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Test du SoshPhone 3

Sur un marché du smartphone de plus en plus concurrentiel, les marques blanches ont tendance à disparaître peu à peu. Ces téléphones qui arborent le nom d’une marque, mais qui sont fabriqués par des constructeurs tiers restent assez présents chez les opérateurs. Et plus particulièrement chez Sosh, qui sort ici un SoshPhone 3, un smartphone d’entrée de gamme aux qualités indéniables.

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Notre test en vidéo

https://www.youtube.com/watch?v=RP4GA89uHsY

Fiche technique

Comme pour le premier SoshPhone en son temps, c’est ZTE qui est derrière ce SoshPhone 3. Plus précisément, c’est un ZTE Blade V770, un appareil qui ne verra jamais le jour en Europe, mais qui est le fruit de la collaboration entre Orange et ZTE qui se cache derrière ce nom.

Si l’on s’en tient à la fiche technique, le SoshPhone 3 se présente comme un bon smartphone d’entrée de gamme. Il dispose d’un processeur de milieu de gamme (le Snapdragon 617, qui est en fait un Snapdragon 615 surcadencé) de 2 Go de RAM, d’un écran Full HD, mais d’une petite batterie de 2540 mAh. Ce que l’on apprécie le plus reste indéniablement le fait que le téléphone soit installé sous Android 6.0.1 Marshmallow.

Design : le classique duo métal/plastique des smartphones chinois

Il faudra s’y faire, la mode est au métal sur tous les smartphones, y compris ceux d’entrée de gamme. C’est aussi le cas du SoshPhone 3 qui dispose d’une coque unibody entièrement en aluminium, à l’exception de deux bandes en plastique situées en haut et en bas du téléphone et qui recouvrent les antennes. Un design ultra classique que l’on retrouve à la fois sur les appareils de Huawei, d'Oppo, bref, d’une partie des smartphones venant de Chine.

Si l’on mentionne ces deux bandes en plastique, c’est parce qu’elles sont très visibles au dos de l’appareil. On voit nettement la démarcation avec la coque en métal, au point qu’il n’est pas rare que certaines saletés viennent s’y nicher. Oui, les finitions ne sont pas ce que l’on a vu de mieux cette année et je doute très fortement que le SoshPhone 3 vieillisse bien. Une impression mitigée confirmée par le fait que le port jack déborde largement sur le dos de l’appareil (ce n’est pas beau) ou encore que les tranches haute et basse du téléphone ne soit pas de la même couleur de la coque.

La prise en main est toutefois assez bonne. Le toucher métallique est agréable, mais pas aussi premium qu’un HTC 10 ou un Meizu Pro 6, par exemple. On apprécie toutefois beaucoup le verre 2,5 D sur la façade, légèrement bombé, donc, dont les bords ne coupent pas (trop) les doigts. De par sa taille très classique (147 × 72,5 × 7,6 mm) et son écran de 5,2 pouces, il ne détonne pas vraiment dans le paysage des smartphones actuels.

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Peu de choses à signaler sur la façade. Les boutons de navigation sont en dessous de l’écran et les bordures d’écran sont extrêmement fines : 2, peut-être 3 millimètres tout au plus. Une finesse contrebalancée par ailleurs par les très grosses bordures noires de l’écran, vraiment laides sur cet appareil.

 

Ecran : très lumineux, très bleu

Le SoshPhone 3 est équipé d’un écran de 5,2 pouces Full HD (1920 × 1080). Il s’agit d’une dalle IPS LCD tout ce qu’il y a de plus classique. Au quotidien, cet écran se montre plutôt bon avec une très bonne luminosité et des angles de vision excellents. À l’œil nu, en revanche, les couleurs semblent un peu trop vives et tirent un peu trop vers le bleu. Le blanc semble ainsi un peu terne quand on le compare avec un bon écran bien blanc.

Un passage par notre sonde nous confirme que le SoshPhone 3 bénéficie d’une excellente luminosité, mesurée à 416 cd/m². Elle nous confirme également un écran qui a tendance à abuser du bleu alors que les deux autres couleurs s’avèrent plutôt bien placées. Interface logicielle basée sur AOSP oblige, il n’y a aucun moyen de régler l’écran dans les paramètres du téléphone.

 

Logiciel : Marshmallow, enfin

Nous sommes au mois de mai 2016, près de 6 mois après la sortie officielle d’Android Marshmallow et c’est seulement maintenant que les constructeurs commencent à l’installer sur leurs appareils. Le SoshPhone 3 fait partie de cette première fournée et c’est tant mieux. La version que nous avons eue en main pour le test était installée sous Android 6.0.1 Marshmallow et disposait des correctifs de sécurité du mois de février 2016.

Et s’il ne s’agit pas réellement d’une version Stock d’Android, l’interface est identique en tout point. Tiroir d’application, menu des paramètres, applications Android de base, jusqu’à l’absence de pourcentage de batterie dans la barre des tâches. Les seules différences tiennent à quelques applications préinstallées en plus, peu nombreuses : MySosh, pour surveiller sa consommation de data (qu’il est possible de désinstaller, soit dit en passant), une radio FM, un lecteur PDF et un explorateur de fichier très simple. Que demander de plus ? Des mises à jour régulières ? Sur ce point, en revanche, je ne compterai pas trop sur l'assiduité de Sosh et/ou de ZTE.

Finalement, le plus gros point noir de ce smartphone, c’est sa mémoire interne, de seulement 16 Go. Une fois déballé et mis à jour, il ne reste en effet qu’un peu plus de 10 Go d’espace libre. En d’autres termes : carte microSD obligatoire.

