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Test du SoshPhone, le smartphone 4G aux couleurs de Sosh

Après l’Ultym 5, c’est au tour du SoshPhone de passer sur le grill du test. Derrière le SoshPhone se cache en fait un téléphone en marque blanche construit par le Chinois ZTE, le Blade Vec 4G. Vendu moins de 170 euros sur la boutique de l’opérateur low-cost, le SoshPhone fait partie de ces téléphones 4G à la fois très abordables et à la fiche technique particulièrement bien équilibrée. Les opérateurs ont compris qu’il était possible d’offrir à leur client des téléphones de qualité pour un prix très doux. Et on ne va pas s’en plaindre.

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Fiche technique du SoshPhone

Très clairement, le SoshPhone ne possède pas la plus grande fiche technique que l’on ait pu rencontrer sur un téléphone. Cela dit, c’est un smartphone très bien équilibré. On retrouve un écran de 5 pouces HD, un Snapdragon 400, une compatibilité 4G et surtout, avec 16 Go, il y a de la place sur la mémoire interne ! Seul bémol, il n’y a aucun port pour la carte SD.

 

Un design travaillé mais qui ne fera pas l'unanimité

Avec ses 7,8 millimètres d’épaisseurs et son poids plume de 130 grammes environ, c’est encore une fois la légèreté de l’appareil qui surprend lorsque l’on prend en main le SoshPhone pour la première fois. Sa grande taille est aussi étonnante lors des premiers instants. Le Sosphone a une carrure de basketteur, c'est grand mince et possède une certaine élégance en main. ZTE a fait en sorte de travailler légèrement le design de son téléphone de façon à éviter l’effet bloc monolithique noir que l’on retrouve trop souvent dans les téléphones Android.

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Cela se traduit donc par des bords arrondis en haut et en bas de l’appareil.La finition n’est toutefois pas aussi poussée que sur l’Ultym 5 puisqu’on y voit les rainures de la coque. Rappelons au passage qu’il est impossible d’enlever la coque arrière et que la batterie est à ce titre inamovible. Les finitions s’avèrent toutefois de qualité. Malgré l’omniprésence du plastique sur l’ensemble du téléphone, rien ne craque et rien ne dépasse.

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Si on voulait vraiment chipoter, on noterait bien que la prise jack et la prise USB, respectivement en bas et en haut du téléphone, ressemblent à deux trous béants au milieu de la coque. Les rainures sur les bords droits et gauche, pratiquement invisibles, ne sont pas très jolies non plus. Mais il faut vraiment être pointilleux pour les remarquer. Notons également que les boutons de son et d’allumage du téléphone sont très finement rainurés. Au point qu’il est presque possible de se limer les ongles dessus. Le design global du SoshPhone est dans l’ensemble réussi et la prise en main est correcte. Enfin… Correcte pour un téléphone de 5 pouces. N’oublions que du fait de la taille de son écran, le SoshPhone reste un géant qu’il est pratiquement impossible d’utiliser avec une seule main.

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Le dos du téléphone est la chose la plus remarquable et originale de ce smartphone. Dans l’esprit un peu décalé et léger de la marque Sosh, ZTE a ajouté une coque avec des dessins en trompe l’œil. Il s’agit d’une succession de losanges mats et lisses qui, suivant la lumière, laissent apparaître des cubes ou une simple frise noire et grise. Ce n’est pas vilain, mais, soyons franc, ce n’est pas la plus belle décoration de coque de téléphone que l’on ait pu voir. Le toucher de cette coque est également en trompe l’oeil : les aspérités mates et lisses donnent l’impression de frotter le téléphone lorsque l’on passe le doigt dessus. C’est pratiquement imperceptible lors d’une utilisation quotidienne, on le remarquera simplement lorsque l’on joue avec son téléphone dans les moments d’attentes. Notez enfin que les losanges lisses laissent bien apparaîtrent de belles traces de doigts gras.

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Clairement, le SoshPhone n’est pas le plus beau téléphone qu’il vous sera donné de voir cette année. Mais Sosh et ZTE ont fait l’effort d’ajouter quelques touches d’originalité ici et là. C’est un produit certes bardé de plastique, mais il est bien fini et l’ensemble est soigné.

