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Test du Wiko Rainbow Up 4G : un meilleur écran, mais de gros défauts

L'année dernière, Wiko mettait de la couleur dans le monde de la téléphonie mobile avec le Rainbow, un smartphone à 150 euros proposé en divers coloris, allant du rose au jaune, en passant par le bleu, le rouge ou encore le violet. Son plus gros défaut était alors de ne pas proposer de 4G à une époque où même les téléphones d'entrée de gamme passaient au très haut débit mobile. Cette lacune est réparée un an plus tard avec le Wiko Rainbow Up 4G, qui non content de proposer un réseau mobile plus rapide, arrive également avec des caractéristiques techniques revues à la hausse.

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Fiche Technique

Pour le même prix que le Rainbow de 2014, le Rainbow Up 4G dispose d'un processeur plus puissant, désormais basé sur une architecture Cortex-A53 (contre du Cortex-A7 sur le modèle précédent), d'une batterie gonflée de 40 % supplémentaires pour une autonomie quasi doublée (en veille et d'après le constructeur), et deux fois plus de stockage interne. D'autres petites améliorations ont été apportées également, que ce soit au niveau de son appareil photo frontal ou de son poids par exemple. Sur le papier, la marche est importante, et ce Wiko a tous les atouts dans sa manche pour s'imposer comme un incontournable de l'entrée de gamme. Est-ce la même chose dans la pratique ? Wiko nous ayant habitués au meilleur comme au pire, nous allons essayer de déterminer si le Rainbow Up 4G est à la hauteur de sa fiche technique.

Design : attention les… doigts ?

En un an, Wiko a gagné en savoir-faire, et cela se ressent grandement en tenant le Rainbow et le Rainbow Up 4G en main. Le premier est lourd (167 grammes) et massif alors que le second est bien plus léger (127 grammes), plus fin (9,3 mm d'épaisseur) et agréable à porter. Sa coque arrière est également plus douce et ses bords plus arrondis, ce qui donne un très bon feeling lors du déballage. Malgré ses qualités, cette coque arrière est également le plus gros défaut esthétique du téléphone en raison de sa facilité à marquer les traces de doigts. Si vous souhaitez commettre un meurtre, n'hésitez pas à prêter votre Rainbow Up 4G à quelqu'un durant quelques secondes seulement et vous serez assuré d'avoir suffisamment d'empreintes pour couvrir vos arrières !

Dans l'ensemble, les finitions paraissent correctes, et mis à part le discret cerclage en aluminium sur le contour du téléphone qui risque de s'abîmer au niveau des coins avec le temps, le Rainbow Up 4G devrait plutôt bien vieillir. Même la coque arrière amovible semble résistante… un peu trop même, et vous avez intérêt à avoir des ongles solides si vous souhaitez changer de carte SIM ou de carte SD.

Les trois boutons physiques sont pour leur part tous situés sur la tranche droite de l'appareil et sont facilement accessibles du bout du doigt, que le téléphone soit tenu de la main gauche ou de la droite. Le bouton "power" est cependant un peu trop proche de celui servant au réglage du son, et il n'est pas rare de monter le volume en souhaitant éteindre ou allumer son téléphone.

Sans être parfait, le design de ce Rainbow Up 4G est plutôt satisfaisant pour un premier prix, et représente surtout une énorme évolution par rapport au modèle précédent. Il perd au passage ses touches capacitives et passe au tout tactile, ce qui plaira à certains et moins à d'autres qui verront là une réduction de la taille d'écran.

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Un écran bien meilleur que celui du Rainbow

L'écran du Wiko Rainbow n'était pas son plus grand point fort. Avec une dalle éloignée de sa vitre, celle-ci étant rugueuse au toucher, et des couleurs qui viraient un peu au jaune, il était loin de la perfection, mais son prix excusait ces défauts. Avec le Rainbow Up 4G, la marque française a misé sur la qualité et propose une dalle "TFT Full Lamination" HD superbe surplombée d'une vitre bien plus agréable à utiliser. Fini les teintes de fond de pissotière d'aire d'autoroute, les blancs sont beaucoup plus clairs et les noirs d'une profondeur suffisante. Ses couleurs sont quant à elles assez vives, avec pourtant une certaine justesse des teintes, et ce malgré une légère tendance à tirer sur le bleu, ce qui refroidit la colorimétrie générale, sans que cela dérange vraiment au quotidien.

