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Plus d'une personne sur deux dans le monde est inquiète par l'IA

L'institut de sondage Ipsos publie ce jour une étude sur l'intelligence artificielle. Elle indique qu'un Français sur deux « se dit inquiet par les usages de l'IA ». Un constat qui n'est pas seulement français, mais commun à beaucoup de pays et de contextes sociaux.

L'inquiétude sur les usages de l'intelligence artificielle divise

Ce sont précisément 52 % des interrogés par Ipsos qui acquiescent à la question : « les produits et les services utilisant de l'intelligence artificielle me rendent nerveux·se ». Il s'agit là d'une moyenne internationale réalisée sur 31 pays, mais tous ne sont pas d'accord. L'Australie est le pays le plus « inquiet » avec 69% de réponses positives, devant la Grande-Bretagne avec 65 % de réponses favorables. Toutefois, c'est le Japon qui est le moins inquiet : seulement 23 % des sondés disent que l'IA les rend nerveux. C'est loin derrière l'avant-dernier pays étant la Pologne à 38 %. Quant aux Français, ils sont pile sur la moyenne mondiale : 52 %.

Au-delà de ça, ce qui ressort de ce sondage, ce sont les disparités entre les interrogés selon leur situation sociale. Elles sont extrêmement minimes, jusqu'à 3 % maximum. Femmes ou hommes, générations les plus jeunes et les plus anciennes, riches et pauvres, diplômés et non diplômés, employés et sans activité : ils sont tous plus d'un sur deux à déclarer être inquiet par rapport aux usages faits de l'IA dans les produits et services.

Ipsos note également que ce chiffre de 52 % est en augmentation par rapport à décembre 2021. En un an et demi, ce pourcentage a augmenté de 12 % : seuls 40 % des interrogés disaient alors être nerveux par rapport à l'IA. On peut penser que cette augmentation est due aux innovations dans le domaine depuis qui ont été très médiatisées. Deep fakes, génération de voix, d'images ou de textes via des outils utilisables par tout un chacun : ChatGPT, Midjourney, etc.

Pourtant, l'intelligence artificielle intéresse, mais pas tout le monde

D'un autre côté, les sondés racontent en majorité penser que l'IA a plus d'avantages que d'inconvénients : la moyenne mondiale est à 54 %. Cependant, les disparités sont plus importantes entre les pays, mais aussi entre les personnes. Par exemple, la génération des « boomers » (nommée ainsi par Ipsos) trouve significativement moins de bénéfices à l'IA que la génération Z (la plus jeune) : 43 % seulement contre 62 %. Une différence générationnelle qui se retrouve aussi dans l'excitation provoquée par les usages de l'intelligence artificielle.

C'est peut-être parce que les usages faits de cette technologie ne sont pas aussi importants selon les personnes. La génération Z indique à 58 % que l'IA a profondément changé sa vie quotidienne dans les trois à cinq dernières années : pour les boomers, c'est seulement 34 %. Sur cette question, on note une différence de 11 % entre les salariés et les non-salariés (52 contre 41 %).

Sur les métiers aussi, les chiffres sont différents selon les générations. 45 % de la génération Z pense que son métier actuel sera remplacé par l'IA. Pour les plus âgés, on tombe à 27 %.