Test du Pure Flux One : la simplicité à prix doux

Vélo Electrique •

Points positifs du Pure Flux One
  • Design raffiné
  • Léger (17,5 kg)
  • Simplicité d'utilisation
  • Transmission à courroie
  • Comportement dynamique
Points négatifs du Pure Flux One
  • Pas assez d'équipements
  • Confort moyen
  • Calcul d'autonomie trop capricieux
  • Rayon d'action faible
  • Freins trop doux
 

Imaginée par l’entreprise britannique Pure Electric, le Pure Flux One est un vélo électrique vendu 1200 euros qui fait le choix d’intégrer des composants haut de gamme d’un côté, tout en réalisant quelques concessions de l’autre. L’équilibre a-t-il été trouvé ? Réponse dans ce test.

Pure Flux One
Source : Anthony Wonner – Frandroid

Pure Electric Flux OneQui est Pure Electric ?

Pure Electric a été fondé en octobre 2018 par un certain Adam Norris, dont le nom de famille vous est forcément familier si vous suivez la Formule 1. Il est en effet le père et le manager de Landos Norris (McLaren) depuis plus de 14 ans déjà. M. Norris a donc lancé sa propre marque de vélo électrique, qui compte également une trottinette électrique à son offre.

Pure Electric est aujourd’hui un détaillant proposant plusieurs modèles de marques diverses dans des magasins dispatchés au Royaume-Uni, mais aussi en France : deux à Paris, un à Toulouse et un à Marseille. Nous avons pu essayer son Pure Flux One à 1200 euros durant plusieurs semaines : voici notre verdict.

Pure Electric Flux OneFiche technique

Modèle Pure Electric Flux One
Vitesse max 25 km/h
Puissance du moteur 250 watts
Nombre d'assistances 3
Autonomie annoncée 40 km
Temps de recharge annoncé 300 minutes
Batterie amovible Oui
Bluetooth Non
GPS Non
Écran Oui
Poids 17.5 kilogrammes
Dimensions n/a
Couleur Noir
Phares Oui
Feu arrière Oui
Prix 1 199 €
Fiche produit

Ce test a été réalisé à partir d’un modèle prêté par la marque.

Pure Electric Flux OneDesign

À l’essentiel

Simplicité : voici un adjectif que vous lirez à de nombreuses reprises dans ce test, puisqu’il caractérise globalement bien le vélo électrique Pure Flux One. Simple dans sa conception, simple dans son utilisation, simple dans son design. Ce VAE sans fioritures ne cherche pas à trop en faire : il va à l’essentiel.

Son cadre fermé composé d’aluminium opte pour un format « diamant » des plus classiques, qui ne conviendra peut-être pas à tout le monde. Ce type de géométrie est en effet moins pratique qu’un cadre dit ouvert, dont il est plus facile de s’extraire et d’enfourcher. Pour un usage urbain où les arrêts peuvent être courants, c’est à prendre en compte.

Aussi, le vélo ne cherche pas à convenir à tous les profils d’utilisateurs : sa taille unique est adaptée pour les personnes mesurant entre 170 et 185 centimètres. Si vous avez un doute, car légèrement en dehors de ces mensurations, n’hésitez pas à vous rendre dans l’une de leurs boutiques pour un essai.

Pour 1200 euros, le Pure Flux One est un vélo électrique visuellement propre. Entendez par là que les finitions ont été travaillées, à l’image des traces de soudures polies et relativement discrètes. À l’avant, les câbles font un peu fouillis, mais ce n’est clairement pas rédhibitoire à un tarif aussi agressif.

Règne également une impression globale de finesse, grâce aux tubes de selle, oblique et supérieur très minces. Car ici, il n’a pas été question d’intégrer la batterie dans l’un de ses tubes, mais plutôt de venir la fixer directement sur l’un d’entre eux. L’accumulateur ressemble à s’y méprendre à une gourde d’eau.