Outre tous ces bons points, la luminosité maximale a également été légèrement rehaussée et passe de 435 à 450 cd/m² environ. La qualité générale étant cependant bien meilleure et la vitre moins réfléchissante et (légèrement) moins marquante, l'écran semble bien plus lumineux. Abordé de biais, l'écran passe néanmoins par différents spectres et arbore une teinte bleue ou jaune en fonction de l'angle de vue. En outre, il aurait été agréable pour une diagonale de 5 pouces néanmoins d'avoir une définition Full HD (1080p) plutôt qu'une simple HD 720p qui crée un drôle d'effet sur certaines vidéos.

Comme sur les appareils de Samsung, il est possible dans les paramètres de changer les effets d'affichage pour passage d'un mode "standard" à un mode "brillant". La différence entre les deux est néanmoins trop minime pour être notée.

Wiko UI : un petit goût d'iOS

La partie logicielle du Wiko Rainbow Up 4G est assurée par Android 5.1 Lollipop, soit la dernière version disponible en date, ce qui est une excellente nouvelle pour un téléphone de la marque française (souvent en retard à ce niveau). Cette mouture s'accompagne de l'interface Wiko UI, désormais sur tous les téléphones du constructeur sino-français depuis le printemps dernier.

Celle-ci rappelle beaucoup les dernières versions d'iOS, le système d'exploitation de l'iPhone, tant dans le choix des couleurs criardes de ses icônes qu'à l'utilisation, puisque le tiroir d'applications à cédé sa place au bureau qui accueille toutes les applications, sans exception. Ce choix impose d'être plus ordonné et de créer de nombreux dossiers pour s'y retrouver plus facilement, ou bien de passer par un launcher alternatif afin de retrouver un aspect Android plus standard. La barre de notifications ainsi que les paramètres rapides sont quant à eux inchangés (ou presque), de même que le réglage du son et le menu multitâche. Il est dommage de voir que Wiko a mis tant de cœur à modifier l'interface pour finalement oublier de régler les principaux problèmes d'Android stock, à savoir la suppression de toutes les tâches de fond en un bouton ou encore la possibilité de régler de façon plus précise le volume en fonction des utilisations (sonnerie, notifications, média…).

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En dehors de ce design qui se rapproche grandement de ce que proposent les constructeurs chinois, les fonctionnalités restent quant à elles basiques. Dans les paramètres, la principale nouveauté est le menu "Smart Gesture". Comme son nom l'indique, cette option permet de réaliser certaines actions sans forcément toucher son écran. Malheureusement, la majorité des gestures disponibles sont critiquables. Le double clic ne permet que de verrouiller l'écran (et non de le déverrouiller, pourtant la partie la plus intéressante de ce genre de fonction), les mouvements à distance dans la galerie ne fonctionnent que ponctuellement, quant au contrôle de la vidéo par le visage, dont la description est "une vidéo commence lorsque vous êtes en face de l'écran est se met en pause" (sic ?), il ne fonctionne malheureusement qu'avec le lecteur intégré d'Android, et ne peut donc être utilisé ni sur YouTube ni sur un lecteur multimédia tiers.

Tout comme dans notre test du Highway Star 4G, nous ne pouvons également que conseiller de tester des claviers tiers, celui de base étant surchargé, peu pratique à l'utilisation et bourré d'achats in-app. Les applications pré-embarquées sont en revanche peu nombreuses, mais plutôt utiles et viennent parfaitement compléter la sélection obligatoire de Google Apps.

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Des performances bridées

Il est difficile de parler des performances du Wiko Rainbow Up 4G. Non pas qu'elles soient particulièrement mauvaises (quoi que ?), mais de tous nos benchmarks lancés, seuls deux ont réussi à arriver à leur terme et à donner un résultat avant de se fermer ou d'afficher un message d'erreur. Comme attendu, le MediaTek MT6735P est moins puissant que ses homologues, les MT6735M (que l'on retrouve par exemple dans le BQ Aquaris M4.5) et MT6735, ainsi que son principal concurrent, le Snapdragon 410 de Qualcomm (du LG G4c par exemple).

À l'usage, le résultat est le même, puisque les jeux les plus gourmands ne pourront même pas s'installer sous peine que vous ayez déjà téléchargé une ou deux autres applications, sachant qu'à peine sorti de sa boite, le téléphone ne dispose déjà que de 1 Go de stockage. Les titres moins ambitieux en revanche tournent globalement bien. Lara Croft Relic Run par exemple ne souffre que de légers ralentissements ponctuels qui ne viennent pas gâcher l'expérience de jeu. Au vu de l'espace disponible, il faudra penser à faire du ménage avant de réinstaller autre chose, ou prendre le temps de transférer les applications sur la carte microSD.

