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Test du Wiko Ufeel : des sentiments mitigés

Wiko se décide enfin à remplacer ses gammes de smartphones d’entrée de gamme. Exit donc le vieillissant Ridge et place aux Ufeel. Comme son prédécesseur, il s’agit d’un smartphone vendu moins de 200 euros, aux caractéristiques honnêtes, mais aux performances décevantes. Un smartphone d’entrée de gamme Wiko typique, en somme.

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Notre test en vidéo

Fiche technique

Le Ufeel est le nouveau smartphone star de Wiko. Vendu moins de 200 euros, Wiko s’apprête à le mettre en avant un peu partout en France pour le reste de l’année. Il s’agit d’un téléphone d’entrée de gamme typique. On y trouve un écran « seulement » HD, un petit processeur en provenance de Mediatek, 3 Go de RAM et une coque amovible permettant d’y intégrer une carte micro-SD ainsi que deux cartes micro-SIM. Un téléphone banal sous tous les rapports, donc. Voyons voir maintenant dans le détail ce que valent chacun de ses composants.

 

Un design banal mais des finitions soignées

Wiko et le design des téléphones, c’est une longue histoire, pas toujours très heureuse. Pour le Ufeel, le résultat est disons… correct, mais pas franchement époustouflant. D’un autre côté, il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un appareil vendu moins de 200 euros.

Pour ce tarif, on tient là un smartphone au design très classique, mais aux finitions soignées. Il s’agit donc d’un pavé assez compact (n’oublions pas qu’il s’agit d’un téléphone de 5 pouces) et plutôt lourd (145 grammes) dont la prise en main se révèle agréable. Pas de grosse originalité ici, on trouve des tranches en métal avec des coins arrondis, une coque légèrement bombée avec un revêtement en dos de pêche que je trouve assez désagréable au toucher, mais un écran 2,5 D, bombé également, qui ne coupe pas les doigts quand on utilise le téléphone.

Malgré sa grande banalité, le Wiko Ufeel est finalement un produit qui ne fait pas trop « produit d’entrée de gamme ». La coque amovible a beau être très fine, elle tient bien en place. D’une manière générale, les finitions et les matériaux font de ce téléphone un objet solide dont on peut aisément se dire qu’il pourrait tenir un ou deux ans sans trop de problèmes. Évidemment, ce genre de chose est difficile à tester. Mais cette sensation de confiance est bien présente.

On termine enfin sur le principal argument de vente du Ufeel, son capteur d’empreintes digitales-bouton, situé en dessous de l’écran. Ce dernier se révèle assez réactif et précis et permet à l’utilisateur de déverrouiller le téléphone simplement en posant son doigt dessus. On regrette toutefois que Wiko a intégré la barre de navigation d’Android dans l’écran au lieu de les mettre de part et d’autre du bouton physique...

Un écran qui manque de réactivité

On s’était presque habitué à voir des écrans 1080p sur les téléphones vendus plus ou moins 200 euros. C’était sans compter sur Wiko, qui a fait des économies sur l’affichage de son Ufeel. Ce dernier dispose d’un écran IPS LCD « seulement » HD 720p.

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Un écran correct au demeurant puisque disposant d’une luminosité maximale de 445 cd/m² et d’une gestion des couleurs correctes. Si notre sonde nous indique qu’il a tendance à tirer un peu trop sur le bleu, au quotidien il faut bien admettre que ce n’est pas choquant. Le blanc n’est ni trop bleuté, ni trop jaune et les angles de visions sont homogènes. Bref, un écran très honnête, même s’il ne faut pas s’attendre à un affichage comparable à celui d’un Galaxy S7, par exemple.

À noter pour terminer que l’écran n’est pas toujours réactif ou très précis. Durant ma semaine de test, il n’était pas rare de me retrouver à appuyer à plusieurs reprises sur un lien, sur une icône ou sur une touche du clavier pour l’activer. Un défaut rapidement agaçant qui, je l’espère, ne concerne que notre exemplaire de test.

Wiko UI et Android Marshmallow en duo

C’est une fois de plus la Wiko UI, introduite en 2015 sur les principaux smartphones de Wiko, qui est à l’œuvre sur le Ufeel. Une interface que l’on commence à bien connaître, puisqu’elle comprend des icônes rondes typiques de Wiko et n’embarque pas de tiroir d’application. Ou presque, puisque cette année, on trouve une icône « Mes Apps » qui permet d’ouvrir un listing complet des applications installées sur le téléphone pour les retrouver plus facilement. Un vrai-faux tiroir d’application puisqu’il est impossible de supprimer l’icône d’une app sur le launcher sans la désinstaller.

Pour le reste, il n’y a pas de mauvaise surprise. Wiko a installé une petite dizaine d’applications par défaut sur son téléphone, plutôt pratiques dans l’ensemble, mais qui font parfois doublon avec celles de Google. Citons en vrac Agenda, Ma Musique, une app de lecture vidéo, Météo, Dictaphone, Lampe Torche ou encore Radio FM. Wiko a également intégré deux applications supplémentaires permettant de limiter l’accès des applications ou des fichiers en les protégeant avec un schéma de sécurité.

