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Test du Meizu M3 Note, le mariage du meilleur et du pire

Après un Pro 6 très convaincant, Meizu revient à ses premières amours, les smartphones d’entrée de gamme. Avec son prix sous la barre des 200 euros, son écran Full HD et son énorme batterie, le M3 Note a de quoi séduire. Hélas, comme souvent, le diable se cache dans les détails. Et sur le M3 Note, il se cache dans de nombreux domaines.

meizu m3 note 11 frandroid

Fiche technique

Le Meizu M3 Note est un smartphone d’entrée de gamme très intéressant si l’on s’en tient uniquement à sa fiche technique. Il dispose d’un grand écran de 5,5 pouces en 1080p, d’un SoC d’entrée de gamme éprouvé (Helio P10), de 2 ou 3 Go de mémoire vive et de 16 ou 32 Go en fonction des versions. Dans notre cas, Meizu nous a envoyé la version 2 Go / 16 Go, que nous avons testé.

Dernier détail important concernant le M3 Note, comme la grande majorité des appareils Meizu, ce dernier n’est pas compatible avec toutes les bandes de fréquence 4G françaises. Il ne supporte pas la bande 4G des 800 MHz (voir la partie Communication et GPS de ce test).

Design

Meizu est une marque qui n’a pas peur de la répétition. La première fois que nous avons eu un Meizu entre les mains, le MX5, nous avions beaucoup aimé son design tout en rondeurs, métallique et confortable. L’inspiration, déjà, n’était pas à chercher bien loin, du côté du constructeur américain qui met des pommes sur ses appareils. Pour le Meizu Pro 5 et le Meizu Pro 6, nous n’avons rien dit sur le fait que Meizu se renouvelait peu. Après tout, les téléphones étaient confortables et vraiment bien finis.

Pour le Meizu M3 Note, je dois bien avouer que je commence sérieusement à me lasser de ce design vu, revu et rerevu. Meizu n’a pris absolument aucun risque. On trouve donc du métal à l’arrière (au toucher assez agréable), du verre 2,5 D sur la façade, mais un peu coupants sur les bords à l’avant et un unique bouton physique faisant office de capteur d’empreintes digitales.

En dépit de ce manque criant d’inspiration, il faut bien admettre que le M3 Note est vraiment bien fini et respire la solidité. À mon sens, le principal défaut du design de ce téléphone provient de son aspect massif et de son poids. Le téléphone est plutôt gros et surtout semble plus lourd que les 163 grammes annoncés par la fiche technique de Meizu. Un poids imposant qui rend le téléphone assez désagréable à prendre en main. Une question de goûts, très certainement.

Car comme sur les précédents appareils de Meizu, il n’y a pas de boutons de navigation sur le téléphone, juste un unique bouton physique faisant office de bouton Home et de bouton retour en l’effleurant. Pour enclencher le mode multitâche, il faut effectuer un swipe depuis le bord sous l’écran, vers le haut. Un système un peu désorientant les premiers instants, mais auquel on se fait très facilement. Quant au capteur d’empreintes digitales, il est plutôt réactif et précis. On ne pouvait pas en dire autant de celui du Meizu Pro 6, par exemple.

Écran

Meizu a intégré un écran IPS LCD Full HD (1080p) de 5,5 pouces sur le M3 Note. Un affichage généreux compte tenu du fait que le téléphone est vendu moins de 200 euros.

À l’usage, il s’avère que cet écran est vraiment convaincant. Les bordures noires qui l’entourent sont très fines, les angles de vision homogènes et la luminosité est tout à fait acceptable pour un téléphone de cette gamme de prix. Le rendu des couleurs est également plutôt bon. L’écran semble tirer légèrement sur le bleu, mais au quotidien, ce n’est franchement pas choquant.

Notre sonde confirme ces bonnes impressions. Elle nous indique que l’affichage a tendance à abuser du bleu, qui est présent partout. Mais, je le répète, ce n’est pas réellement choquant au quotidien. L’écran dispose également d’un bon contraste de 951:1 et d’une luminosité maximale de 447 cd/m². La moyenne se situe généralement aux alentours de 400 cd/m².

Logiciel

C’est une fois de plus FlyMe OS qui anime ce nouveau téléphone de Meizu. Une interface très particulière, comme on va le voir, qui est associée ici à Android Lollipop en version 5.1. Dommage qu’il ne s’agisse pas de Marshmallow, et ce, alors qu’Android Nougat est sur le point de sortir. D’autant plus que certains des téléphones de la marque disposent déjà de Marshmallow.

FlyMe OS, donc, est une interface très particulière. Son interface n’a vraiment plus grand-chose à voir avec l’interface Android de base. Pas de tiroir d’application, un menu des paramètres entièrement refondu, pas de touches de navigation dans l’écran et une traduction hasardeuse font de FlyMe l’une des interfaces les plus perturbantes pour qui vient d’un téléphone d’une autre marque.

Cette interface est d’ailleurs sensiblement la même que celle rencontrée sur le Pro 6. Oh, il y a bien quelques améliorations, comme cette section « Argent de la Chance » qui a presque disparu ou le fait que le Play Store (et Google Maps) soit préinstallé sur le téléphone, mais le M3 Note n’est pas un téléphone certifié par Google. C’est donc à l’utilisateur d’installer Gmail, Chrome ou encore YouTube. À noter également, les applications préinstallées sont peu nombreuses, mais plutôt pratiques (explorateur de fichier, lecteur audio et vidéo, enregistreur).

Ce n’est clairement pas la meilleure interface que l’on puisse rencontrer sur un téléphone Android. Personnellement j’ai installé Google Launcher au bout de trois jours tellement FlyMe OS me semble peu adapté au public occidental.

