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Test du Xiaomi Redmi 5 Plus : une belle perle en entrée de gamme

Premier smartphone 18:9 du géant chinois, le Redmi 5 Plus est un milieu de gamme qui n'a pas à rougir face à la concurrence. Assez réussi, sans être surprenant, le terminal reprend des traits des précédents modèles tout en s'étirant sur la longueur pour intégrer une belle surface d'écran. Que vaut le grand format selon Xiaomi ?

Caractéristiques

Loin d'être un foudre de guerre, vous verrez dans les lignes qui suivent que le Redmi 5 Plus en a sous le capot.

Ce test a été effectué avec un téléphone (3 Go RAM + 32 Go ROM) envoyé par notre partenaire Gearbest. Une autre variante 4 Go RAM + 64 Go ROM est disponible.

Design

Sauf évolution majeure, tous les appareils d'un constructeur se ressemblent de près comme de loin. Certaines différences par-ci par-là permettent de les discerner. Avec ce Redmi 5 Plus, il faut le dire, Xiaomi n'a pas bousculé la donne ni fait exploser le budget dans la R&D. Ce design, c'est du déjà-vu : mais bon, après tout, ça fait le job, inutile donc de pinailler à ce propos.

Malgré leur désignation premier prix, les Redmi n'ont pour autant jamais été mis en retrait par rapport à la gamme principale, même sur le plan esthétique. Agréables au possible et toujours bien fignolés, toujours avec un certain niveau d'exigence. Il faut dire qu'ils combinent ce que l'on recherche dans un smartphone, sans fonctionnalité discutable qui vous coûterait un bras (ou un rein).

Capteur photo, dispositif de reconnaissance d'empreintes, port microUSB, prise jack, émetteur infrarouge (télécommande, un classique chez Xiaomi), tiroir SIM/microSD, haut-parleurs... tout est là, voire un peu plus : le Redmi 5 Plus se paie le luxe d'un flash avant intégré ! Nous reviendrons plus en détail sur cet ajout dans la partie dédiée du test. La face arrière et les tranches de l'appareil arborent des bandes en relief du plus bel effet.

L'appareil tient bien dans la main et parait robuste, et comparé au Xiaomi 5X, sa coque noire laisse moins transparaître les traces de doigt.

Audio

Nous retrouvons – plus par importance de la beauté symétrique que par véritable utilité – deux grilles sur la tranche inférieure de l'appareil, placées de part et d'autre du port destiné aux transferts de données/d'alimentation. Évidemment, seule celle de droite renferme un haut-parleur.

Lors de l'écoute, un manque de punch se fait ressentir, surtout qu'il faut pousser le curseur à plus de la moitié de course pour obtenir un volume suffisant. N'en reste pas moins que le son émis est plutôt convenable dans l'ensemble, pour les basses et l'ambiance il faudra compter sur la connexion à un périphérique externe.

Écran

C'est l'intérêt, l'attraction même de ce nouveau modèle. Le format 18:9, lancé l'année dernière et repris par beaucoup de constructeurs, est enfin arrivé chez Xiaomi. Ici on a droit à un écran IPS avec une belle diagonale de 5,99 pouces en définition FHD+, et une densité dépassant les 400 ppp.

Le grand format apporte un vrai avantage niveau confort. Afin de profiter pleinement de cette expérience, il est possible de masquer la barre de navigation. Aucune dérive colorimétrique n'est à souligner, l'affichage restitue assez fidèlement l'ensemble.

En extérieur, pas de difficulté à lire l'écran, ni forcément besoin de rehausser la luminosité pour y voir plus clair. Il faut néanmoins penser à désactiver l'ajustement automatique, dont la calibration serait à revoir au vu des valeurs trop fluctuantes. L'écran est bien visible de tous les côtés. Ses bordures sont certes existantes (Redmi n'est pas Mi Mix), mais affinées au possible.

MIUI

Le Redmi 5 Plus exécute MIUI 9, la mouture maison, dans une version à jour (si l'on peut dire, étant donné que la base repose toujours sur de l'Android Nougat 7.1.2). Notre unité est l'un des premiers lots livré sous ROM chinoise, mais il n'a pas fallu attendre trop longtemps pour que l'adaptation globale soit rendue disponible, et nous ne nous sommes pas fait prier pour la flasher, celle-ci intégrant les packs de langue et tout le nécessaire pour s'en servir aisément de par chez nous (services et applications Google préinstallés). À noter que les revendeurs et distributeurs internationaux se chargent généralement de le faire pour vous.

Au fil des mises à jour, MIUI s'est considérablement alourdie, mais le tir a été rectifié avec cette v9. Grâce à de nombreuses optimisations logicielles, on sent l'interface système enfin stable, organisée, transformée. Xiaomi a vraiment fait le ménage pour que son interface devienne un modèle de fluidité, sans sacrifier les multiples possibilités de personnalisation avancée. On regrettera l'absence de paramètres spécifiques dans le lecteur vidéo de base pour exploiter pleinement le format 18:9 : pour faire disparaître ces bandes noires, l'utilisateur n'a qu'une seule option disponible, étirer le contenu affiché. Au lieu de le déformer, une option pour l'adapter à l'écran (crop) aurait été la bienvenue, YouTube et VLC la proposent.