Un confort relatif

Lorsqu’un vélo électrique ne possède ni de tige de selle suspendue, ni de selle à ressort et ni de suspensions ou fourche suspendue, il s’appuie généralement sur ses pneus pour gommer les aspérités de la route. Le MOSH/CTY de Harley-Davidson exécute cette technique avec succès, à titre d’exemple.

Le Pure Flux One manque de justesse sur ce domaine-là. Mais c’est ici probablement voulu par le constructeur, qui, on le rappelle, a fait des concessions pour tirer le prix au maximum vers le bas. Il n’est donc pas choquant que les roues de 28 pouces, par leur faible volume d’air, peine à amortir les irrégularités de la chaussée, encore moins les pavés.

Certes, la selle Knus se montre relativement confortable une fois assis dessus, mais elle ne peut pas assumer tous les chocs. C’est un élément à prendre en compte. Le cycle opte par ailleurs pour des pneus Maxxis Overdrive Excel équipés de la technologie SilkShield, taillée contre les crevaisons.

Les poignées Kraton faites de caoutchouc profitent quant à elle d’un bon grip avec ou sans gants, mais font l’impasse sur toute surface d’appui capable de réceptionner l’éminence thénar. Comme le propose par exemple le Decathlon Elops 120 E pour 400 euros de moins sur la note finale. Mais cela reste du détail.

En clair, le Pure Flux One n’est clairement pas le vélo électrique le plus confortable que nous avons testé, mais cela n’a rien non plus de choquant au regard de son tarif. Même si nous avons vu mieux au tarif grosso modo similaire.

Quelques équipements manquants

Les équipements et accessoires s’ajoutent au rayon des petits sacrifices observés sur ce cycle. De série, vous ne trouverez que des catadioptres, une sonnette et des phares, soit le strict minimum obligatoire. Pure Electric a cependant fait une croix sur de nombreux autres composants que vous pourrez tout de même installer après votre achat.

Au moment de la livraison, le Pure Flux One n’a donc pas de garde-boue, béquille ou porte-bagages. Le site mentionne l’absence de phares avant et arrière, mais le magasin nous a assuré que c’était une erreur. Il n’empêche, ces choix font légèrement grincer des dents au moment de jeter un œil du côté de la concurrence.

Pure Flux One
Source : Anthony Wonner – Frandroid

Pour 1300 euros, le Momentum Model T a par exemple droit à des garde-boue, un porte-bagages et une béquille. Même constat pour le Decathlon Velops 120 E — avec un protège-chaîne en plus — pour seulement 800 euros. Si cela à une importance pour vous, c’est donc à prendre en considération.

Encore une fois, ces manques s’expliquent probablement par la présence de pièces plus haut de gamme, comme la transmission à courroie et les freins à disque mécaniques. Mais nous y reviendrons plus tard.

Pure Electric Flux OneConsole de bord

Parce que simple d’utilisation, le Pure Flux One ne s’encombre pas d’une connectivité Bluetooth et d’application mobile. Il faut compter sur une petite console de bord, placée sur la partie gauche du guidon, qui sert à la fois à allumer et éteindre le vélo et gérer les niveaux d’assistance électrique.

Pure Flux One
Source : Anthony Wonner – Frandroid

Son utilisation est à la fois simple et intuitive. Avec, un petit écran LCD permet de consulter sa vitesse du moment, le mode utilisé, son kilométrage total et l’autonomie restante via un système de petites barres. Ce n’est pas aussi précis qu’un pourcentage, mais il faudra avec. Évidemment, aucun système de sécurité connecté n’est de la partie.

Pure Electric Flux OneConduite

Un VAE urbain avant tout

Le Pure Flux One a définitivement été conçu pour la ville et rien d’autre, de par sa conception, son autonomie (voir plus bas) et ses attributs. Il privilégie une conduite dynamique — sur laquelle nous reviendrons — et une position semi-couchée. Ici, ne vous attendez pas à conduire un vélo dit hollandais.

Son poids de 17,5 kilos — moyenne basse — fait de lui un cycle facile à transporter dans un ascenseur : son poids est en effet concentré à l’arrière et en son centre. Il est donc très facile de faire basculer la roue avant. Pour les plus téméraires, le monter à la force de vos biceps dans une cage d’escalier est une solution, mais une solution fatigante.