 

Un écran HD de 5 pouces sans véritable défaut

L’écran du SoshPhone est une belle surprise. Il est généreux avec sa diagonale de 5 pouces et sa définition HD (720 × 1280). L’écran en lui-même est sur une technologie IPS et la dalle est de qualité. Les couleurs sont fidèles et la luminosité est acceptable, même lorsque l’on utilise le mode luminosité automatique.

Rien à redire au niveau des couleurs, qui s’avèrent dans l’ensemble fidèles. Le rouge, couleur difficile pour les appareils mobiles, tire par exemple moins au orange que l’Ultym 5 et la mosaïque de couleur affiche un beau dégradé. Le seul reproche que l’on peut faire à cet écran tient surtout au traitement de la vitre qui accroche salement les traces de doigt et qui a tendance à refléter la moindre lumière. Vu le prix du téléphone, c’est tout à fait acceptable.

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L'un des rares smartphones d'entrée de gamme à proposer Android 4.4.2

Attention mesdames et messieurs, accrochez-vous car nous tenons ici l’un des rares (comprendre trois) téléphones à être vendu moins de 200 euros qui dispose d’Android KitKat. C’est tellement beau et inhabituel que je crois avoir senti une larme couler sur ma joue au moment où j’ai ouvert le menu des paramètres pour vérifier si ce n’était pas de la science-fiction. Huit mois après la sortie de Kitkat, les constructeurs ont enfin compris qu’il pouvait éventuellement être intéressant pour le consommateur d’avoir la dernière version d’Android sur son téléphone. C’est tellement rare que l’on félicité chaudement Sosh et ZTE d’avoir fait l’effort d’inclure un OS dédié aux téléphones modestes dans un terminal d’entrée de gamme.

Mieux, Sosh n’a pratiquement rien rajouté à la version Stock d’Android. On trouve bien une application MySosh pour pouvoir consulter l’état de son forfait, Deezer, Twitter et Facebook installés d’office et ZTE a rajouté quelques applications en plus (une lampe-torche, une radio FM, un gestionnaire des tâches maison, et une application pour mettre le téléphone à jour). Cette version d’Android 4.4.2 est pratiquement pure, et seuls les quelques wallpapers de très mauvais goûts fournis avec le téléphone et l’absence de pourcentage à côté de l’icône de la batterie viennent entâcher le tout. On a vu bien pire.

L’autre bonne nouvelle concernant le SoshPhone concerne le stockage du téléphone. Si vous avez la vue perçante, vous avez certainement remarqué dans la fiche technique que le téléphone de l’opérateur ne comportait aucun port SD. Cette petite lacune est rattrapée par les 16 Go d’espace théorique que comprend la mémoire interne du téléphone. Théorique parce que dans les faits le SoshPhone propose dès le démarrage 12,7 Go d’espace. Espace qui, soit dit en passant n’est pas partionné. Il est donc possible de mettre aussi bien des applications que de la musique ou des films. A condition de faire le ménage de temps en temps, ce sera suffisant pour la grande majorité des acheteurs.

 

Des performances efficaces sans être spectaculaires

Comme pour l’Ultym 5, c’est un Snapdragon 400 épaulé par 1 Go de RAM qui équipe le SoshPhone. Et comme pour l’Ultym 5 les performances sont aussi au rendez-vous. Le score AnTuTu est légèrement au-dessus de 17000 points, ce qui le place à la hauteur d’un Galaxy S3 ou d’un HTC One Mini 2. De fait, il est tout à fait possible de jouer à des jeux récents sans rencontrer de problèmes majeurs. Epic Citadel, à titre d’exemple affichait une moyenne de 55,4 images par seconde en mode High Performance. Mais le téléphone chauffait alors beaucoup.

Evidemment, nous n’avons pas rencontré de ralentissements dans les menus ou d’applications qui souffraient des limitations du processeurs à quatre coeurs du SoshPhone. Nous avons juste rencontré un petit ralentissement régulier - et inexpliquable - lorsque l’on tire la barre des notifications. Rien de bien grave.

 

Un bon GPS mais des appels décevants

Les puces de Qualcomm ont aussi cela de bon que le GPS associé est de qualité. Il n’a fallu que 25 secondes au téléphone pour nous repérer au cœur de Paris lors du premier fix de GPS Data et moins de 5 secondes pour les tentatives suivantes. Rien à signaler de ce côté-là, donc.

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On sera moins enthousiaste du côté de la téléphonie. Sur les quelques appels que nous avons passé, le son nous a paru lointain voire parfois caverneux. Et ce, pour une raison que nous n’expliquons pas. Le son était en tout cas beaucoup moins clair que mon fidèle Galaxy S3. Un défaut de notre modèle de test ?

Aucun problème non plus sur la 4G. Lors de nos tests nous sommes parvenus à monter à 52 Mb/s à proximité d’une antenne. Théoriquement, le SoshPhone pourrait monter jusqu’à 150 Mb/s. Pas de soucis notable également au niveau de l’accroche réseau. Pour avoir testé le SoshPhone dans la campagne de l’Indre et Loire, il a réussi à accrocher la 4G même dans les coins les plus reculés de la Touraine.

 

Un appareil photo qui aime le bleu

L’appareil photo du SoshPhone est installé sur une application de ZTE. L’interface est relativement bien fichue avec la possibilité de sélectionner rapidement et facilement quelques filtres à la volée (monochrome, sépia, négatif, etc.) et il est possible de passer du mode Normal au HDR, Panoramique, Nuit et Paysage d’une simple pression de bouton. Les options sont bien garnies avec la possibilité d’afficher une grille, de régler l’ISO (de 100 à 800) et d’activer l’anti-scintillement. Si la balance des blancs n’est pas réglable précisément (il est simplement possible d’utiliser des profils prédéfinis), on peut toutefois jouer avec la luminosité et l’exposition. Complet et facile à prendre en main, ZTE a soigné la partie logicielle de son appareil photo.

Rappelons que le SoshPhone dispose d'un capteur de 8 mégapixels (avec flash et autofocus) sur le dos et d'une caméra frontale de 2MP. Pour la majorité de nos photos, nous n’avons pas tellement utilisé les options et pris nos clichés en mode « Normal ». Et après notre excursion dans un Jardiland (une sombre histoire d’anniversaire de belle-mère, j’ai de bonnes excuses) nous l’avons un peu regretté. En intérieur, l’appareil photo a tendance à rendre les photos bleues en fonction de la luminosité.

 

C’est un peu mieux à l’extérieur, mais en cas de forte luminosité (comme c’était le cas lors de ce week-end de juin) les clichés ont tendance à être sur-exposés.

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Contrairement à bon nombre d’appareils photo de téléphones d’entrée de gamme, nous n’avons rencontré aucun problème avec l’autofocus, qui prenait bien le sujet désiré et pas le premier ou le second plan.

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Une autonomie dans la moyenne, ni plus, ni moins

Avec sa batterie de 2300 mAh, le SoshPhone est dans la moyenne des téléphones de cette année. Et l’autonomie est également dans la moyenne des téléphones de cette année, à savoir… pas vraiment fantastique. Elle n’est pas mauvaise pour autant, mais elle ne dure à peine plus d’une journée en utilisation classique, à savoir quelques appels, une bonne louche de réseau sociaux et la consultation de ses emails. Notons toutefois que l’écran est tout à fait visible en mode de luminosité automatique, ce qui permet d’adoucir un peu la consommation de la batterie. Nous avons effectué le traditionnel test de l’heure de vidéo sur YoutTbe avec le son au maximum et le SoshPhone a perdu 21 % durant ce laps de temps. Un pourcentage encore une fois dans la moyenne actuelle des smartphones. Android Stock oblige, et contrairement à l’Ultym 5, il n’y a pas d’applications ou de menus dédiés à l’autonomie. A l’utilisateur de faire attention à ses applications, voire d’installer une application dédiée si besoin.