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Test du Samsung Galaxy J5 (2016), l'autonomie au prix trop fort

Samsung et les smartphones d’entrée et de milieu de gamme, c’est une longue histoire d’amour. Galaxy Core, Galaxy Ace, Galaxy Grand, Galaxy Trend… le Coréen les a multipliés jusqu’à l’écœurement, au point de tout arrêter et de « simplifier » ses gammes avec des lettres. Les Galaxy J font partie de ces nouvelles gammes, censées être plus compréhensibles, même si on a du mal à savoir où les placer précisément. Le Galaxy J5 2016 est le parfait exemple du micmac : l’appareil est vendu moins de 300 euros, mais dispose d’une fiche technique d’entrée de gamme. Voyons de plus près ce qu’il a dans le ventre.

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Notre test vidéo

Fiche technique

Que dire du Galaxy J5 2016 si ce n’est qu’il n’a rien de spécial ? Entre son SoC vieillissant, ses 2 Go de RAM et son écran HD sur une diagonale de 5,2 pouces, tout indique que l’on est face à un smartphone d’entrée de gamme… Du moins avant de voir son prix de vente, très élevé, de 279 euros. Pour ce tarif, toutefois, on tient là un smartphone installé sous la dernière version d’Android : Marshmallow.

 

Design : on ne s’est pas déjà rencontré en 2014 ?

Chez Samsung, il y a un avant et un après Galaxy S6. Celui d’après, c’est celui qu’on apprécie le plus : du verre, du métal, des matériaux premium et un design classieux. Les Galaxy Ax 2016 font partie de cet après. Le Galaxy J5 2016, lui, fait clairement partie de l’avant. Son design est à la fois on ne peut plus banal et on en peut plus reconnaissable. Il ressemble à un smartphone de Samsung comme on en voit depuis deux ans environ. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard, il reprend à quelques détails près le design du Galaxy Grand Prime, dont il est successeur officiel.

Sur la face avant, pas de surprise, on retrouve un pavé noir aux coins arrondis, sans grande originalité. On y trouve également le logo Samsung (dommage), un bouton physique central — qui ne fait pas office de capteur d’empreintes digitales— et des boutons de navigations multitâches et retour inversé par rapport à Android Stock. Pas question d’écran 2,5 D (un verre légèrement bombé) ici, les bords de l’écran — issus des tranches en métal — sont coupants et assez peu confortables.

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Quant au dos de l’appareil, il est extrêmement sobre. La coque -amovible - est faite de plastique mat et lisse, de bonne qualité soit dit en passant et ne prend pas les traces de doigts. Le capteur photo, en revanche dépasse d’un bon millimètre — ce qui est dommage quand on sait que le téléphone fait déjà 8,1 mm d’épaisseur — et se trouve entre un haut-parleur et un flash double-ton.

Cette coque légèrement bombée rend d’ailleurs le téléphone plutôt agréable à prendre en main. D’une manière générale, il se dégage du Galaxy J5 2016 une sensation de solidité assez agréable. Les finitions sont de bonne qualité et on apprécie tout particulièrement que Samsung ait intégré des tranches et des boutons en métal sur son téléphone, renforçant l’aspect premium. Principale contrepartie, il pèse lourd, près de 160 grammes. C’est élevé pour un téléphone de 5,2 pouces avec une coque en plastique.

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Écran : Samsung, le maître de l’AMOLED

Que peut-on attendre d’un bon smartphone à moins de 300 euros aujourd’hui ? Les « petits » constructeurs chinois ont démontré qu’il était possible d’avoir des affichages en Full HD. Samsung, lui campe sur ses positions et propose avec le Galaxy J5 2016 un smartphone avec un écran « seulement » HD. Conséquence, la résolution, de 282 ppp est un peu faiblarde. Rien de vraiment handicapant, il faut avoir des yeux bioniques pour discerner les pixels.

Samsung a intégré un affichage Super AMOLED à son appareil. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne s’agit pas d’un écran de seconde main. Notre sonde indique qu’il s’agit d’un excellent écran, avec des couleurs très fidèles bien qu’un peu froides (le rouge est assez faible, un défaut habituel de l'AMOLED), en mode basique. Ajoutons à cela une luminosité maximale de 353 cd/m² qui peut monter jusqu’à 430 cd/m² lorsque l’on active le mode extérieur, qui se trouve dans la barre des raccourcis. Pour un smartphone de milieu de gamme, ce sont d’excellents résultats. On regrette l'absence de capteur de luminosité.

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Samsung a d’ailleurs inclus dans l’interface du téléphone la possibilité de changer le mode d’écran. Les modes Cinéma, Photo, adaptatif et basique sont bien présents — comme sur le Galaxy S7 — et modifient considérablement la façon dont les couleurs sont affichées (ou saturées) à l’écran. Comme d’habitude, c’est le mode basique qui rend l’affichage le plus fidèle à la réalité.

 

Logiciel : TouchWiz et Android Marshmallow main dans la main

Contrairement aux Galaxy A 2016, qui était sous Android Lollipop, Samsung s’est enfin décidé à installer nativement ses nouveaux appareils sous Android Marshmallow. Le Galaxy J5 2016 — mais aussi tous les autres Galaxy J 2016 — est donc sous Android 6.0.1 Marshmallow avec les mises à jour de sécurité d’avril 2016 installées par défaut. Un bon point quand on sait qu’en ce milieu d’année rare sont encore les constructeurs à proposer la dernière version en date d’Android sur leurs appareils.