Pure Flux One
Source : Anthony Wonner – Frandroid

Son guidon affiche une largeur de 65 centimètres : ce n’est pas le plus court que nous ayons croisé — celui du Cowboy 4 ST mesure par exemple 58 centimètres. La prudence est donc de mise si vous vous faufilez entre deux voitures ou une file de vélos. En pratique, c’est tout à fait envisageable, mais pas le plus évident.

Transmission à courroie au rapport

Le Pure Flux One a cette particularité que d’autres vélos électriques « entrée de gamme » n’ont pas : la présence d’une transmission à courroie Gates Carbon Drive, que l’on ne croise généralement pas sur des modèles aussi abordables. Ce système est pratique, car à la fois silencieux et peu salissant.

Le modèle de Pure Electric fait aussi le choix d’une monovitesse, couplée à un moteur Vision GM110 (35 Nm de couple) placé sur le moyeu arrière et un capteur de rotation. Avouons-le : il aurait été incroyable de croiser un capteur de couple, qui réagit de manière proportionnelle à la force que vous mettez dans les pédales.

Pure Flux One
Source : Anthony Wonner – Frandroid

Ce type de capteur offre un comportement électrique bien plus naturel et bien plus adapté comparé à un capteur de rotation. Celui du Pure Flux One n’apporte donc pas de réponse à un besoin instantané : sur une piste cyclable encombrée où les dépassements sont parfois difficiles, on passe une partie de notre temps à stopper et reprendre notre pédalage.

Il n’empêche, son capteur de rotation se montre relativement réactif, même s’il vous faudra mettre un bon coup de pédale au démarrage en raison du système monovitesse. Ce dernier offre une certaine résistance qui a le mérite d’exister, et qui, surtout, ne vous donne pas la sensation de mouliner dans le vide même au moment d’atteindre les 25 km/h et plus si affinités.

Avec un couple de 35 Nm, ce VAE ne propose pas les démarrages les plus pêchus. La conduite dynamique reste cependant de mise, et vous ne serez pas surpris de légèrement soulever votre fessier pour donner une véritable impulsion à votre modèle. Ensuite, le moteur s’occupe très bien du reste pour vous faire grimper à 25 km/h avec rapidité.

Pure Flux One
Source : Anthony Wonner – Frandroid

D’ailleurs, les 25 km/h sont atteints avec le mode le plus puissant : le numéro 3. Les deux autres, plus faibles, permettent de tutoyer les 20 et 15 km/h. En ligne droite avec un bon coup de pédale, le Pure Flux One peut grimper à une vitesse de 30 km/h sans effort insurmontable. C’est appréciable : merci les 17,5 kilos.

Sur une côte classique, les 25 km/h sont atteints plus difficilement : comptez quelques dizaines de mètres supplémentaires pour tutoyer ce seuil, même si le vélo fera très bien le job en vous demandant peu d’effort.

Des freins à disque moyens

Les freins à disques mécaniques de Tektro installés sur le Pure Flux One ne nous ont pas convaincus à 100 %. Ils manquent en effet de mordant et de puissance pour vous stopper sur une très courte distance en cas d’urgence. L’anticipation est donc la clé pour éviter toute collision avec un autre cycliste ou une voiture.

Pure Flux One
Source : Anthony Wonner – Frandroid

Pour profiter d’un freinage digne de ce nom, il est nécessaire d’écraser les manettes de frein. On aurait aimé un poil plus de sensibilité. C’est assez dommage, car les freins sont un élément de sécurité important qu’il faut systématiquement prendre en compte lors de votre
achat. Encore une fois, n’hésitez pas à tester le vélo en magasin pour vous faire une idée.

Pure Electric Flux OneAutonomie

Autonomie réelle vs autonomie annoncée

Sur son site officiel, Pure Electric indique une autonomie théorique de 40 kilomètres, qui varie bien évidemment selon le mode utilisé, le poids du cycliste et la physionomie de la route. Dans les faits, les mesures obtenues lors de notre essai se situent bien en deçà de ce rayon d’action annoncé.

