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Test du Philips 55OLED936 : du très grand spectacle, très lumineux avec son et lumière intégrés

Fer de lance de la gamme 2021, le téléviseur Philips OLED936 est l’écran ultime de la marque pour profiter des plus belles images dans un environnement sonore qui se veut précis et détaillé aidé par une barre de son développée en collaboration avec un grand nom de l’audio. Sa dalle issue des usines LG Display, prise sur le haut du panier, est ici associée à différents traitements Philips pour optimiser la luminosité et les détails de l’image.

Prometteuse d’un pic de luminosité supérieur à la moyenne, il s’agit là de l’un de ses principaux atouts, sans oublier les technologies embarquées pour séduire les joueurs même les plus exigeants avec des entrées HDMI 2.1 et un temps de retard à l’affichage aussi réduit que possible. Il vient concurrencer les TV LG G1, Panasonic JZ2000 et Sony A90J. Il est disponible en 48 pouces (avec une dalle OLED non Evo), 55 ou 65 pouces.

Voici notre avis sur le Philips 55OLED936 de 55 pouces.

Fiche technique

L'exemplaire de test nous a été prêté par la marque.

Design

Le design du téléviseur Philips 55OLED936 est le plus abouti de la gamme. Sans surprise, il utilise les matériaux les plus qualitatifs pour son cadre en aluminium extrêmement fin. Il est livré avec une barre de son, exactement comme la TV TCL 65X10.

La barre est à installer sur la base sur téléviseur. Pour ce faire, Philips fournit deux supports dont l’un doit être utilisé si la TV est accrochée au mur et l’autre si celle-ci est posée sur un meuble. Il faut passer un câble entre les entrailles du support à brancher sur un connecteur propriétaire et visser 4 vis pour installer le système ce qui ne représente pas de difficulté particulière. La barre de son sert ainsi de pied à l’écran qui est alors parfaitement maintenu et d’une assez belle manière il faut le souligner.

Cette barre de son est en métal gris clair, imposante sans trop se montrer malgré tout et dont les lignes sont en parfaite adéquation avec le reste du téléviseur. Sa surface supérieure est recouverte par un tissu peu reflétant limitant la gêne visuelle. Légèrement biseauté vers l’avant sur sa façade, il y a le fameux tweeter-on-top au centre en forme d’œil, marque de fabrique de Bowers & Wilkins, partenaire de Philips depuis quelques années maintenant. Comptez sur une largeur de 89 cm pour la barre ce qui permet de placer la télévision sur un meuble qui n’est pas extrêmement large. La profondeur est d’environ 27 cm.

Le téléviseur lui-même propose une épaisseur de 4,7 cm à sa base, là où est située toute la partie électronique. À son point le plus fin, tout en haut, comptez sur une incroyable finesse de seulement 4 mm. De ce point de vue, les TV OLED ont vraiment un effet « Wahou » par rapport aux téléviseurs LCD, bien plus épais. Cela se vérifie une nouvelle fois avec ce modèle.

Nous avons installé la TV sur un meuble pour nos essais et pu profiter d’un guide-fil au niveau du support central, à l’arrière, pour organiser la fuite des câbles et ainsi n’en voir aucun lorsque l’on regarde le téléviseur de face. Notez que Philips fournit une plaque en plastique pour recouvrir les deux pôles de connectiques afin d’obtenir un dos parfaitement clean et organisé.

Connectiques et Ambilight du Philips 55OLED936

Comme la plupart du temps, les connectiques sont placées sur la partie droite du téléviseur lorsqu’on le regarde de dos. Elles sont réparties en deux pôles, toutes verticales pour faciliter une installation au plus près d’un mur, le cas échéant. Comme sur le modèle Philips OLED806, il y a deux entrées HDMI 2.1 qui sont orientées vers le sol, comme les prises antenne, satellite, Ethernet, sortie optique numérique et une sortie pour un caisson de basses.

Il y a trois prises USB orientées vers le côté, cette fois, à proximité des deux autres entrées HDMI (2.0) et de la prise casque. Le téléviseur est compatible Wi-Fi 802.11ac et Bluetooth. On peut compter sur la présence de l’assistant Google vu que la TV est animée par Android TV. Pour utiliser les services de l’assistant Amazon Alexa, il faut avoir une enceinte connectée à proximité, car le système n’est pas intégré.

À l’image de la série Philips OLED806, celle-ci bénéficie aussi du système exclusif Ambilight sur les 4 côtés. Derrière le téléviseur, on peut voir les différentes LED qui s’illuminent pour s’harmoniser avec l’image affichée sur l’écran ou selon d’autres modes. Sur notre modèle de test, nous avons remarqué que certaines LED (sur la partie supérieure) étaient légèrement plus enfoncées que d’autres, faisant penser à un défaut. Toutefois, malgré cela, le rayonnement nous a semblé tout à fait uniforme. Le système peut suivre les images ou seulement l’audio, voire rester fixe afin d’embrasser les couleurs du drapeau d’un pays, lors de la diffusion d’un évènement sportif, par exemple.

Nous sommes assez fans du système Ambilight qui se montre ici, comme sur l'OLED806, extrêmement performant. Il permet vraiment d’étendre l’image sur les murs et d’apporter une ambiance immersive. Quand on y a gouté, il est extrêmement difficile de revenir en arrière, les autres TV paraissant fades à côté. Comptez sur la possibilité de synchroniser le signal lumineux avec d’autres équipements Philips Hue disponibles pour une immersion encore plus importante dans toute la pièce.

Un petit mot sur le marquage de l’écran qui peut arriver sur certaines télévisions OLED. Pour pallier cela, Philips propose une maintenance régulière de la dalle : le système anti-burning, lorsque celle-ci est en veille. Sinon, le téléviseur déclenche automatiquement une image de veille au bout de 2 minutes d’inactivité. À titre de comparaison, chez LG, le principe est identique, mais avec un délai de seulement 1 minute avant le déclenchement de l’écran de veille. Chez Panasonic, il faut patienter 5 minutes pour voir l’écran de veille se déclencher. Parallèlement, le processeur intégré est capable de détecter l’affichage de logo à l’image et d’y réduire localement l’intensité lumineuse pour protéger la dalle et limiter les risques de marquage.

Image

Le téléviseur Philips 55OLED936 est équipé d’une dalle OLED type Evo 10 bits de 100/120 Hz affichant une définition Ultra HD (3840x2160 pixels). Il s’agit d’un panneau fourni par LG Display appelée OLED+ chez Philips. On le retrouve également sur les TV LG G2 et les Panasonic JZ2000. Elle promet un pic de luminosité plus élevé, mais s’organise comme une dalle OLED classique au niveau de ses sous-pixels puisque la structure est identique à celle que nous avons pu observer lors de notre test de la série Philips OLED806.

Comme cette dernière, la TV 55OLED936 offre de très larges angles de vision et des contrastes réellement abyssaux, caractéristiques des dalles OLED. Elle embarque une nouvelle version du processeur de traitement d’image P5, de cinquième génération. Il gère le capteur de luminosité qui ajuste l’image selon les conditions d’éclairage de la pièce, la détection des contenus cinéma, le HDR10+ adaptatif et la fonction Clear Motion pour la compensation des mouvements, sans oublier la solution anti-marquage évoquée plus haut.

Il s’occupe également de la mise à l’échelle des contenus pour l’adapteur à la définition Ultra HD de l’écran et réalise cette opération avec brio, affichant un très haut niveau de détails. Le téléviseur propose, en outre, une excellente compensation qui ne donne pas trop dans l’effet caméscope que l’on pouvait reprocher aux précédentes générations de TV Philips. Ici, le rendu est très fluide, mais pas trop non plus, donnant un aspect beaucoup plus naturel qu’auparavant.

On s’approche des rendus proposés par les modèles Sony ou Panasonic pour des contenus films ou séries et c’est une bonne chose. Philips propose le mode Home Cinéma HDR qui est un « mode Filmmaker avec une pincée d’intelligence artificielle pour optimiser l’image », mais qui implique un traitement. Si celui-ci est efficace et permet d’apporter un piqué extraordinaire à des scènes où peu d’éléments bougent à l’écran, lorsqu’arrivent des séquences plus rapides, aussi performant soit-il, le processeur n’a pas le temps d’appliquer toutes ses optimisations, créant ainsi des contours peu nets et mal définis là où le mode Filmmaker sera plus doux, peut-être légèrement moins piqué, moins précis, mais plus propre et avec une absence d’artefacts.

Le téléviseur Philips 55OLED936 propose une très belle colorimétrie par défaut. Le rendu cinéma est bien présent. En mode standard (non HDR), nous avons pu mesurer un Delta E moyen de 1,47 soit une valeur nettement inférieure au seuil de 3 sous lequel l’œil humain n’arrive plus à faire la différence entre les couleurs demandées et celles affichées à l’écran. La température des couleurs est légèrement trop chaude puisque mesurée à 6397 K, contre 6500 K comme valeur cible, mais finalement assez proche malgré tout avec une belle tenue du spectre sur l’étendue de l’échelle des gris ce qui est appréciable et permet d’obtenir à l’écran une bonne homogénéité.

Le gamma moyen a été relevé à 2,1 avec les réglages par défaut ce qui est en deçà de la valeur attendue de 2,4, mais un petit tour dans les menus permettra d’augmenter de deux ou trois points la valeur du gamma pour un meilleur rendu. Notez que toutes les valeurs ont été obtenues avec le capteur de luminosité désactivé. Celui-ci est capable de mesurer la quantité de lumière régnant dans la pièce et d’adapter la luminosité en fonction nuisant aux mesures, mais permettant d’obtenir une image plus lumineuse lorsque cela est nécessaire, par exemple, en pleine journée par rapport à un visionnage dans la pénombre.

Comme la série OLED806, celle-ci supporte tous les modes HDR dont le HLG, le HDR10, le HDR10+ et le Dolby Vision ce qui permet d’avoir le meilleur selon les plateformes ou les contenus disponibles. Notez également la possibilité du HDR10+ Adaptatif avec le capteur de luminosité comme évoqué plus haut. Ici, il n’y a pas de Dolby Vision IQ et il faut donc se mettre manuellement sur le mode Dolby lumineux ou Dolby sombre pour les meilleurs résultats. Un mode Dolby Vision Game est également disponible.

Pour des contenus HDR, en mode Filmmaker, nous avons pu mesurer une très bonne fidélité des couleurs puisque le Delta E moyen est de 2,25, soit inférieur à 3. Toujours en mode Filmmaker, nous avons mesuré un pic de luminosité de 901 cd/m² ce qui est supérieur aux mesures que nous avons réalisées sur les Panasonic JZ2000E et LG G1. Le téléviseur peut donc convenir à un visionnage en journée, même si la pièce est lumineuse. Nous ne sommes pas encore au niveau des meilleures TV LCD, mais c’est déjà très satisfaisant si l’on prend en compte les autres avantages d’une dalle OLED, ne serait-ce que pour les noirs abyssaux et les angles de vision.

Enfin, le téléviseur couvre l’espace colorimétrique DCI-P3 à 95 % et le BT2020 à 69 % ce qui est plutôt satisfaisant, légèrement moins que l'OLED806 (respectivement 98 % et 72 %) et que les LG C1, LG G1, Panasonic JZ1000E, JZ1500E ou JZ2000E.

Gaming

Depuis 2020, la partie jeu est devenue très importante pour les fabricants de TV. Sur le téléviseur Philips 55OLED936, nous avons mesuré un temps de retard à l’affichage de 20,5 ms ce qui correspond à moins de deux images de retard entre le moment où le joueur appuie sur le bouton de la manette et où l’action se déroule à l’écran. C’est un très bon résultat, mais étonnamment supérieur à celui que nous avions obtenu sur le 55OLED806 qui était de 14,5 ms dans les mêmes conditions.

C’est aussi plus élevé tout en restant satisfaisant que les derniers modèles OLED Panasonic et supérieur aux délais obtenus par les TV Samsung ou les dernières séries LG C1 et LG G1, par exemple qui descendent à 9,5 ms. Pas de panique malgré tout, le téléviseur propose une très bonne réactivité qui conviendra à la très grande majorité des joueurs.

Comme évoqué plus haut, on profite de deux entrées HDMI 2.1 dont une pourrait être occupée par une liaison vers une barre de son pour utiliser la norme eARC afin de lui envoyer des signaux audio HD. L’autre prise HDMI 2.1 est donc disponible pour les nouvelles consoles qui peuvent ici s’exprimer pleinement ou presque. Le téléviseur supporte les technologies ALLM, VRR, AMD Freesync Premium et Nvidia G-Sync.

La TV accepte aussi les signaux Ultra HD à 120 images par seconde ainsi que le Dolby Vision limité à 60 images par seconde en Ultra HD. Comme sur la série OLED806, le mode jeu n’est pas parfaitement calibré à la sortie du carton, car nous avons pu mesurer un Delta E moyen de 4,69 ce qui est supérieur au seuil de 3. Là aussi, en réglant quelques paramètres au niveau de l’amélioration des couleurs, par exemple, il est possible d’obtenir mieux sur ce point. Nous avons mesuré un pic de luminosité en mode Jeu de « seulement » 573 cd/m².

Audio

La partie audio du téléviseur Philips 55OLED936 s’appuie donc sur une barre de son signée Bowers & Wilkins. Il s’agit d’un système 3.1.2 avec un caisson de basses intégré et deux haut-parleurs d’élévation pour exploiter le format audio Dolby Atmos avec lequel la TV est compatible. