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Test du Wiko Selfy : le nombre de pixels ne fait pas tout

Wiko veut se différencier, et à cet effet, il fournit en cette fin d'année un Wiko Selfy qui cherche à se mettre en valeur grâce à un capteur photo de 8 mégapixels. Au-delà de cela, le terminal semble avoir une fiche technique un peu faiblarde pour espérer être mis entre toutes les mains. Au contraire, on a l'impression qu'une fois le capteur frontal écarté, on a déjà vu mille smartphones du même acabit. Une impression de déjà vu qui sera largement confirmée tout au long de ce test. 

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Fiche technique

Un look très banal

On ne peut pas dire que Wiko a joué la carte de l'originalité pour son Selfy tant le mobile est des plus banals. On doit même dire qu'il est moins attirant que ne le sont les Highway Star et Highway Pure que nous avions testés il y a quelques mois. En fait, il est même assez proche du Wiko Rainbow Up, testé également dans le courant du mois d'août, et dont la construction avait semble-t-elle séduit Manuel, notamment parce qu'on sentait les efforts faits entre les versions Rainbow et Rainbow Up. On retrouve d'ailleurs à peu près le même placement pour les éléments (appareil photo dorsal, caméra frontale, haut-parleur frontal, port microUSB...), si ce n'est que le port Jack est cette fois situé sur la tranche inférieure.

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On se montrera un peu moins élogieux envers l'esthétique de l'appareil, mais il semble en tout cas robuste. Son format de 4,8 pouces est franchement idéal pour la prise en main, et le découpage des tranches est finalement bien fait, et ce malgré la finesse du mobile (7,7 mm).

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Wiko a eu la bonne idée d'intégrer un bouton physique sur la tranche droite de l'appareil, et qui permet d'accéder rapidement à l'application photo. Pour cela, il suffit de cliquer deux fois rapidement dessus pour que l'app s'ouvre, et ensuite de cliquer à nouveau pour déclencher la prise de vue. Pratique et bien pensé pour un mobile qui se nomme "selfy" et qui s'oriente donc vers les amateurs d'autoportraits. Du coup, les boutons de réglage du volume se déportent sur la tranche gauche, ce qui n'est pas forcément très intuitif ni rapide à l'utilisation. Le bouton d'allumage se trouve quant à lui toujours sur la partie supérieure de la tranche droite, au niveau de votre pouce.

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Le Wiko Selfy est équipé d'une coque amovible qui aurait pu être saluée par la critique si la batterie qui se cache en dessous l'était aussi. Ce n'est pas le cas, et il n'est possible que d'accéder à l'emplacement SIM et microSD. Dommage. Cette coque d'ailleurs, est faite d'un plastique imitation cuir d'une qualité assez discutable. Surtout, la matière a tendance à glisser sous les doigts, et à marquer facilement (chocs, graisse...).

 

Des améliorations de l'AMOLED

Comme il le fait assez régulièrement maintenant, Wiko a opté pour un écran AMOLED sur ce Selfy. Il s'agit donc d'une dalle de 4,8 pouces en définition HD (720 x 1280 pixels), qui offre une luminosité de 320 cd/m2. Cette écran est franchement qualitatif, avec des angles de vision très bons, notamment grâce à l'espace hyper réduit entre la dalle et la vitre du mobile. Il fait vraiment très belle impression, et le temps où les smartphones d'entrée de gamme de Wiko avaient des fuites de luminosité semble maintenant loin.

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Avec la technologie AMOLED, on obtient des couleurs très vives, et des noirs profonds. Si on ressent une amélioration, avec un effet beaucoup moins bleuté que sur les Highway Pure et Highway Star, on n'est pas encore au niveau de qualité obtenu par Samsung.

 

Une interface colorée, mais lente

Bonne nouvelle : le Wiko Selfy est installé sous Android 5.1 Lollipop, et on a donc droit aux codes relatifs à Material Design. Les trois boutons (triangle, rond, carré) sont présents, tout comme la fenêtre multitâche ou les paramètres rapides au look reconnaissable. On y retrouve l'interface classique de chez Wiko, sans app drawer, mais avec des applications préinstallées. Une foule d'applications, plus embêtantes les unes que les autres, car laissant des notifications en pagaille. Touch Pal X, le clavier toujours préinstallé par Wiko, est bien là, mais il est tellement insupportable qu'on préfère le désinstaller carrément. La présence d'un gestionnaire de fichiers est une bonne chose en revanche, tout comme l'onglet direct de mise à jour du système qui évite de passer par 12 étapes pour aller le chercher dans les paramètres.

Dans ses paramètres système, Wiko a ajouté deux onglets : Smart Awake et Smart Gesture (on les a déjà vu). Le premier permet de définir quatre fonctionnalités, à commencer par la possibilité de lancer le clavier numérique sur l'écran éteint en dessinant simplement un "c" avec le doigt. La seconde option permet de lancer le lecteur de musique de la même manière, mais en dessinant cette fois un "m". Il est possible de lancer la messagerie avec un "s", et enfin d'allumer l'écran du mobile en double tapant sur l'écran. Dommage par contre de ne pas pouvoir l'éteindre et le verrouiller de la même manière, en tapant n'importe où.

Les Smart Gesture sont quant à elles au nombre de cinq. Wiko propose de faire un double clic sur la touche home pour verrouiller l'écran, ce qui finalement revient au même que si l'on tapait n'importe où, à condition d'être précis. Il est aussi possible d'éteindre l'écran lorsqu'un appel est reçu en couvrant le capteur de proximité, de déverrouiller le mobile en mode veille en pressant rapidement le bouton d'allumage, de basculer le mobile sur sa face avant pour le passer en mode silencieux lors d'un appel reçu, ou encore de retarder l'alarme de votre smartphone de la même manière lorsqu'elle retentit.

L'interface semble fluide dans la navigation sur la home page, mais beaucoup moins lorsqu'on ouvre ou ferme des applications. Des difficultés qui semblent plus être en rapport avec le processeur (on le verra après) qu'avec l'installation logicielle. Par contre, on rencontre des problèmes avec la mémoire interne du smartphone. D'abord, il est indiqué 8 Go, mais une fois la partition système écartée, il ne reste plus qu'environ 3,5 Go disponibles. Mais on a beau essayer d'installer des applications ou fichiers d'environ 2 Go, le mobile refuse de le faire sous prétexte d'un espace trop faible. Il est indiqué que seul 1,6 Go est disponible alors que rien d'autre n'est installé.

 

Des performances franchement faibles

À peine le Wiko Selfy est-il allumé qu'on a déjà un mauvais pressentiment quant aux performances de la bête. Le mobile semble mal supporter d'avoir plusieurs applications ouvertes, et les résultats de benchmarks confirment cette théorie. Ils sont assez faiblards, avec ce MediaTek MT6735, et un peu en dessous de ce qu'on obtient avec un Snapdragon 410. Certains tests, comme ceux de 3D Mark ou GFX Bench, refusent même de se lancer ou coupent en plein milieu. On a beau tenter de les lancer directement après l'allumage du mobile, rien à faire.

On est régulièrement à la limite du jouable, que ce soit sur des jeux peu gourmands comme Smash Hit, ou sur des gros titres comme Asphalt 8. Le multimédia n'est clairement pas son fort, et cela devient vite désagréable de jouer sur ce téléphone tant les lags sont présents. Ce MT6735 semble ici très léger, ou pas assez optimisé. Ce SoC équipe également des mobiles comme le Meizu M2, pour ne citer que lui.

 

Communications

Appels

La qualité des appels est dans la moyenne, avec un volume correct, mais sans plus. Il ne semble pas y avoir de pollution sonore, c'est déjà un bon point. Notons que le mobile est compatible 4G sur toutes les bandes de fréquences françaises, évidemment.

GPS

Avec les puces MediaTek, la réception du GPS n'est pas toujours optimale, mais on sent qu'elles ont tendance à s'améliorer. C'est aussi le cas ici, où on met un peu de temps à fixer quelques satellites, mais on le fait quand même.

 

De jolis selfies, mais c'est tout

Photographie

Avec un nom pareil, le Wiko Selfy a intérêt à assurer en photographie. Pour justifier cette appellation, Wiko a intégré un capteur frontal de 8 mégapixels, comme celui qu'on trouve à l'arrière. On aura donc une définition meilleure sur les clichés de type "selfie".

On doit bien avouer que la qualité des clichés frontaux est meilleure que d'ordinaire sur les mobiles de la marque, mais rien de transcendant. D'ailleurs, on aimerait voir plus souvent les constructeurs proposer un système de mise au point à l'avant. Ici, il faudra se trouver à la bonne distance (une longueur de bras) pour faire un cliché potable. Bon, c'est pareil partout ceci dit. Néanmoins, le déclencheur est franchement long, et photographie un animal s'avère difficile (exemple ci-dessus).

Le capteur dorsal n'est pas bien plus performant, si ce n'est qu'on fait la mise au point assez facilement. Les clichés sont assez lisses, malgré une gestion somme toute honnête de la luminosité. Ici aussi, le déclencheur est long et on se retrouve souvent avec des parties floues sur les photos. Le mode HDR est efficace, mais du genre surréaliste. Mais disons que pour son positionnement tarifaire, le mobile est dans la norme en photo.

Son

La qualité sonore n'est pas spécialement au rendez-vous, mais on n'en tient pas rigueur pour un tel produit. On est dans la moyenne, et on ne s'attendait pas à mieux.

 

Autonomie : plutôt correct

Côté autonomie, on ne trouve finalement pas grand-chose à redire sur ce Wiko Selfy. Il s'en sort correctement, et tiendra tranquillement plus d'une journée d'utilisation malgré sa batterie de 2300 mAh. En utilisation quotidienne, on ne remarque pas de baisse de charge trop grossière, et en veille il ne consomme que très très peu.

Sur notre test d'endurance, qui consiste à lancer une vidéo YouTube HD d'une heure, en ayant laissé seulement le Wi-Fi d'activé et en ayant réglé la luminosité de l'écran sur 200 cd/m2, on obtient une consommation de 13 % de la charge. C'est largement dans la moyenne, et par exemple bien mieux que le LG G4 Stylus testé une semaine plus tôt.