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Avis ProtonVPN : le contrat de confiance

L'essentiel de ProtonVPN en un tableau

QUI EST PROTONVPN ?

Avant ce projet de VPN, la Société suisse Proton s’est fait connaître grâce à sa plateforme ProtonMail. Cette dernière se définissant dès 2014 comme une alternative saine et respectueuse de la vie privée face à l'hégémonie des géants du web comme Google, Apple ou Microsoft. ProtonVPN est né de cette même philosophie avec en ligne de mire la protection des activistes et des journalistes utilisant ProtonMail. Aujourd’hui, ProtonVPN est déployé à l’échelle mondiale et la société revendique plus de 50 millions d’utilisateurs sur l’ensemble de ses services.

Proton VPN cultive depuis ses débuts sa différence en mettant en avant ses équipes d’ingénieurs et de scientifiques travaillant sous la même égide (ProtonMail et ProntonVPN) afin de rendre leur écosystème logique et complémentaire. Le code source a d'ailleurs été rendu public en janvier 2020 afin de montrer patte blanche, ce qui a donné lieu à des audits indépendants de sécurité qui se sont révélés concluants.

INTERFACE/ PRISE EN MAIN

ProtonVPN est un condensé de toutes les bonnes idées que l’on peut trouver chez les autres applications de VPN. Sur PC, l’application de ProtonVPN reprend ainsi la carte du monde de NordVPN ou la courbe de débit d’IPVanish. Que ce soit sur mobile ou sur ordinateur, le design est sombre et très stylisé façon “Hacker” de cinéma, certains apprécieront, d'autres non. Si de prime abord, l’interface semble chargée, elle est finalement très lisible et s’autorise même l’affichage de nombreux éléments pertinents comme les informations de débit en temps réel (en numérique et en graphique), le protocole utilisé et la durée de la session en cours.

L’originalité de l’application ProtonVPN provient des profils. Plutôt que de rechercher un serveur sur la carte du monde à chaque démarrage, on peut ainsi créer des « serveurs favoris » -- les fameux profils -- auxquels on assigne des types de serveurs (pour le P2P, pour Tor, etc.) et un nom et sur lesquels on se reconnecte en un clic lors de ses prochaines sessions. C’est plutôt bien vu si on a repéré des serveurs qui conviennent à des utilisations spécifiques. On apprécie aussi le fait que ces profils soient synchronisés entre desktop et mobile depuis un même compte.

D’autres options sont accessibles sans avoir à créer de profils comme le mode kill switch permettant de couper la connexion au moindre problème pour éviter les fuites ou le mode « Secure Core » qui correspond à un mode multi-hop (ou double VPN) plus spécifique. Concrètement, ce dernier mode permet de faire passer la connexion par un serveur intermédiaire plus sûr dont la localité et la législation certifient une protection stricte de la vie privée. C’est par exemple le cas des îles vierges britanniques ou de la Suisse. Si cette option est active, l’application montre le routage de la connexion jusqu’au serveur ciblé. Attention, cela a tout de même un fort impact sur les performances, à utiliser seulement dans le cadre d’une navigation simple.

D’autres options sont accessibles dans les paramètres, à commencer par le choix de protocole par défaut ou l’activation d’un DNS personnalisé. Dans les options avancées, on trouve le split tunneling permettant de cibler le VPN sur une application spécifique ou, plus étonnant, l’activation ou non de l'accélération matérielle par le GPU, l’interface étant potentiellement lourde à gérer par un processeur ancien.

Mais si les interfaces sont graphiquement similaires sur smartphone et PC, ce n’est pas forcément le cas des fonctionnalités dont certaines sont encore exclusives aux plateformes mobiles. On pense notamment au « Net Shield » faisant office de bloqueur de publicité, mais surtout à l’autorisation des connexions LAN permettant d’avoir accès à ses périphériques réseau (comme une imprimante par exemple) avec le VPN activé.

SERVEURS ET PERFORMANCES

Avec désormais plus de 1300 serveurs répartis dans 51 pays, ProtonVPN ne joue pas la carte de la surabondance de serveurs. Peu importe, car le but de ce fournisseur n’est pas tant la performance ou l’accès aux catalogues étrangers de plateformes de SVOD que la sécurité de la connexion de ses utilisateurs. Et pourtant les débits sont généralement très bons comme, l'indiquent nos tests effectués sur le site de Nperf depuis une connexion fibre parisienne.