Pour finir, on notera que le Ufeel est installé sous la dernière version d’Android, Android Marshmallow en version 6.0 (et non 6.0.1, la toute dernière version). Qu’on ne se fasse pas d’illusion pour autant, il est très peu probable que Wiko réalise de futures mises à jour de son téléphone. Tout au plus peut-on espérer quelques corrections de bugs, mais une mise à jour vers Android Nougat semble très improbable. Rajoutons enfin que Wiko a intégré deux menus supplémentaires aux options du téléphone : Smart Action, qui permet d’accéder à des gestures pour réaliser des actions sur le téléphone et Smart Gesture qui permet de dessiner des symboles pour lancer des applications.

Des performances en retrait

Faisons vite, faisons bien, Wiko ne s’est pas posé de question avec son Wiko Ufeel, il a opté pour un SoC Mediatek MT6735, une puce d’entrée de gamme que l’on a déjà rencontrée mainte fois sur de nombreux téléphones à moins de 200 euros (ZTE Blade V6 et Wiko Selfy, entres autres). Il s’agit d’une puce dotée de quatre cœurs cadencés à 1,3 GHZ et d’un GPU Mali T-720. Le tout est associé à 3 Go de RAM. Et sans surprise, les benchmarks relèvent des performances modestes.

Dans le tableau ci-dessus, nous avons comparé le Wiko Ufeel aux principaux smartphones à moins de 200 euros du moment. Le résultat est sans appel, il est globalement derrière tous les autres téléphones de cette sélection. Le plus décevant est sans conteste la partie graphique qui est à peine équivalente à une puce datant de l’année dernière, comme celle que l’on retrouve sur le Huawei P8 Lite. Une petite déception, donc.

C’est d’autant plus dommage que cela se ressent au quotidien. Il n’est ainsi pas rare de voir le Ufeel ralentir ou ramer péniblement lorsque l’on change de page sur son téléphone ou que l’on visite une page Internet chargée. Ne comptez pas sur ce téléphone pour faire tourner des jeux gourmands ou lancer une quinzaine d’applications sans le faire broncher.

 

Communication et GPS

Comme toujours avec les smartphones de Wiko, le Ufeel est un téléphone double-SIM (micro-SIM) et doté d’un port carte micro-SD. Le téléphone est compatible avec la 4G (de catégorie 4) ainsi qu’avec toutes les bandes de fréquences 4G françaises, même si on ne sait pas ce qu’il en est exactement pour la bande des 700 MHz.

Concernant les appels, mes correspondants n’ont rien relevé de particulier lorsque je les appelais, le son étant plutôt bon. En revanche, j’avais l’impression que chacun de mes interlocuteurs se trouvait dans une cave enterrée à 2000 mètres de profondeur situés de l’autre côté de la Terre. J’exagère un peu, mais leur voix était systématiquement très caverneuse. Rien à signaler enfin du côté du GPS, puisque le téléphone a réussi à fixer ma position, à froid, en 20 secondes sur GPS Data.

 

Photo : moyen la plupart du temps

Le Ufeel est équipé d’un capteur photo dorsal de 13 MP épaulé par un flash simple ton. Et autant vous prévenir tout de suite, malgré une application plutôt bien faite et intuitive, ce capteur ne fait pas franchement du Ufeel un photophone. Dans l’ensemble, les clichés sont nets et, lorsque la lumière est dans le dos de l’utilisateur, relativement corrects en dépit d’un certain manque de détail dès que l’on commence à zoomer un peu dans l’image. Mais dès lors que l’on est face au soleil, ou qu’il y a des zones d’ombres, la mise au point s’affole et ne sait plus à quelle partie de l’image se fier. Résultat, les clichés sont souvent complètement sombres et les ciels brûlés. C’est très moyen.

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Autonomie : tout juste dans la moyenne

Le Wiko Ufeel dispose d’une batterie non amovible de 2500 mAh. Une batterie qui, associée à Android Marshmallow, réputé pour ses miracles réalisés sur l’autonomie des smartphones, aurait dû permettre au Ufeel de bénéficier d’une autonomie correcte.

Dans les faits, c’est tout juste dans la moyenne. Le téléphone est capable de tenir une journée classique d’utilisation, mais guère plus. Notre habituel test d’autonomie (une heure de vidéo YouTube avec la luminosité réglée à 200 cd/m² et le son maximum légal) a fait perdre 14 % de batterie au téléphone. C’est la moyenne constatée sur les smartphones en 2015.

 

Prix et disponibilité

Le Wiko Ufeel est vendu 199 euros dans diverses boutiques en ligne. Il est d’ailleurs disponible en 5 coloris : Chocolat (marron), Creamy (blanc), Gris sidéral, Slate (gris foncé) et vert (les tranches uniquement sont vertes). À noter que le téléphone n’est disponible qu’en version 16 Go.