La petite batterie de 252 Wh nous a en effet permis de parcourir une belle vingtaine de kilomètres avant que la dernière barre de pourcentage ne se mette à clignoter, signe qu’une session de recharge est nécessaire. Durant notre test, nous avons principalement utilisé le mode d’assistance électrique le plus puissant.

Pure Flux One
Source : Anthony Wonner – Frandroid

Pour 1200 euros, l’autonomie du Pure Flux One paraît tout de même faiblarde. Vous êtes amenés à recharger votre monture plusieurs fois par semaine, si ce n’est tous les jours si vous effectuez un trajet de 10 kilomètres aller puis 10 kilomètres retour entre votre domicile et votre lieu de travail.

À titre de comparaison, le Momentum Model T revendique une portée de 43 kilomètres pour 100 euros de plus. Ce qui constitue une différence notable qui pourrait peser dans votre choix final si l’autonomie est un critère important à vos yeux. Sachez aussi qu’une perte de puissance marquée est à signaler lorsque la batterie s’approche des 0 %.

Pure Flux One
Source : Anthony Wonner – Frandroid

Au niveau de la charge, comptez environ 5h pour repartir à bloc. Et en bonus suffisamment rare pour le souligner, la batterie s’offre une sortie USB-C sur laquelle vous pouvez brancher un téléphone. À condition d’installer un support dédié au niveau de guidon, faute de quoi votre appareil mobile ne cessera de pendre à votre vélo.

Le Pure Flux One n’est enfin pas pratique pour connaître son autonomie restante : le système de barres se montre très imprécis et change constamment d’affichage. Lorsque vous roulez, des barres disparaissent, car le vélo prend en compte votre consommation électrique du moment. Lorsque vous vous arrêtez, les barres de pourcentage réapparaissent.

Pure Electric Flux OnePrix et disponibilité

Le Pure Flux One est disponible sur le site officiel de la marque au prix de 1199 euros, payable en trois ou quatre fois. Les composants électroniques, la fourche suspendue et les pièces de suspension sont garantis 2 ans, contre 3 années pour le cadre.

Bien évidemment, de nombreuses aides à l’achat permettent de faire chuter la note finale. En Île-de-France par exemple, jusqu’à 500 euros de primes sont disponibles. Dans ce cas, le Pure Flux One chute alors à 799 euros. Une magnifique affaire.

Note finale du test
Bon
7 /10
Le Pure Flux One est un bon vélo électrique à bien des égards, qui ne peut récolter la note de 8/10 compte tenu de la concurrence. Le Momentum Model T, vendu 100 plus cher avec une conduite plus « plan plan » et un style hollandais, offre une panoplie d’accessoires plus complète, une bien meilleure autonomie, un confort plus douillet et surtout une assurance intégrée.

Notre VAE se démarque tout de même par son comportement dynamique, sa transmission à courroie, sa légèreté (17,5 kilos) et sa simplicité d’utilisation. L’absence de fourche ou de selle suspendue ternit cependant le confort, qui n’est pas son point fort, lorsque l’autonomie inférieure à 30 km avec le mode 3 vous pousse à le recharger très régulièrement.

Des freins plus mordants n’auraient clairement pas été de refus, tout comme l’intégration de garde-boue, indispensables selon nous pour un vélo électrique avant tout destiné à la ville. Comme c’est le cas du Pure Flux One. Il n’empêche, ce dernier reste agréable et amusant à conduire grâce à son capteur de rotation bien calibré et réactif. Pour 1199 euros, cela reste une belle alternative.

Points positifs du Pure Flux One

  • Design raffiné

  • Léger (17,5 kg)

  • Simplicité d'utilisation

  • Transmission à courroie

  • Comportement dynamique

Points négatifs du Pure Flux One

  • Pas assez d'équipements

  • Confort moyen

  • Calcul d'autonomie trop capricieux

  • Rayon d'action faible

  • Freins trop doux

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