Forcément, l’apport du protocole Wireguard joue énormément sur les performances affichées par ProtonVPN. On est d’ailleurs ravis de constater que la latence (ping) est assez maîtrisée malgré les milliers de kilomètres qui nous séparent des serveurs, surtout en ce qui concerne les serveurs américains.

En revanche, on est un peu moins surpris lorsque l’on active les serveurs spécialisés type peer to peer ou dédiés à l’accès au réseau Tor qui sont avant tout orientés vers la confidentialité et la sécurité. Forcément, la performance n’est pas toujours au rendez-vous quand la promesse est à la fiabilité.

Autre écueil : si se géolocaliser à l’étranger via ProtonVPN n’est pas un problème, lorsqu'il s’agit d’accéder aux catalogues étrangers de Netflix, c’est une tout autre histoire. Officiellement, ProtonVPN est bien capable de contourner le géoblocage des catalogues américains, anglais et allemands de Netflix. Seuls les serveurs spécialisés (avec une icône spécifique à côté du nom du serveur) le permettent. Dans les faits, il faut souvent tâtonner et trouver le bon serveur qui va permettre d’accéder à Netflix US ou UK, car tous ne fonctionnent pas forcément, d’où l’intérêt des profils. Il faut donc être un minimum renseigné avant de se lancer, là où d’autres VPN passent cette étape pour trouver le serveur correspondant à son utilisation.

POLITIQUE DE CONFIDENTIALITÉ

La page concernant la politique de rétention des données de ProtonVPN est très claire (quoiqu'en anglais) : le fournisseur affirme ne retenir aucune information concernant l’utilisation que font ses utilisateurs de ses serveurs VPN. La seule donnée que recueille ProtonVPN concerne le moment où un utilisateur se connecte à l’un de ses serveurs (et uniquement l’horodatage). ProtonVPN affirme par ailleurs que la société respecte la loi suisse, là où la société est implantée. Quand bien même les sociétés de télécommunication doivent conserver les données des utilisateurs pendant 6 mois, le fait que ProtonVPN soit un service de VPN l’exclut de fait de cette loi.

La firme met d'ailleurs un point d’orgue à respecter ses engagements non seulement dans sa communication, mais aussi, visiblement, dans les faits. Preuve en est, afin de montrer patte blanche, Proton VPN a même rendu public son code source pour que tout un chacun puisse faire son propre audit de sécurité, société indépendante ou non. Cela a même donné lieu à quelques corrections de vulnérabilité comme l’indique le cabinet Sec Consult dans un rapport public.

Service Client

C’est sans doute le point sur lequel ProtonVPN a du retard sur ses concurrents, le SAV. Le contact du service client passe uniquement par un formulaire (entièrement en anglais) et les réponses sont ensuite transmises par mail « environ un ou deux jours en moyenne après la question ». Nous avons posé une question en français et la réponse est arrivée une heure après, rédigée en anglais.

Une réponse très complète et très cordiale, mais qui demande de patienter un peu plus longtemps que chez les autres fournisseurs de VPN. De plus, aucun tchat en ligne ne vient compléter le support, là où beaucoup d’autres ont déjà leur propre plateforme, parfois même en français.

TARIFS

Proton VPN est sans doute l’un des seuls services de notre sélection à proposer une version gratuite et sans publicité. Il ne faut cependant pas compter sur un foudre de guerre puisque cette gratuité ne donne droit qu’à une vingtaine de serveurs et seulement 3 pays en fonction de sa localité. Les paliers suivants sont bien plus fournis, puisque l’offre basique à 4 euros par mois débloque l’accès à plus de 350 serveurs dans plus de 40 pays tout en offrant des vitesses de transfert accrues et l’activation du bloqueur de publicité.

Le compte “Plus” est sans doute le plus intéressant puisqu’il développe l’ensemble des serveurs mondiaux du VPN (plus de 1300), des vitesses de transfert pouvant aller jusqu’à 10 Gb/s et l’ensemble des options avancées du VPN comme le mode Secure Core et l’accès au réseau Tor pour 5,99 euros par mois, soit un Total de 71,88 euros. Enfin, la dernière souscription est un peu plus spécifique puisqu’en plus de débloquer l’ensemble des avantages du VPN, elle donne accès à un compte ProtonMail “Visionary” et ses avantages pour 24 euros mensuels.

Finalement, les tarifs de ProtonVPN sont plus élevés que la moyenne du marché, le service voulant sans doute justifier ses prix par l'apport de ses fonctionnalités avancées. Ils ont aussi l'avantage de rester fixes, ce qui est loin d’être le cas chez de nombreux acteurs qui régulièrement gonflent ou baissent artificiellement les prix.