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La conduite autonome de Tesla : trois petits tours et puis s’en va

Depuis maintenant plusieurs mois, Tesla propose à un petit groupe d’heureux élus aux États-Unis un avant-goût de la conduite autonome : la capacité de conduite entièrement autonome en bêta. Depuis aujourd’hui, quelques 2 000 propriétaires de Tesla peuvent en profiter, conformément au calendrier prévisionnel publié par Elon Musk sur Twitter.

1 000 personnes de plus, mais combien en moins ?

Si l’arrivée de la bêta dans les véhicules de nouveaux possesseurs de Tesla n’était pas une surprise, le fait que des anciens bénéficiaires de cette option la voient disparaître en est une. Le patron de la firme a tenté une explication via un Tweet dans la nuit :

https://twitter.com/elonmusk/status/1370522745709158407

« La bêta du FSD (full self-driving, ou capacité de conduite entièrement autonome — ndlr) a désormais été rendue disponible à environ 2 000 propriétaires, et nous avons aussi supprimé la bêta aux conducteurs qui n’étaient pas assez attentifs sur la route. Aucun accident jusqu’à maintenant. La prochaine sortie conséquente sera en avril. Ce sera avec la vision uniquement — on utilisera même pas de radar. C’est le chemin vers l’intelligence artificielle du monde réel »

Si Tesla se met à retirer l’accès à des fonctionnalités en bêta, on peut se demander jusqu’où ils iront. En effet, de nombreuses options chez Tesla sont toujours considérées comme « bêta », même après des années. C’est le cas par exemple des fonctionnalités de pilotage automatique (assistance au maintien de cap, sortie auto), mais aussi de manière plus anecdotique des essuie-glace ou feux de route automatiques.

Et en France, c'est pour quand ?

La question qui nous intéresse ici en Hexagone est de savoir quand ces fonctionnalités d’assistance à la conduite en ville feront-elles leur apparition. Si les réglementations sont plus strictes sur le Vieux continent qu'outre-Atlantique, l’immense majorité de ce que Tesla propose jusqu’à maintenant arrivait ici avec quelques mois de retard. Les seules exceptions concernent la « Sortie Auto Améliorée » (Smart Summon) et le changement de voie sur autoroute pour un dépassement sans avoir besoin de confirmer avec un appui sur le commodo du clignotant.

Elon Musk a indiqué à plusieurs reprises sur Twitter qu’il discuterait avec les responsables des régulations en Europe pour faire avancer le sujet, sans retour pour le moment. En outre, pour pouvoir bénéficier de cette bêta de la capacité de conduite entièrement autonome, il y a un prérequis de taille : l’ordinateur de conduite entièrement autonome.

Une installation qui se fait attendre en Europe

Si les nouveaux véhicules vendus par le constructeur américain depuis la mi-2019 sont tous équipés de ce matériel, les anciens véhicules possèdent un ordinateur qu’il faut changer pour profiter de toutes les fonctionnalités de l’option « capacité de conduite entièrement autonome ». Aucun problème pour ceux qui ont payé cette option il y a plusieurs années : Tesla s’est engagée à équiper les véhicules avec la dernière version de leur ordinateur, sans frais supplémentaires.

Le hic, c’est que depuis maintenant plus d’un an, Tesla met à jour discrètement sa page de support pour, au final, toujours avoir raison sur les délais. Comme vous pouvez le voir sur la capture d’écran ci-dessus, la date de disponibilité estimée pour les Model 3 est prévue au deuxième trimestre 2021. Mais jusqu’à hier, c’était prévu pour la fin 2020, ou le début du premier trimestre 2021.

Toutefois, le bout du tunnel semble plus proche que jamais, car toutes les Model S et X peuvent maintenant demander la mise à niveau, ce qui n’était pas encore le cas. Espérons que pour les Model 3 cela ne prenne pas encore une fois du retard, et que les fonctionnalités que l’on voit aujourd’hui sur des véhicules aux États-Unis puissent bientôt arriver dans nos contrées.