 

Performances : un smartphone de milieu de gamme classique

ZTE a intégré un SoC que l’on n’avait jamais rencontré jusqu’à présent sur un smartphone : le Snapdragon 617. Ce n’est toutefois pas une puce inconnue puisqu’il s’agit en fait simplement d’un Snapdragon 615 légèrement rebrandé, légèrement surcadencé et surtout doté d’un nouveau modem. Il est accompagné de 2 Go de RAM et son GPU est désormais bien connu puisqu’il s’agit du bon vieux Adreno 405. Voici ses performances dans nos traditionnels benchmarks.

Dans le tableau ci-dessus, nous avons comparé le SoshPhone 3 avec d’autres smartphones vendus actuellement aux alentours de 200 euros, issus pour la plupart de notre dossier des meilleurs téléphones vendus moins de 200 euros. Dans l’ensemble, le SoshPhone se montre plus performant que ses concurrents, que ce soit en termes de puissance brute ou de puissance graphique. Seul le Helio P10, que l’on trouve dans bon nombre de smartphones de milieu de gamme de cette année, se montre plus performant.

Pas de problèmes notables au quotidien à signaler, le SoshPhone 3 est très fluide. Si les jeux tournent comme un charme et ne font pas trop chauffer le téléphone, il faut toutefois noter de petits ralentissements lorsque l’on passe d’une application chargée à une autre dans le mode multitâche.

 

Communication et GPS

Le SoshPhone est un smartphone de catégorie 6, c’est à dire compatible avec la 4G +, et qui supporte toutes les bandes de fréquence 4G française. C’est la moindre des choses pour un smartphone vendu par un opérateur. Durant ma petite semaine de test, je n’ai noté aucun problème de réception.

La qualité des appels est quant à elle médiocre. Le son des correspondants est un peu étouffé et manque un peu de clarté. On entend bien l’interlocuteur, mais on est très loin du son cristallin d’un Galaxy S7, par exemple. À noter enfin que le SoshPhone 3 est un smartphone simple-SIM (nano-SIM) et comporte un port carte microSD sur le même tiroir que la carte SIM.

La déception provient surtout de la connectivité WiFi de l’appareil. Le SoshPhone 3 n’est compatible qu’avec le WiFi 802.11 b/g/n et ne supporte donc pas le WiFi double bande 5 GHz. On 2016, on peut s’attendre à un peu mieux de la part d’un smartphone de milieu de gamme. Un mauvais point contrebalancé par le fait qu’il dispose du NFC, de la radio FM et du Bluetooth 4.1.

Photo : il ne démérite pas

L’appareil photo est souvent le point faible, ou tout du moins le point le plus négligé par les constructeurs, sur les appareils d’entrée de gamme. Pour le SoshPhone 3, ZTE ne s’est pas vraiment foulé en intégrant un capteur photo de 13 MP au dos et de 5 MP à l’avant. Avant d’entrer dans les détails, un mot sur l’application photo : elle est relativement basique, comporte peu d’options (la grille est disponible uniquement en mode manuel) et son interface est peu instinctive. On a déjà vu mieux ailleurs.

Les photos en elles-mêmes sont en revanche très correctes. Lorsque la lumière est bonne, les photos sont relativement détaillées, nettes et affichent des couleurs fidèles. Associé à une bonne vitesse de capture, cet appareil photo est plutôt agréable à utiliser. Il ne faut toutefois pas s’attendre à un véritable photophone pour autant. Dès qu’une scène affiche un peu de complexité (un jeu d’ombre et de lumière dans le cadre), le capteur perd pied et à tendance à surexposer certaines scènes. Dans la série de photo ci-dessous il n’est pas rare de voir des ciels brûlés dès que l’on fait le point sur une zone d’ombre ou des zones d’ombres illisibles dès que l’on fait le point sur des zones claires.

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Autonomie

Le SoshPhone 3 dispose d'une petite batterie de 2540 mAh. Une batterie restreinte dans le cadre d'un appareil qui dispose d'un écran Full HD qui a tendance à être très lumineux. Et dans les faits, il faut bien admettre qu'en cas d'utilisation classique, il tient difficilement la journée. Le bon point dans tout cela, c'est qu'il exploite parfaitement le mode Doze. Il suffit de laisser le smartphone inactif et ne pas y toucher (du tout) pendant quelques dizaines de minutes pour qu'il coupe les notifications intempestives, conservant ainsi de l'autonomie. Une fonctionnalité propre à Android 6.0 Marshmallow qui se révèle toutefois limitée lorsque l'on se déplace souvent avec son appareil. Enfin, ne comptez pas sur une quelconque recharge rapide pour repartir rapidement en cas de problème, il n'y en a pas. On ne peut pas tout demander à un smartphone à moins de 200 euros.

Notre traditionnel test d'autonomie, une heure de vidéo en HD sur Youtube avec le son au maximum légal et la luminosité réglée sur 200 cd/m² lui ont fait perdre près de 17 % de batterie. C'est médiocre quand on sait que la moyenne se situe généralement aux alentours de 14 %.

 

Prix et disponibilité

Rien de plus simple pour trouver le SoshPhone, comme son nom l’indique tout se passe sur la boutique Sosh, où il est disponible en version 16 Go (aucune autre version n’est prévue) contre 199 euros. Les smartphones de Sosh étant déverrouillé de base, il est d’ailleurs possible de l’acheter et de l’utiliser sans forcément être client de Sosh ou Orange. À noter enfin qu’Orange devrait peut-être le proposer dans sa propre boutique, mais sous l’appellation Neva 80.