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Test du Meizu MX4 Pro, une phablette avec quelques défauts rédhibitoires

Le Meizu MX4 Pro est disponible depuis le mois de février en France. Il a été présenté parallèlement à la version standard que nous avons eu l'occasion de tester. La version Pro accueille quelques évolutions, surtout au niveau de l'écran et de son processeur. Fait-il mieux que son petit frère pour 100 euros de plus ? Réponse dans notre test du Meizu MX4 Pro.

Meizu MX4 Pro (16 sur 16)

Meizu est arrivée officiellement en France avec le Meizu MX3. Le MX4 était le second flagship du constructeur à arriver en France. C'est ensuite le MX4 Pro, grand frère du MX4, qui a fait son arrivée dans l'hexagone. Nous avons pu passer quelques jours avec ce terminal pour savoir ce qu'il vaut, face à la concurrence et face à son "petit" frère le MX4.

Meizu MX4 Pro (2 sur 16)

Meizu MX4 Pro (4 sur 16)

Les deux derniers smartphones de Meizu se ressemblent comme deux gouttes d'eau. Il est d'ailleurs plus simple de distinguer les deux téléphones par l'intermédiaire de leur fiche technique. Jetons-y alors un oeil.

Comme on peut le voir, les principales différences se situent au niveau de l'écran (donc des dimensions) et du processeur. Le Meizu MX4 Pro se rapproche d'une phablette avec sa dalle de 5,5 pouces. Le constructeur a alors préféré mettre de côté la dalle Full HD pour passer au WQXGA (1600p), le format 16/10 du QHD. Meizu a choisi ce format pour pouvoir plus facilement intégrer la barre de navigation et ses trois boutons tactiles. Le téléphone prend donc un peu d'embonpoint, mais pas tant que ça. Le poids est en légère augmentation et l'épaisseur a seulement gagné 0,1mm alors que la capacité de la batterie est en hausse. Enfin, le SoC n'est plus de chez MediaTek, mais Samsung avec l'Exynos 5430. La principale différence provient du GPU, bien plus puissant sur le SoC de Samsung.

On est donc face à un téléphone qui se place donc dans le haut du panier des smartphones milieu de gamme et penche même vers le haut de gamme.

 

Design

Le design du MX4 Pro reprend celui du MX4 qui lui même reprenait celui du MX3. On trouve donc une coque en plastique amovible avec des bordures en aluminium. Seul véritable point de différenciation : le bouton principal qui passe du rond tactile au rectangle mécanique. L'explication de ce changement est simple : le bouton abrite désormais un capteur d'empreintes digitales.

Meizu MX4 Pro (5 sur 16)

Pour le reste, tout est identique, à l'exception des dimensions. Avec la petite prise de poids et d'embonpoint du MX4 Pro, on commence à sentir le pavé dans la main. On est à la limite du smartphone agréable en main d'autant plus avec le choix d'une dalle 16/10, plus large. Heureusement, les bords d'écran sont particulièrement fins. On aurait toutefois apprécié un smartphone un peu moins épais pour une meilleure prise en main. En l'état, il est difficile de passer du bouton d'accueil au bouton d'allumage sans faire glisser le téléphone dans ses mains. Une manipulation pas très pratique et dangereuse si le smartphone venait à tomber. Un placement du bouton power sur le côté droit aurait été préférable. Le côté gauche abrite quant à lui les boutons de volume.

Meizu MX4 Pro (11 sur 16)

L'ouverture de la coque permet d'avoir accès au slot pour la carte nano SIM. La batterie, même si elle est visible, n'est pas amovible. On trouve, sous la coque, l'antenne NFC.

Logiciel

La partie logicielle est exactement la même que sur le MX4. On trouve donc Flyme OS, le fork d'Android de Meizu, basé sur KitKat 4.4.4. Depuis notre test du MX4, Flyme a été mis à jour en version 4.1.1.1l qui apporte surtout des corrections de bugs et des optimisations. Rien de bien nouveau donc et les utilisateurs d'iOS ne devraient pas être déroutés puisqu'on ne trouve pas de tiroir d'applications. Toutes les applications sont donc sur l'écran d'accueil.

Flyme OS est une ROM Android qui fonctionne plutôt bien et qui est assez ergonomique, une fois qu'on s'y est habitué. En revanche, elle dispose encore de certains points noirs, comme par exemple une traduction bâclée et un passage sous Lollipop qui se fait attendre. Toutefois, la mise à jour OTA de Flyme OS 4.5.1A basée sur Android 5.0.1 serait en train d'être déployée, mais notre exemplaire de test est pour le moment sous une version de Flyme OS qui date de la fin du mois de décembre. La mise à jour ne devrait pas tarder. Selon les premiers retours, elle améliorerait la réactivité du terminal.

Le MX4 Pro intègre un capteur d'empreintes digitales. Celui-ci fonctionne plutôt bienNous l'avons comparé à un iPhone 6 et au Galaxy S6. Il est plus rapide que le capteur de l'iPhone 6. En revanche, comparé au Galaxy S6, le capteur du MX4 Pro est sensiblement identique en terme de rapidité de détection. Le taux d'échec semble identique entre les trois terminaux. Un bon point donc pour le MX4 Pro.

FlymeOS-2

Le gros point noir de Flyme OS provient du bouton multitâche. Pour faire simple, il n'existe tout simplement pas, contrairement au bouton retour qui est affiché sur l'écran quand il y en a besoin. Pour afficher les applications en tâche de fond, il faut glisser son doigt vers le haut sur la partie inférieure de l'écran. Un geste qui pourrait être pratique si le taux d'erreur n'était pas aussi élevé puisqu'il faut s'y reprendre souvent à de nombreuses reprises pour faire apparaître la fameuse barre.