Les perfs

Dépassé, le Snapdragon 625 ? Pas vraiment. Couplé à 3 Go de RAM, le SoC s'en tire même très bien en faisant tourner des applications et jeux assez gourmands sans grande difficulté, et ce même en poussant les options graphiques (comme sur le récent FF XV PE).

En utilisation intensive, le dos de l'appareil peut chauffer légèrement, mais rien d'affolant, tandis que le système ne souffre de strictement aucun ralentissement.

Ni récent, ni trop ancien, le processeur de Qualcomm a encore de beaux jours devant lui. Il fait encore l'affaire dans les configurations moyennes, et le Redmi 5 Plus en est la preuve. D'ailleurs, il arrive à se positionner devant le Xiaomi Mi 5X sur les benchmarks, sans doute grâce aux diverses optimisations réalisées sur le software.

Un capteur photo moyen

La face arrière de l'appareil exhibe un seul capteur photo, protubérant, en alignement avec le flash et le dispositif de reconnaissance d'empreintes. Celui-ci dispose d'une résolution de 12 Mégapixels et ouvre à f/2.2, ce qui convient dans la plupart des situations. Les clichés que nous pouvons en tirer semblent plus ou moins corrects mais n'ont rien de renversant. En outre, on notera les tares habituelles des clichés produits par les appareils Xiaomi, à savoir : des textures baveuses, une netteté aléatoire et une chute de performances quand la luminosité ambiante s'éloigne des conditions idéales.

L'écran 18:9 s'accompagne d'un nouveau choix de trame photo adaptée, ce qui peut être utile pour capturer certaines scènes comme les paysages.

Le mode HDR pousse toujours les tons dans les extrêmes de façon à surfaire la réalité, avec en plein jour des ciels hyper saturés voire cramés, et tout le florilège de défauts habituels : banding, halos et aberration chromatique sont toujours les maîtres-mots. De plus, la latence de capture et d'enregistrement provoque généralement des flous de bougé. Après, les utilisateurs à l'œil moins aguerri, ou qui ont simplement de moindres exigences, seront relativement satisfaits du résultat.

Si l'on pivote l'appareil en le tournant sur sa face avant, on ne pourrait pas le dire au premier abord, mais la partie haute présente une singularité. Xiaomi a incorporé un flash aux côtés de la caméra frontale, ou plutôt une torche, puisqu'elle reste allumée en mode on et par intermittence en automatique, ce qui est peut être particulièrement éblouissant... On aurait préféré un fonctionnement classique où celle-ci s'illuminerait aux moments propices, entre la mise au point et le déclenchement, ainsi qu'une intensité variable, car la LED s'avère un brin agressive pour les yeux, que ce soit dans l'obscurité ou en plein jour pour dégager les ombres.

Certes, elle permet d'exposer correctement les visages, mais à quel prix ? Avec un pareil équipement, pour les plus sensibles, les selfies peuvent rapidement prendre la tournure d'un exercice de torture où le(s) sujet(s) s'immortalise(nt) les yeux plissés voire détournant le regard tant l'intensité pique la rétine. Xiaomi aurait pu ajouter une option d'atténuation qui va bien, permettant à ses utilisateurs de faire la moue sans finir aveugles. Ou alors, à réserver exclusivement à l'usage d'une perche télescopique pour se tenir à distance.

Une autonomie prometteuse

Fort d'une batterie haute capacité de 4 000 mAh, le Redmi 5 Plus ne fera pas le coup de la panne en plein milieu de journée. Avec lui, il est facile de tenir 24 heures loin d'un chargeur, même en forte sollicitation. Dans le cas d'un usage plus modéré, notamment grâce aux différentes optimisations de MIUI 9 (cela dit un poil trop puissantes sur les processus en arrière plan), on peut imaginer se passer de source d'alimentation pendant plus longtemps, ce qui peut être pratique pour les nomades ou ceux qui n'aiment pas devoir se balader avec tout un attirail.

Un mode économie d'énergie est présent, mais dispose de peu de réglages (impossible de définir un pourcentage précis, déclenchement à à 60 % si activé). Sur certains terminaux, il est possible de programmer une extinction totale, ce qui n'est toujours pas le cas avec MIUI.

Pour les fans de jeux, on peut noter une baisse de 25 % en deux heures et demie d'utilisation avec diverses taches intensives, la connexion de données autorisée et la luminosité réglée à son niveau maximal. A contrario, il suffit d'une heure pour gagner 50 % et compter un peu plus de deux heures pour une recharge complète, ce qui est raisonnable, d'autant plus qu'avec un chargeur compatible norme Quick Charge il est possible de réduire ce temps.

Transmissions et accroche réseau

L'unité qui nous a été fournie est une version chinoise amputée de certaines fréquences utilisées en France. Dans les métropoles, l'appareil capte très bien la 4G, mais en dehors, pas simple de trouver des antennes compatibles. À noter que la version globale est bel et bien dotée des bandes nécessaires (seule la B28, 700 MHz, manque à l'appel).

Concernant l'utilisation du GPS, l'accroche est rapide et stable, rien à signaler sur les trajets effectués. En communication, la voix est limpide.

Prix et disponibilité

Le Redmi 5 Plus se trouve dans les 150 euros chez Gearbest en différentes versions et coloris. En termes d'accessoires, une coque est fournie, mais pas d'écouteurs. On peut espérer qu'avec l'expansion européenne de Xiaomi, le terminal arrive sur le continent sans grande répercussion sur son prix.