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Test de l'Asus Zenpad S 8.0, l'efficacité sans le charme

C’est peu dire que le marché des tablettes Android est moribond en cette fin d’année. Concurrencées par les smartphones de grande taille, enfoncées par l’hégémonie des iPad et souffrant d’un taux de remplacement plus faible que celui des téléphones, elles ne parviennent plus à trouver grâce aux yeux des utilisateurs. C’est d’autant plus vrai que le créneau des tablettes haut de gamme est aujourd’hui trusté par des Samsung ou des Sony pratiquement seuls sur le marché. Avec la ZenPad S 8.0, Asus tente de se faire une place au soleil. Avec un certain succès, il faut bien l’admettre, même si tout n’est pas encore parfait.

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Fiche technique

La Zenpad S 8.0 possède tous les attributs d’une tablette haut de gamme. On y trouve donc un écran d’une définition QXGA (la même définition que la Galaxy Tab S2 de Samsung), un processeur assez puissant (le même que celui présent sur le ZenFone 2) et surtout 4 Go de RAM, ce que l’on retrouve cette année surtout dans les appareils coûteux. Asus n’a d’ailleurs pas été radin sur le reste des composants. On retrouve ainsi une mémoire interne de 64 Go, un port carte microSD et, petite surprise, un port micro USB Type-C. Seule ombre au tableau, et de taille, la capacité de la batterie est seulement de 4000 mAh.

Deux remarques avant de passer au test en lui-même. Notre exemplaire de test était une version dotée de 64 Go de mémoire interne, 4 Go de RAM et vendue avec un stylet, le Z Stylus. Quand il est vendu séparément, ce dernier vaut environ 40 euros.

Prix et disponibilité

Dernier point : si la Zenpad S 8.0 était vendue 349 euros lors de son lancement en août dernier, elle se trouve aujourd’hui aux alentours de 300 euros.

Notez que cette tablette existe également en version 32 Go avec 2 Go de RAM, tout du moins sur le site de la Fnac. Les performances de cette version s’annoncent logiquement moins bonnes que celles de notre exemplaire de test.

Un design sans véritable défaut, mais sans réel charme

Le temps des tablettes à l’ancienne, au format 16:9 ou 16:10 est bel et bien fini. Place maintenant aux ardoises au format 4:3, similaires à l’iPad. Après la Galaxy Tab S2 de Samsung, c’est au tour d’Asus de succomber à ce format avec sa Zenpad S 8.0. Ce n’est d’ailleurs pas anodin, puisqu’avec ses dimensions de 203,2 × 134,5 × 6,6 mm et son écran de 8 pouces, elle a été conçue pour offrir une alternative sous Android à l’iPad Mini, seule autre tablette véritablement concurrente sur ce format.

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Et du point de vue du design, c’est assez réussi dans l’ensemble. Au sortir de sa boîte, cette petite tablette se montre plutôt agréable à l’œil avec, en façade, des bordures chromées de bon aloi. L’œil expert remarquera également qu’Asus a pensé à intégrer les haut-parleurs sur la façade, ce qui est toujours bienvenu lorsqu’on regarde des vidéos. Petit point négatif : les bordures d’écrans, qu’elles soient sur les côtés ou en haut et en bas, sont un peu trop larges.

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La prise en main est plutôt agréable. Ses presque 300 grammes la rendent relativement légère en main, ce qui fait que l’on peut la porter assez longtemps sans fatiguer. Son dos, sur lequel un plastique strié semble recouvrir une autre partie en simili cuir, a le mérite de l’originalité. Mais pas franchement de l’esthétique. Une question de goût, sans nul doute. On termine sur un bon point : Asus a eu le goût d’intégrer un port USB Type-C. Un standard qui commence à arriver doucement sur les appareils mobiles.

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Au toucher, ce plastique n’est pas choquant. Ce qui est certain après quelques heures d’utilisation, c’est qu’on ne tient pas un mauvais produit d’entrée de gamme. Pour autant, à cause du plastique, je n’ai pas vraiment eu la sensation d’avoir un appareil haut de gamme entre les mains. Les finitions sont bonnes sans être exceptionnelles.