 

Ecran

Pour le MX4 Pro, Meizu passe uniquement par JDI (Japan Display), la joint-venture qui regroupe Sony, Toshiba et Hitachi. On est face à une dalle IPS qui dispose de bons angles de visions et d'une bonne luminosité qui atteint, au maximum, 578 cd/m2. Un chiffre qui permet une lecture en extérieur. Le contraste est bon puisqu'il dépasse les 1500:1 annoncé par Meizu en atteignant pratiquement 1800:1 sur notre modèle, traduisant alors une profondeur de noir plutôt bonne.

Meizu MX4 Pro (15 sur 16)

La définition WQXGA (2560 × 1600 pixels) est très agréable à l'utilisation, mais honnêtement, le Full HD aurait suffi. Ces hautes définitions induisent une consommation électrique en hausse, mais Meizu annonce seulement 5% de hausse par rapport à la dalle du MX4. En revanche, ces dalles consomment davantage d'énergie au niveau du GPU, dans les jeux qui supportent une telle définition. Mais ils ne sont pas nombreux.

 

Performances

Avec le MX4 Pro, Meizu est passé d'une puce MediaTek à un SoC Samsung. Les rumeurs étaient donc vraies : le constructeur coréen a débuté la vente de ses Exynos à des constructeurs tiers. Meizu a fait le choix de l'Exynos 5430 qu'on connaît déjà puisqu'il a fait sa première apparition au sein du Galaxy Alpha. Une puce plutôt polyvalente avec ses huit cœurs (4 × Cortex-A15 et 4 × Cortex-A7) et son GPU Mali-T628 MP6 en provenance d'ARM. Mais dans le Galaxy Alpha, l'Exynos 5430 se contentait de piloter une dalle HD (720p). Voyons alors ce qu'il donne avec une dalle QHD et face au MX4 et son MT6595 (Helio X10).

Comme on peut le voir dans le tableau, les performances brutes entre le Meizu MX4 Pro et le Galaxy Alpha sont quasiment identiques. Dans les benchmarks graphiques, le Meizu MX4 perd sa première place à cause de son écran QHD, beaucoup plus gourmand en puissance que la dalle HD du Galaxy Alpha. Mais dans la grande majorité des jeux, la définition se limite au 1080p voire 720p et le Meizu MX4 ne devrait donc pas être trop handicapé.

Par rapport au Meizu MX4, la puissance brute du MX4 Pro est supérieure, sauf - encore une fois - dans les benchmarks graphiques, à cause de la définition de l'écran. Mais comme nous l'avons indiqué dans le paragraphe précédent, cela ne pose pas de problème pour les jeux.

Nous avons tenté de mesurer les performances sous Real Racing 3, mais cela a malheureusement été impossible à cause des drivers ADB, impossibles à installer sous Windows et OS X. A voir les nombreux messages dans les forums, nous ne sommes pas les seuls. Dommage. À vue d'œil, le jeu était à peu près fluide, aux alentours de 30 FPS.

Pour tenter de mesurer la tenue des performances dans le temps, nous avons lancé GFXBench pendant 30 minutes. De 1138 points, le score est passé à 819 points au bout d'environ 5 minutes. Une baisse de 39% pas très rassurante sur les performances, mais qui permet de maintenir une autonomie acceptable puisque GFXBench l'estime à environ 3 heures en jeu. A titre de comparaison, les performances du MX4 tiennent mieux dans le temps, mais sont plus faibles. Le score GFXBench démarre à environ 700 points avant de baisser à 650 points au bout d'environ 15 minutes. Le MX4 Pro reste donc tout de même plus performant.

 

Photo et vidéo

Le MX4 Pro intègre le même capteur (Sony IMX220) de 20,7 mégapixels que sur le MX4. Couplé à un objectif doté d'une ouverture f/2.2, l'ensemble parvient à délivrer des photos de qualité, quelles que soient les situations lumineuses. La balance des blancs automatique est bien respectée, mais le téléphone a une tendance à surexposer légèrement les zones un peu trop claires. Le mode HDR est très intéressant puisqu'il est subtil et permet de bien faire ressortir les zones sombres.

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Autonomie

La batterie de 3350 mAh du MX4 Pro est plus conséquente que celle du MX4. Mais dans les faits, l'autonomie n'est pas si bonne que ça. Sur notre test habituel (1 heure de vidéo YouTube en Wi-Fi, avec la luminosité réglée à 200 cd/m2), la batterie a perdu 16% de sa capacité. C'est beaucoup et il semble que l'écran consomme tout de même beaucoup d'énergie même avec une luminosité qui n'est pas réglée à son maximum. Nous avons tenté de réaliser l'opération en mode Haute Performance puis en mode Économie d'énergie : le résultat est sensiblement le même.

Au quotidien, le MX4 Pro pourra tout de même vous tenir la journée, même en usage connecté. Mais il ne faudra pas être trop gourmand.

Meizu MX4 Pro (13 sur 16)

 

Réseaux

Le Meizu MX4 Pro est doté d'un modem 4G de catégorie 4 (150 / 50 Mbps). Malheureusement, il est seulement compatible avec les bandes 1800 et 2600 MHz. Pas de bande 800 MHz (exploitée chez Orange, SFR, Bouygues Telecom mais pas encore chez Free), dommage. Au niveau du Wi-Fi, le smartphone supporte les normes 801.11a/b/g/n/ac (2,4 + 5 GHz).

 

Conclusion