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Test du Shure Aonic 40 : un casque sans fil très musical

Second casque sans fil de la série Aonic, le Shure Aonic 40 emprunte au modèle Aonic 50 son design et la plupart de ses fonctionnalités. Mis à par l’emploi de transducteurs dynamiques de 40 mm au lieu de 50 mm et l’impasse sur le codec Bluetooth LDAC, le Shure Aonic 40 bénéficie des mêmes atouts, en l’occurrence d'un système de réduction de bruit active (ANC), de la prise en charge du codec aptX HD, d’une entrée ligne analogique et d’une fonction d’écoute lossless par câble USB. Pour ne rien gâcher, son autonomie est annoncée à près de 25 heures.

Fiche technique

Ce test a été réalisé avec un casque prêté par Shure.

Design

Le Shure Aonic 40 est un casque circum-aural, aux lignes galbées et au look moderne. Il est plaisant à regarder et agréable à toucher et manipuler. Assemblées avec soin, ses différentes parties mécaniques (arceau ajustable, oreillettes orientables) s’actionnent en douceur et sans bruit parasite. La coque gauche abrite le bouton de mise sous tension, tandis que la droite reçoit les ports USB-C et mini-jack 2,5 mm, ainsi que les boutons de contrôle et les microphones de conversation.

L’ensemble est réalisé en PVC, tandis que les coussinets en mousse à mémoire de forme sont recouverts de simili-cuir. Ce casque est bien équilibré pèse 313 grammes.

Un casque confortable

Le Shure Aonic 40 est agréable à porter. Ses coussinets sont dimensionnés pour entourer de grandes oreilles sans les toucher et exercent une pression modérée sur le crâne de l’utilisateur. L’arceau rembourré avec une enveloppe de silicone n’est jamais gênant, même après plusieurs heures d’écoute. Tout cela respire le sérieux.

Usage et application

Il faut un petit temps d’adaptation pour positionner ses mains au niveau des boutons de contrôle. Bonne idée, le bouton de mise en pause est doté d’une petite excroissance qui le rend identifiable au toucher. On sait donc où l’on met les doigts. Outre la gestion de la lecture, ce bouton permet la prise d’appels et l’invocation de l’assistant vocal du smartphone.

Les boutons de volume servent aussi à activer ou désactiver la réduction de bruit active (ANC). Le seul bémol — on chipote — repose sur l’absence de détecteur de port : lorsqu’on enlève le casque, la lecture ne s’interrompt pas.

Shure Play, une app exemplaire

L’app qui permet de gérer le casque Aonic Shure est Shure Play (iOS, Android). C’est un modèle du genre, avec gestion du niveau d’ANC ou de mixage des sons ambiants (mode transparence), lecteur de fichiers audio intégré, et, surtout, un excellent égaliseur. Plusieurs profils y sont prédéfinis, qu’il est possible de modifier à loisir afin d’en créer de nouveaux.

Quatre points d’égalisation sont positionnables de 20 Hz à 20 kHz, avec un gain ajustable de -10 à +10 dB. Par défaut, chaque point impacte une octave de fréquences, mais il est possible d’élargir la gamme de fréquences impactées. Ainsi, les possibilités de modélisation sont importantes.

Les résultats sont appliqués en temps réel et, il faut le reconnaître, particulièrement convaincants. Bon point, l’égalisation validée par l’utilisateur est appliquée par l’ampli-DAC du casque et sauvegardée dans celui-ci. Aussi, lorsque le casque est utilisé avec une autre source (Bluetooth, USB, ligne), le son est automatiquement égalisé.

Bluetooth multipoint

Côté liaison sans fil, c’est le sans-faute pour le Shure Aonic 40. En plusieurs dizaines d’heures de test, il n'a jamais provoqué la moindre microcoupure avec mon iPhone. La réception est parfaite jusqu’à 10 mètres et au travers d’un plancher en bois. La connexion à deux sources Bluetooth est supportée et la reconnexion au dernier périphérique est instantanée lors de la mise sous tension.

Réduction de bruit active

La réduction de bruit active n’est pas de celle qui transforme un véhicule diesel en électrique, ni n’éradique le bruit des réacteurs d’un avion en vol. Pour autant, elle apporte un réel bénéfice à la restitution en environnement « raisonnablement » bruyant. S’il vous arrive d’écouter de la musique en cuisinant, le casque Shure Aonic 40 supprimera convenablement le bruit d’une hotte, d’un brûleur à gaz ou d'un robinet ouvert. De plus, l’isolation passive est très bonne.

Audio

Le Shure Aonic 40 est équipé de transducteurs dynamiques de 40 mm, avec aimants au néodyme. Cette précision a son importance, car le néodyme employé pour animer l’équipage mobile d’un haut-parleur apporte, en comparaison d’un aimant classique en ferrite, une plus grande rigueur dans les mouvements de membranes, et par conséquent un meilleur régime transitoire. Autrement dit, un son plus juste et précis.

L’impédance du casque est de 30 Ohms, ce qui le rend aisément amplifiable en mode ligne par tout baladeur ou ordinateur portable. Autrement dit, il jouera fort sans besoin d’un ampli externe dédié.