Performances

C’est un SoC que l’on connaît désormais très bien qui est intégré dans le M3 Note, le MediaTek Helio P10. Un SoC que l’on a déjà rencontré sur des smartphones de milieu de gamme, comme le Xperia XA ou l’Oppo F1 Plus. Le tout est associé à 2 ou 3 Go de RAM en fonction de la version du téléphone. C’est la version 2 Go que nous avons entre les mains et que nous avons soumis à nos habituels tests de benchmark.

Pas de surprise concernant les résultats le Helio P10, ses résultats sont honorables et (presque) à la hauteur de la plupart des smartphones de milieu de gamme de cette année. Les écarts de score avec l’Oppo F1 Plus s’expliquent essentiellement par la différence de mémoire vive (4 Go contre 2 Go sur notre modèle). La puce de Mediatek est toutefois un cran en dessous du Kirin 650 du Honor 5C, qui est à ce jour notre référence en ce qui concerne les téléphones à moins de 200 euros.

Au quotidien, le téléphone est très fluide. Je n’ai rencontré aucun problème de ralentissement. Seul point faible, dans les jeux gourmands, le téléphone a tendance à chauffer assez rapidement, même si on est loin des températures ressenties avec le piteux Snapdragon 810.

Communication et GPS

Si l’on ne note aucun problème concernant le GPS de ce M3 Note (Pokémon Go fonctionne très bien, si vous voulez tout savoir), c’est une tout autre histoire en ce qui concerne la réception de la 4G. Meizu, comme d’habitude, n’a pas rendu son téléphone compatible avec toutes les bandes de fréquence 4G française. Si vous êtes chez Free, il n’y aura aucun problème, en revanche, ce sera plus problématique pour les autres opérateurs français, qui utilisent la bande de 800 MHz, que ne reçoit pas le téléphone. Le Meizu M3 Note a beau disposer d’un bon rapport qualité-prix, la quasi-totalité de la concurrence, pour ne pas dire, toutes les autres marques distribuées (et non importées) en France dispose de cette fameuse bande de fréquences.

Concernant les communications en elles-mêmes, il n’y a pas de problèmes particuliers. Le son est clair et mes correspondants n’ont jamais eu à se plaindre de mal m’entendre. À noter enfin que le téléphone dispose d'un unique tiroir permettant soir d'insérer deux cartes nano-SIM, soit une carte carte nano-SIM et une carte microSD.

Photo

Le Meizu M3 Note dispose d’un capteur photo frontal de 5 MP et d’un capteur dorsal de 13 MP, de référence inconnue et épaulé par un double flash LED. Bon point pour le téléphone, le capteur ne dépasse pas de la coque, quelque chose d’assez rare ces derniers temps.

Un mot sur l’application photo avant de rentrer dans les détails. Il s’agit de la même application photo de Meizu que l’on retrouve sur tous ses autres téléphones. Une application plutôt pratique et très complète qui permet aussi bien d’accéder à différents modes de prise de vue, dont un mode manuel permettant de jouer avec les ISO et la vitesse d’obturation, un mode HDR, d’afficher une grille, mais aussi de modifier la résolution de l’appareil photo. Un presque sans-faute.

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Concernant l’appareil photo en lui-même, il est d’une rare médiocrité. Sur la dizaine de photos que j’ai prises, seules deux peuvent être sauvées. Et encore, le rendu des couleurs est plus que critiquable. Les défauts sont nombreux : mise au point est très lente, les contrastes semblent inexistant et la gestion de la luminosité est catastrophique. Conséquence, les ciels brûlés sont légion et l’objet sur lequel la mise au point est effectuée rend correctement, tout ce qui est autour est souvent entouré d’un halo blanc. Ne vous attendez pas à faire de la photo artistique avec ce genre d’appareil.

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Autonomie

On reprochait dans la partie du design du téléphone l’aspect massif et le poids de l’appareil. Un mal pour un bien, puisque ce M3 Note renferme une batterie de 4100 mAh. La dernière fois que l’on a rencontré une telle capacité, c’était sur le Redmi 3, « le monstre d’autonomie ».

Une telle batterie est-elle probante au quotidien ? La réponse est oui, trois fois oui. Le téléphone est capable de tenir pratiquement deux jours sans avoir besoin d’être rechargé. Une autonomie qu’il est d’ailleurs possible de prolonger en activant un mode économie d’énergie (affreusement traduit « Enregistrement » dans le menu des paramètres).

Une bonne autonomie que confirme notre habituel test consistant à lire une vidéo d’une heure sur YouTube avec la luminosité d’écran réglée sur 200 cd/m² avec le son au maximum légal. Le M3 Note n’a perdu que 6 % là où la moyenne se situe plutôt aux alentours de 14 %. C’est presque aussi bien le Redmi 3 avec ses 4 %.

Seul point faible de cette partie autonomie, on regrette que Meizu n’ait pas intégré de chargeur à charge rapide. Le chargeur fourni avec le téléphone est un chargeur de 10 Watts (5 Volts, 2 Ampères), relativement puissant, mais qui demande presque deux heures au téléphone pour être rechargé entièrement. Un défaut à relativiser compte tenu du prix relativement doux de l’appareil.

Prix et disponibilité

Le Meizu M3 Note est disponible en deux versions. La première embarque 2 Go de RAM et 16 Go de mémoire interne. C’est celle que nous avons testée et elle est vendue 199 euros. La seconde version comprend 3 Go de RAM et 32 Go de mémoire interne. Elle est vendue 229 euros.