Concernant le reste de l’interface, TouchWiz, il n’y a pas vraiment de surprises, il s’agit de la même interface que celle rencontrée sur le Galaxy S7 et S7 edge, avec quelques options en moins. La barre de raccourcis est donc en nuances de gris avec des touches de bleu dans les icônes, le menu des options, long comme un dimanche sans jeux vidéo est plutôt clair et les applications préinstallées sont plutôt pratiques.

Outre les traditionnelles applications Google, se trouvent trois ou quatre applications Samsung (S Health, un navigateur Internet,un gestionnaire de fichiers et le magasin d’application Galaxy Apps), mais aussi les traditionnelles applications de Microsoft : Word, Excel, OneDrive ou Skype. Il semble bien loin le temps où l’on pouvait accuser Samsung de bourrer ses appareils de bloatwares et on ne va pas s’en plaindre.

À noter que Samsung n’a pas intégré les fonctionnalités phares de TouchWiz que l’on trouvait dans le Galaxy S7. Le mode Always on Display — malgré une bonne batterie et un écran Super AMOLED — et le Game Center répondent absent des options du téléphone. Dernière version de TouchWiz, oui, mais pas derniers raffinements.

 

Des performances indignes d’un smartphone de milieu de gamme de 2016

Le Galaxy J5 2016 est équipé d’un SoC d’entrée de gamme, le Snapdragon 410 auquel Samsung a associé 2 Go de RAM. C’est une configuration très paresseuse : c’est ce que l’on trouvait par exemple sur bon nombre de smartphones d’entrée de gamme de l’année dernière. Et les benchmarks ne s’y trompent pas.

Nous avons mis le Galaxy J5 2016 face à une série de smartphones vendus moins de 300 euros. Le tableau ci-dessus est très facile à lire, le J5 2016 est dernier dans tous les domaines et les benchmarks. Samsung commercialise donc un smartphone au design moins travaillé que son Galaxy A3, certes plus petit, dont les performances sont meilleures, mais le prix équivalent. Il y a très clairement quelque chose qui cloche dans la stratégie du Coréen.

Au quotidien, il n’y a pas vraiment de surprise, le Galaxy J5 n’est pas vraiment un foudre de guerre, mais il tourne correctement. Le menu des paramètres est un peu lent, les applications ont tendance à se recharger régulièrement dans le mode multitâche et il ne vaut mieux pas regarder de trop près le framerate dans les jeux en 3D gourmand, type Smash Hit ou Real Racing. Pour un usage quotidien — réseaux sociaux, navigateur Internet, Google Maps — le téléphone est toutefois fluide et ne pose pas de problème. Ceci dit, on s’attend à ce qu’il vieillisse plutôt mal et rame rapidement avec le temps.

 

 

Communication et GPS

Pas de mauvaise surprise au niveau de l’aspect communication, le Galaxy J5 est un smartphone compatible avec la 4G de catégorie 4 et toutes les bandes de fréquence 4G française. Aucun problème de réception n’est à signaler, mais le son du haut-parleur, lors d’un appel est plutôt moyen, avec un son légèrement lointain tandis que mes interlocuteurs se plaignaient d’un son étouffé. Bref, on a déjà vu mieux.

Dernier point, le Galaxy J5 est un smartphone simple SIM (micro-SIM) et dispose d’un port microSD.

 

Un appareil photo médiocre

Samsung a équipé son smartphone d’un capteur de 13 mégapixels associé à un flash simple ton. À l’avant se trouve, de façon très classique, un capteur de 5 mégapixels. Un mot sur l’application avant d’entrer dans les détails. Il s’agit de l’application « Appareil Photo » de Samsung, que l’on retrouve sur la majorité de ses appareils. Une application assez complète, qui comprend à la fois un mode Pro (avec réglage des ISO et de la luminosité, quelques filtres et un mode auto qui permet de régler l’exposition à la volée). Une application à la fois complète et relativement simple à comprendre.

Concernant les photos prises par le Galaxy J5 2016, elles sont franchement médiocres. Les trois quarts des photos que j’ai prises sont soit très floues, soient surexposées. Et on parle à peine du manque de détail flagrant des photos quand on commence à zoomer. Un appareil photo décevant, donc que l’on utilisera essentiellement pour des tâches pratique.

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Autonomie

Avec sa batterie de 3100 mAh amovibles, son petit processeur et son « petit » écran HD, le Galaxy J5 2016 semble tailler pour durer. Et c’est bien le cas. Le Doze Mode d’Android Marshmallow associé à tous ces bons points fait des petits miracles. Le téléphone, en usage quotidien est capable de tenir une bonne journée et demie sans avoir besoin d’être rechargé.

Notre classique test d’autonomie — une heure de vidéo sur YouTube avec la luminosité réglée sur 200 cd/m² et le son au maximum légal — a fait perdre au téléphone 7 %, ce qui est tout bonnement excellent. La moyenne se situe aux alentours de 14 %.

 

Prix et disponibilité

Le Galaxy J5 2016 est actuellement en vente dans les principaux magasins physiques ou en ligne. Son prix de vente pour son lancement est de 279 euros. À noter qu’une seule version est disponible, celle en version 16 Go, mais que trois coloris sont au choix : noir, blanc et or.