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Le plus gênant est son interface très lourde qui saccade à chaque changement de page ou presque, même lorsqu'aucune tâche de fond ne tourne. Wiko UI n'est pas la seule application touchée par ces ralentissements, et il arrive par exemple lors de la lecture d'une vidéo YouTube que le son saute comme avec un disque rayé.

Connectivité

Comme la plupart des smartphones d'entrée de gamme, le Wiko Rainbow Up 4G dispose d'un WiFi 2,4 GHz seulement (et donc non compatible avec les WiFi 5 GHz), et d'un réseau 4G sur les bandes de fréquence 800, 1800, 2100 et 2600 MHz, couvrant ainsi toutes les normes françaises. En outre, son débit maximal de 150 Mb/s reste également dans la moyenne. Lors des appels, le son est métallique aussi bien en émission qu'en réception, mais reste audible malgré cela, et la réduction du bruit fonctionne bien.

Le GPS accroche pour sa part rapidement en extérieur, mais se comporte de manière très aléatoire. Une fois dans Google Maps, le pointeur de position ne cesse de bouger sur la carte, tantôt à gauche, tantôt à droite, de même que la boussole qui ajuste le Nord en permanence, sans jamais vraiment le trouver. Il peut dépanner, mais nécessite donc de vérifier à deux fois pour éviter les détours.

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Photos & multimédia

Le Rainbow Up 4G est doté d'un capteur de 8 Mégapixels d'entrée de gamme. Aucune surprise de ce côté là, si la qualité n'est pas abominable, elle reste médiocre dans l'absolu. Le piqué est moyen, et il est impossible de déchiffrer les panneaux sur notre cliché habituel du carrefour de Strasbourg Saint-Denis. Même pour un premier prix, il ne brille pas particulièrement donc. Sur la gestion de la lumière, il s'en sort plutôt bien en revanche et propose à la fois des couleurs fidèles et agréables et des contrastes assez prononcés pour donner de la profondeur à l'image. Il est dommage qu'il peine à retranscrire les lumières moyennement vives, ce qui se traduit par un ciel cramé sur la plupart des photos.

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Lorsque la scène est éclairée par une lumière artificielle en revanche, même si celle-ci est forte, le résultat est très décevant. Le bruit est omniprésent et la qualité s'en ressent grandement. Heureusement, son flash sauve un peu l'ensemble en relevant largement la qualité du cliché. Enfin, son mode HDR est réglé un peu à l'extrême ce qui donne un aspect surnaturel aux photos, d'autant qu'il nécessite un sujet parfaitement immobile. Il ne méritera donc qu'une utilisation très ponctuelle.

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L'application photo en elle-même est plutôt simple d'utilisation et ergonomique. Le seul point qu'il est possible de lui reprocher est l'avant-goût bien trop flatteur des photos, qui promet un rendu de qualité, même lorsque ce ne sera pas le cas. Entre l'aperçu de la photo au moment du déclenchement et le résultat final, il y a autant de différences qu'entre les pancartes d'un fast food et la consistance du hamburger une fois dans votre assiette…

Concernant le son du haut-parleur situé à l'arrière du téléphone, ne vous attendez pas à des miracles non plus. Le son est plat, sans réelle puissance dans les basses ou les aigus. Pour autant, il ne sature ni ne grésille, même à plein volume. Dommage que l'emplacement du haut-parleur étouffe le son lorsque le téléphone est posé sur une surface plane.

Une autonomie correcte

Sur les terminaux d'entrée de gamme, l'autonomie est toujours un point sensible, car si certains s'en tirent avec les honneurs grâce à leurs composants peu énergivores, d'autres au contraire peinent à tenir la journée en raison de leur optimisation peu réussie. Pour le Rainbow Up 4G, notre test d'autonomie habituel (1h de vidéo 720p sur YouTube en Wi-Fi avec la luminosité réglée à 200 cd/m2) a consommé 12 % de batterie, ce qui le place dans la moyenne. En pratique, vous ne devriez pas souvent tomber en panne de batterie avant la fin de la journée, d'autant que le peu de mémoire interne disponible empêche d'installer trop d'applications qui pourraient consommer en arrière-plan. Notre plus gros regret concerne la batterie en elle-même qui n'est pas amovible alors que la coque arrière s'enlève très facilement. Dommage.