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Voitures électriques : bonus écologique, prime à la conversion... Toutes les annonces à retenir

En déplacement à Étaples, dans le Pas-de-Calais, Emmanuel Macron était attendu de pied ferme pour s’exprimer au sujet du plan de relance automobile. « Notre soutien va être massivement amplifié », avait-il prévenu dans un message Twitter dans la matinée du mardi 26 mai 2020. Au cours de son discours, le Président de la République a tenu à rappeler l’impact du coronavirus (Covid-19) sur la filière.

« Un plan historique »

« Le secteur a connu une baisse d'activité en moyenne de plus de 80 %. C'est sans précédent hors temps de guerre. Les concessions ont fermé, les Français, confinés, ont cessé d'acheter, et les ventes d'automobiles ont elles aussi chuté de 80 % », a-t-il débuté. « Ce qui signifie qu'aujourd'hui, il y a plus de 400 000 véhicules sur le marché français qui auraient dû être vendus, et qui ne l'ont pas été durant les dernières semaines ».

Et Emmanuel Macron de poursuivre : « Le défi de l’automobile, c’est un défi pour l’identité française. Il nous faut penser et construire l’après. L’après, c’est le monde de la motorisation électrique. L’après, c’est le monde des véhicules autonomes. Et c’est bien cet avant-garde que notre pays doit incarner », croit-il fermement, annonçant dans la foulée « un plan historique face à une situation historique ».

Ce fameux plan comporte trois axes d'action que nous détaillons ci-après.

Soutien à la demande

« Les véhicules électriques et hybrides rechargeables bénéficieront de mesures de soutien exceptionnelles : 7000 euros pour les particuliers, 5000 euros pour les entreprises et les collectivités, et même 2000 euros pour les véhicules hybrides rechargeables qui étaient jusqu’alors exclus de toutes ces primes existantes ». Ici, M. Macron parle évidemment du bonus écologique, qui est donc revu à la hausse.

Emmanuel Macron veut également accélérer le déploiement des bornes électriques sur tout le territoire : objectif 100 000 bornes d’ici 2021, et non plus 2022 comme préalablement établi. A cela s’ajoute une prime à la conversion exceptionnelle : cette aide accordée par l’Etat s’élève à 3000 euros, « et même 5000 euros s’il s’agit d’un véhicule électrique ».

« Les trois quarts des Français seront éligibles. Il suffit d’avoir un revenu fiscal de référence inférieur à 18 000 euros nets ». Sont aussi bien concernées les diesels, les voitures essence dernière génération, les hybrides et les électriques. Cette prime sera disponible à partir du 1er juin 2020 « pour les 200 000 achats à venir. C’est un effort de plus d’un milliard d’euros pour soutenir la demande ».

Transformation industrielle par l’investissement

Le second axe consistera à « investir pour produire en France les véhicules de demain », assure M. Macron. L’idée : moderniser les chaînes de production, booster la robotisation, accélérer l’innovation technologique. « Nous allons mobiliser 200 millions d’euros de subventions pour accompagner les équipementiers et les entreprises sous-traitantes de la filière dans leur transformation et leur montée en gamme », a-t-il déclaré.

Emmanuel Macron annonce également la « création d’un fonds d’investissement de 600 millions d'euros pour intervenir en fonds propre sur l’ensemble des entreprises de la filière. L’Etat apportera 400 millions d’euros, et chacun des deux grands constructeurs français mettront 100 millions d’euros dans ce projet ». Pour soutenir l’innovation, « 150 millions d’euros seront mobilisés pour contribuer à l’effort de relance de la filière », dès 2020.

Pacte entre l’Etat et les entreprises

Le troisième et dernier axe se matérialise par un « pacte entre l’Etat, les entreprises et l’ensemble des salariés du secteur que nous sommes en train de sceller », poursuit le Président. « L’Etat apportera un peu plus de huit milliards d’euros d’aides au secteur. Les constructeurs ont pris en contrepartie une série d'engagements forts, qui consistent à relocaliser la production à valeur ajoutée en France et à consolider et maintenir la totalité de nos productions industrielles sur nos sites ».

Le groupe PSA compte ainsi augmenter sa production de véhicules électriques sur le sol français à hauteur de 130 000 unités d’ici 2021. Plus globalement, le constructeur français produira 450 000 véhicules sur le territoire national, représentant un investissement global de 360 millions d’euros d’ici 2020. M. Macron salue d’ailleurs la prise d’initiative de PSA, dont la production de la 3008 électrique sera effectuée à Sochaux.

Pour Renault, la production de véhicules électriques sera triplé en France d’ici 2022, et quadruplé d’ici 2024. Initialement prévu en Asie, le développement du nouveau moteur électrique de l’Alliance aura finalement lieu à Cléon (Seine-Maritime). La firme au losange intégrera également le programme européen de batteries électriques répondant au nom d’Airbus.

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