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Test de l'Asus ZenFone 2 Laser ZE550KL : l'équilibre à la taïwanaise

Asus semble satisfait de son ZenFone 2 et n'hésite pas à le décliner à toutes les sauces. Après le ZenFone Selfie, déjà testé dans ces colonnes, qui mettait l'accent sur l'appareil photo frontal, nous avons eu l'occasion de poser nos mains sur le ZenFone 2 Laser, cherchant pour sa part à extraire la substantifique moelle de l'appareil photo principal avec un capteur Toshiba, un flash double ton et un autofocus laser. Le résultat en vaut-il le coup ?

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À mi-chemin entre entrée et milieu de gamme

Le ZenFone 2 Laser nage dans les eaux internationales, entre le territoire de l'entrée de gamme, notamment représenté par des appareils dotés d'un processeur Snapdragon 410, de 2 Go de RAM et d'un écran 720p, et celui du milieu de gamme avec son appareil photo particulièrement travaillé.

Il se positionne donc approximativement au même niveau que son petit frère, le ZenFone 2 Selfie, qui propose pour une trentaine d'euros de plus une définition Full HD et un processeur beaucoup plus attirant, le Snapdragon 615. Autant dire que son capteur photo a tout intérêt à être irréprochable.

Un ZenFone 2 comme les autres

À le regarder, le ZenFone 2 Laser ne cache pas son lien de parenté avec sa (nombreuse) famille. De face il ressemble à s'y méprendre au ZenFone 2 d'origine, tandis que le dos rappelle davantage celui du ZenFone 2 Selfie, la principale différence se situant au niveau du flash, positionné à gauche de l'objectif et non à droite.

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En dehors de ce point de détail, on retrouve la coque bombée un peu épaisse, la surface lisse et agréable en mains, les boutons de volume situés à l'arrière, à l'instar de ce que propose LG depuis quelques générations déjà, ou encore le haut-parleur tout en longueur au dos de l'appareil, sur la partie inférieure.

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On notera que si le volume est facile d'accès du bout de l'index, le bouton d'alimentation est quant à lui situé sur la tranche supérieure du téléphone, comme sur les vieux iPhone, ce qui oblige parfois à repositionner l'appareil pour réussir à allumer ou éteindre l'écran. Dernier point, mais pas des moindres, la coque est très difficile à retirer, ce qui peut être un inconvénient de taille pour ceux qui changent régulièrement de carte SIM ou de carte microSD. On a plus tôt fait d'abîmer la coque que de la déboiter.

 

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Un écran tout à fait correct

L'écran du ZenFone 2 Laser n'est pas son premier atout, et Asus ne communique d'ailleurs que très peu dessus, si ce n'est pour dire qu'il est protégé par un revêtement Gorilla Glass 4, une des solutions les plus efficaces à l'heure actuelle pour protéger des rayures. Il ne faut pas croire qu'il est mauvais pour autant, et s'il est pas aussi poussé que celui du ZF2 Selfie (qui affiche une définition Full HD 1080p là où le Laser se contente de HD 720p), il ne démérite pas.

Malgré ce point qui le positionne en dessous de la moyenne, et de la barre symbolique des 300 PPP, censée représenter la limite visible par l'œil humain, l'écran du ZF2 Laser n'est pas mauvais. On peut par exemple lui accorder sa luminosité, qui avec 405 cd/m² surpasse largement les 310 cd/m² du ZF2 Selfie, ce qui le rend tout à fait utilisable en extérieur. Il manque néanmoins un peu de contraste, que corrobore sa mesure de 810:1 un peu faiblarde par rapport à certains concurrents.

En ce qui concerne ses couleurs et ses angles de vision, le ZenFone 2 Laser s'en sort plutôt pas mal, même s'il reste moins bon que le Selfie ou le ZenFone 2 ZE551ML d'origine. En outre, il dispose même d'un mode "vif", qui améliore la vibrance des couleurs, idéal pour ceux qui aiment les écrans AMOLED par exemple.

ZenUI, la culture de l'excès

Sans surprise, ASUS a équipé son ZenFone 2 Laser de la même couche logicielle que son ZenFone 2 Selfie, avec tout ce que cela comprend de bons et de mauvais côtés, à commencer par la base : la présence d'Android 5.0.2, une version qui commence à dater. Cela n'est finalement qu'un défaut très mineur puisqu'Android 5.1 n'apporte que peu d'améliorations n'ayant pas été déjà modifiées par l'interface constructeur, tandis que les correctifs de sécurité ont été appliqués.

Sans refaire tout le tour de cette interface, nous pouvons préciser qu'elle est particulièrement touffue et modifie Android à de nombreux égards, aussi bien du point de vue esthétique que fonctionnel. En plus des icônes grosses et colorées qui donnent l'impression que le téléphone est destiné à des enfants, ASUS a multiplié les raccourcis, les icônes, ainsi que les applications préinstallées, rendant l'ensemble très difficilement lisible. L'exemple le plus simple pour imager cela reste les trois icônes présentes dans le menu multitâche, dont la fonctionnalité de prime abord ne semble pas une évidence avant d'appuyer dessus.

Si certains points de ZenUI sont bien pensés, on reprochera aisément son côté brouillon, ainsi que la surcharge mémoire que cela implique. À la sortie du carton, seuls 10 Go sur les 16 annoncés sont disponibles.