 

Le très anecdotique Z Stylus

On le disait un peu plus haut, la Zenpad S 8.0 est vendue avec le Z Stylus, le stylet d’Asus. Presque intégralement en métal, cet accessoire n’a de stylet que le nom : il est long, gros et fait le poids d’un gros stylo bic. Sa mine est amovible et peut-être changée, et il est fourni avec une pile AAAA nécessaire à son fonctionnement (Asus indique qu’une pile assure 150 heures d’utilisation en continu et 6 mois en veille).

J’ai testé ce stylet presque par politesse tant il est anecdotique. À quoi bon l’utiliser sur une si petite tablette en fait ? Tout ou presque est accessible avec les doigts et l’écriture ou la prise de note manuscrite n’est clairement pas le premier usage que l’on fera de la Zenpad S 8.0.

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À ceci s’ajoute le fait que le Z Stylus est un piètre accessoire. Il peut être à la limite utile pour faire quelques dessins sur une application dédiée (Super Note), mais se montre d’une effroyable nullité lorsqu’il s’agit de prendre des notes. Je n’écris déjà pas très bien de base : mon écriture manuscrite est petite et ramassée. Sur la tablette elle devient minuscule et illisible. Essentiellement parce que l’inertie entre le geste et l’affichage est beaucoup trop élevée, et qu’il est très vite difficile d’avoir des points de repère. On est très loin du savoir-faire de Samsung en la matière.

Le Z Stylus comporte deux boutons. Ils permettent de faire apparaître des menus n’importe où sur la tablette, de telle façon qu’il est possible de sauvegarder des pages web ou de faire des screenshots n’importe où dans l’interface de la tablette puis de les annoter ou de les retoucher au stylet dans une application dédiée. Bref, on essaye ce stylet une fois, on dessine un pénis dans l’application dédiée, on constate que la prise de note est ratée puis on le range dans son étui avant de l’oublier définitivement.

Un bon écran qui manque toutefois de luminosité

La Zenpad S 8.0 embarque un écran IPS LCD d’une définition de 2048 × 1536, pour une très bonne résolution de 320 ppp. Cette définition est identique à celle de l’iPad Mini mais aussi à celle de la Galaxy Tab S2, soit les principales tablettes haut de gamme de cette année.

Quelques chiffres pour commencer. Notre sonde a mesuré une luminosité de 310 cd/m² et un contraste de 1550:1. Une luminosité plutôt faible et dans la moyenne basse pour un appareil de ce type. Et, de fait, il faut effectivement souvent régler la barre de luminosité de la tablette vers le haut pour avoir un éclairage correct.

Techniquement, cet écran n’est pas parfait. Mais j’avoue ne pas avoir vraiment eu à me plaindre de lui durant ma petite semaine de test. Les angles de visions sont excellents, les reflets sont extrêmement discrets et les couleurs sont excellentes. Un bon affichage en somme.

Logiciel : le très chargé ZenUI

Asus oblige c’est encore ZenUI, la surcouche traditionnelle du constructeur taïwanais qui anime la tablette. La mauvaise surprise, c’est que la Zenpad S 8.0 est installée sous Android Lollipop en version 5.0. J’ai bien cherché pendant 10 minutes dans tous les menus et diverses applications de benchmarks pour savoir s’il y avait un problème d’affichage, mais la réalité est bien là : Asus n’a pas jugé utile de mettre à jour Lollipop afin de régler les principaux bugs, failles et autres problèmes de sécurité. Ouille.

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Pas de surprise avec l’interface, c’est la même que celle que l’on a déjà rencontrée une demi-douzaine de fois cette année sur les différents appareils d’Asus (que ce soit sur le Zenfone 2 ou le Zenfone 2 Selfie, entres autres). Il y a donc beaucoup trop d’applications présintallées (il y en a plus de 40 à mettre à jour quand on allume la tablette pour la première fois !) et les menus des paramètres et des raccourcis dans la barre de notification ont tendance à être méconnaissables (comprendre : beaucoup trop chargés).

Bref, on prend les mêmes et on recommence. Asus aurait tout à gagner en allégeant sa surchouche et supprimant certaines applications doublon de celles de Google. Si Asus a généreusement pourvu sa tablette de 64 Go de mémoire interne, une fois cette dernière déballée et mise à jour, il n’en reste plus que 50 Go. C’est encore beaucoup, mais c’est dire à quel point ces applications prennent de la place.