Configuration de test

J’ai écouté le casque Shure Aonic 40 avec un iPhone 13 Pro Max, un Xiaomi Mi 11 Lite 5G et un MacBook Air M1 en Bluetooth (aptX et AAC), ainsi qu’en mode ligne USB depuis Apple Music (lossless). Les différences sont peu sensibles entres les sources Bluetooth, même si, comme souvent, l’iPhone 13 Pro Max se montre globalement plus incisif, notamment dans le grave.

Signature sonore Bluetooth

En Bluetooth, selon qu’on active ou non la réduction de bruit active, la signature du casque Shure Aonic 40 évolue de façon très perceptible. Lorsque l’ANC fonctionne, le registre grave est bien plus présent et dans l’absolu assez généreux. Le bas du spectre perd toutefois un peu de sa nuance à cause de l’ANC. Pour le reste, les fréquences médiums sont bien placées, plutôt linéaires, tandis que l’aigu est franchement mis en avant. Sorti de boîte, ANC active, on obtient une signature physiologique plaisante et entraînante. L’Aonic 40 est donc un casque bien équilibré, facile à écouter.

Pour autant, il serait dommage de s’en tenir à cette signature, qui bien qu’elle soit plaisante, manque tout de même de sel. Pour s’en convaincre, il suffit d’activer le profil d’égalisation « Puissance » dans l’app Shure Play. C’est un bon point de départ pour ajuster soi-même la signature du casque.

On peut renforcer un peu l’infra-grave avec une clé positionnée vers 110 Hz, avec un gain de 8 dB, mais aussi ajouter 3 dB de gain à 1,5 kHz et 4 dB à 8 kHz. La fonction d’égalisation de l’app est si performante qu’on peut modeler la signature du casque à sa guise et en fonction de la source utilisée.

Signature sonore depuis l'entrée ligne analogique

La qualité de la restitution fait un bond en avant via l’entrée ligne analogique grâce à la prise casque. Ce n'est pas une surprise dès lors qu'on élimine ainsi la compression Bluetooth. Shure propose d’exploiter l'entrée ligne de deux manières : en éteignant l’amplification du casque ou bien en la conservant active, ce qui permet alors de profiter de l’égalisation éventuellement appliquée ainsi que de la réduction de bruit active. Dans le premier cas, on découvre la signature naturelle des transducteurs de l’Aonic 40, sans la moindre correction. Là, le médium est clairement omniprésent, le grave trop léger et l’aigu presqu’en retrait. Mieux vaut donc allumer le casque et profiter de l’égalisation (définie dans l’app). Avec un DAC Audioquest Dragonfly connecté à mon MacBook, je retrouve alors la balance définie dans l’app Shure, avec une spatialisation améliorée. À vrai dire, je découvre un univers sonore bien plus raffiné, où le grave est mieux nuancé et l’aigu plus transparent.

Signature sonore depuis l'entrée numérique USB

Dans cette troisième configuration, le signal audio est transmis par l’ordinateur ou le smartphone, au travers du port USB, au format PCM et sans aucune compression. On profite donc d’un son lossless. Depuis Apple Music (lossless également), cela saute aux oreilles. La signature sonore reste logiquement la même qu’en Bluetooth et l’on retrouve automatiquement l’éventuelle égalisation appliquée dans l’app Shure Play.

D’ailleurs, la connexion Bluetooth reste opérationnelle lorsque le câble USB est branché et l’app laisse contrôler le casque. Bien vu.

Comportement dynamique et scène sonore

Globalement, le Shure Aonic 40 fait preuve d’un très bon comportement dynamique en liaison Bluetooth, avec une énergie homogène sur les trois registres du spectre sonore. Branché avec son câble analogique à un DAC USB (Audioquest DragonFly), l’Aonic 40 délivre plus de micro-détails et des écarts dynamiques plus marqués : le son est plus réaliste encore. En liaison numérique USB, depuis mon MacBook Air, le comportement dynamique devient spectaculaire. La restitution des basses fréquences gagne en épaisseur et en tonus : ça descend tout à coup très (très) bas et avec beaucoup de tenue et de puissance. À très fort volume, le pavillon de l’oreille en vibre même !

Que ce soit en Bluetooth ou en mode câble, le son délivré est très immersif. La scène sonore est large et profonde dans l’axe frontal, avec un positionnement convaincant des éléments sonores. Pour s'en convaincre, il suffit de jouer quelques morceaux au mixage dense. Killing in the name de Rage Against the Machine, Sabotage des Beastie Boys on encore Atomic de Blondie sont restitués sans tassement des plans sonores, même à fort volume. Conséquence, on ne fatigue pas et on en redemande.

Micro

La qualité des appels vocaux est très bonne, avec un filtrage efficace des bruits environnant l’auditeur. On peut donc passer un appel à l’extérieur dans de bonnes conditions.

Autonomie

C’est l’un des points forts du casque Shure Aonic 40, son autonomie est excellente. Annoncée à 25 heures, elle permet d’envisager de longs voyages en musique sans recourir intempestivement à une prise secteur. En liaison Bluetooth AAC, à 50 % du volume d’un iPhone et malgré une égalisation généreuse des basses fréquences, le casque n’a rendu les armes qu’après… 38 heures !

Point positif, le casque peut également être rechargé pendant la lecture en USB. Un bon point si vous souhaitez profiter de la meilleure qualité possible sans sacrifier la batterie.

Prix et date de sortie

Le casque Shure Aonic 40 est proposé en coloris noir ou blanc, au prix de 249 €.