l'appareil à 120 Hz, Viser nous donne 11h29 avant d’arriver à 10 %. Cela commence à être un peu bas. Certains appareils sortis cette année avec du 120 Hz sont capables de monter à 16h par exemple.

Si vous avez un usage pas trop intensif, il tiendra sans difficulté une journée et demie, dans le cas contraire il fera une bonne journée de travail et pourra tirer jusqu’à la fin de soirée.

Avec son adaptateur 30 W, il se recharge intégralement en 1 h 45 environ en partant de zéro, ce qui n’est pas flamboyant. Il reste toutefois possible de récupérer environ 50 % de batterie en 30 minutes.

Réseau et communication

Ce smartphone supporte toutes les bandes de fréquences 4G et 5 G de France. Ajoutez le Wi-Fi 6, le Bluetooth 5.2 et le NFC, et ce smartphone est très bien doté niveau connectivité. En ce qui concerne les appels, rien à signaler, la qualité est au rendez-vous.

Enfin, le GPS intégré fonctionne à la perfection et nous géolocalise parfaitement à tout moment.

Prix et disponibilité

Le Sony Xperia 5 III est disponible au prix de 999 euros. Il existe en deux coloris : noir ou vert.