Des performances limites

Contrairement au ZenFone 2 Selfie qui propose un Snapdragon 615, ASUS a doté son ZenFone 2 Laser d'un Snapdragon 410. Couplé à ses 2 Go de mémoire vive et à un écran 720p, il devrait être suffisant pour animer fluidement un smartphone, à condition bien sûr que l'interface ne soit pas trop lourde...

Sans surprise, le ZF2 Laser obtient sur les différents benchmarks un score similaire à celui du Moto G de troisième génération, équipé des mêmes composants. Tout comme celui-ci, le ZenFone 2 Laser arrive donc à s'en sortir correctement dans l'ensemble lorsqu'il s'agit de faire tourner des applications, mais son GPU, l'Adreno 306, traine un peu la patte sur les jeux les plus gourmands, sans que cela soit une réelle gêne sur la plupart des titres. Asphalt 8 est par exemple tout à fait jouable, même si son framerate n'est pas parmi les plus hauts.

Le problème se situe plutôt sur la partie logicielle. Contrairement à Motorola qui a opté pour une interface très proche d'AOSP, ASUS est parti sur une interface très lourde qui ralentit les performances du téléphone au quotidien. Aussi, il n'est pas rare d'attendre quelques secondes que toutes les icônes réapparaissent lors d'un retour au bureau. Cette différence se perçoit nettement au niveau des résultats sur PCMark, se basant sur des actions basiques du quotidien.

 

Réseau et GPS

Le Laser, comme le Selfie, ne dénote pas des autres représentants de sa lignée concernant la partie réseau. Si l'on peut regretter l'absence de compatibilité avec les réseaux WiFi 5 GHz, la partie 4G dispose quant à elle de toutes les bandes disponibles en France. En pratique, cela se traduit par une couverture 4G régulière sur le territoire, sans mauvaise surprise de ce que nous avons eu l'occasion d'essayer sur Paris et ses alentours.

En ce qui concerne le GPS, le bilan est tout aussi positif. En quelques secondes seulement, le GPS m'a localisé sur une carte avec une très bonne précision, a fixé plusieurs satellites et s'est montré très fiable tout au long de son utilisation.

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Le laser dans l'œil

Alors que le Selfie misait avant tout sur son appareil photo de façade, le Laser joue davantage sur son module principal pour séduire les foules. Ou plus particulièrement sur son autofocus laser, à l'instar des LG G3 et G4 ou du OnePlus 2 par exemple. Un ajout qui tend à se démocratiser pour le plus grand bonheur des photographes en herbe qui utilisent régulièrement leur smartphone. En effet, ce composant supplémentaire offre une rapidité et une précision de mise au point très appréciables, rendant la capture d'images plus agréable.

En dehors de ce détail qui facilite l'usage, la qualité des clichés est quant à elle principalement assurée par son capteur de 13 Mégapixels. Correct, il peine à égaler celui du Selfie. Si dans des conditions optimales le résultat se montre très bon, son traitement logiciel semble moins bien gérer la lumière lorsqu'elle est trop forte ou trop faible. Ainsi, on se retrouve rapidement avec un ciel cramé en plein soleil ou à l'inverse un bruit conséquent en basse lumière.

Dans certains cas, le problème peut être en partie corrigé par le mode HDR qui relève légèrement la luminosité dans les zones bouchées et l'abaisse tout aussi faiblement dans les zones cramées. Son impact reste néanmoins très limité et ne permet pas de sauver n'importe quel cliché, d'autant qu'il est important de ne pas bouger durant la capture, sous peine d'obtenir un résultat assez étrange. Les plus expérimentés pourront quant à eux se tourner vers le mode manuel, très ergonomique, mais qui reste limité par les performances intrinsèques du capteur lui-même.

Enfin, l'appareil dispose de nombreux modes prédéfinis, des habituels "éclairage faible" et "mode nuit" aux effets plus artistiques comme l'effet "miniature" ou "profondeur de champ" (pour ajouter du flou) en passant par le "tout sourire" pour réaliser plusieurs clichés à la suite et choisir pour chaque modèle le plus flatteur de tous et le mode "super résolution" censé donné plus de détails aux photos en créant des images de plus de 50 Mégapixels, mais qui au final n'impacte que trop légèrement le rendu pour un poids des photos triplé.

Téléphone taïwanais oblige, l'appareil photo avant est équipé de tous les modes "beauté" que l'on retrouve sur ce type d'appareils, capables d'agrandir les yeux, de blanchir la peau ou d'ajouter du rouge sur les joues.

Une batterie supérieure à la moyenne

Tout comme pour le Selfie, ASUS a équipé le ZenFone 2 Laser d'une batterie de 3000 mAh. Avec un écran 720p au lieu de Full HD et un processeur moins puissant, on pouvait donc espérer qu'il soit plus endurant que le téléphone dédié aux autoportraits. Dans la pratique, il n'en est rien, mais le Laser ne s'en sort pas moins bien que le Selfie pour autant.

Durant notre test habituel d'autonomie consistant à lire une vidéo YouTube en 720p avec la luminosité d'écran réglée à 200 cd/m² durant une heure, le ZF2 Laser n'a perdu que 10 % de batterie, soit autant que le Selfie. Un score meilleur que la moyenne située autour de 14/15 %.

Bien que le Snapdragon 410 le permette, le ZenFone 2 Laser ne dispose pas de charge rapide. Pour autant, il se charge à une vitesse convenable (comptez environ 7 % en 10 minutes).

Disponibilité

Le ZenFone 2 Laser ZE550KL est d'ores et déjà disponible au prix conseillé de 249 euros. Certains revendeurs (comme Darty) le proposent néanmoins à un prix légèrement moins élevé.