Des performances impressionnantes

Pour sa tablette haut de gamme, Asus ne s’est pas posé de question et a opté pour le même processeur que son Zenfone 2 haut de gamme, sorti plus tôt dans l’année. Il s’agit donc d’un SoC Intel Atom Z3580 à quatre cœurs cadencés à 2,3 GHz. Son GPU est issu de chez Power VR, le G6430. Place aux benchmarks.

Nous avons comparé la Zenpad S 8.0 à ces deux principales concurrentes de cette année, la Samsung Galaxy Tab S2 et la Sony Xperia Z4 Tablet. La première est équipée d’un SoC Exynos 5433 tandis que la seconde est équipée d’un Snapdragon 810.

Mettons rapidement de côté la tablette de Samsung. Lors de son test, nous avions jugé ses performances décevantes. Il faut dire que Samsung a intégré un SoC datant de l’année dernière et non les puces que l’on retrouve dans les Galaxy S6. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’à définition égale, la Zenpad S 8.0 se montre bien plus performante, que ce soit en puissance brute de processeur comme en GPU.

La comparaison avec la Xperia Z4 Tablet est plus intéressante. La Zenpad S 8.0 se débrouille bien mieux que la tablette de Sony pour ce qui est du processeur, mais se place très loin derrière quand on aborde la partie graphique. Ce n’est pas vraiment une surprise. Les SoC Qualcomm se sont toujours montrés très bons pour les GPU, mais nous ont toujours un peu déçus cette année pour la partie processeur. La Zenpad S 8.0 est donc un peu moins bonne que la Xperia Z4 Tablet dans le jeu vidéo, mais se montre plus à l’aise dans le multitâche ou des applications de productivité. Il faut dire que les 4 Go de RAM doivent beaucoup aider.

Au quotidien, il n’y a presque rien à redire. La tablette se montre fluide en permanence et a fait tourner à merveille tous les jeux que j’ai installés dessus. À ce titre, on notera que la tablette, même passé une grosse demi-heure sur HearthStone, pourtant assez gourmand, chauffe très peu. Elle était à peine tiède après ma séance de jeu. Un très bon point.

Multimédia

La Zenpad S 8.0 est dotée de deux haut-parleurs en façade. On apprécie tout d’abord qu’ils ne soient pas placés à l’arrière de la tablette. Le son est quant à lui très bon. Il est clair, ne sature pas lorsque sa jauge est au maximum et se montre plutôt équilibré. Le seul reproche qu’on fera à ces haut-parleurs concerne leur relatif manque de puissance. Rien de très grave.

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On notera en vrac que la tablette comprend un GPS (un peu lent, soit dit en passant, 88 secondes sur GPS Data), mais pas de NFC. Rien de grave. Dans les petits bonus de cette tablette, il faut savoir qu’Asus fournit trois applications (PC Link, Remote Link et Share Link) qui permettent d’afficher le contenu de la tablette sur un PC ou de contrôler un PC depuis la tablette. Pratique, potentiellement, dans le cadre de quelques réunions.

Un mot, enfin, sur l’appareil photo de 8 MP présent au dos de la tablette. Comme on pouvait s’y attendre, il se montre très faible. Les quelques clichés pris avec cet appareil photo se révèlent particulièrement pauvres. Les clichés manquent cruellement de détail, mêm si on ne s’attendait de toute façon pas à grand-chose.

Jpeg

appareil photo zenpad s 8.0

Autonomie

Une batterie de 4000 mAh pour une tablette de 8 pouces est-elle réellement suffisante ? Après une petite semaine d’utilisation, notre avis est plutôt mitigé. Pour avoir utilisé la batterie quotidiennement en tant qu’écran supplémentaire ou même au sein d’une réunion (riche en dessins au stylet), j’ai pu constater à plusieurs reprises que l’on voit descendre le pourcentage de batterie à vue d’œil. Je pense qu’en utilisation classique, la batterie a besoin d’être rechargée au moins tous les deux jours. Au terme d’une réunion où la tablette a servi pendant une heure trente, j’avais facilement perdu 30 % de batterie. Bref, ce n’est pas génial.

Notre traditionnel test d’autonomie (une heure de vidéo en HD sur YouTube avec le son au maximum légal et la luminosité réglée à 200 cd/m²) a cependant fait baisser le pourcentage de batterie de 15 %. C’est tout à fait dans la moyenne. Dans la pratique, toutefois, on constate que c’est beaucoup moins bien.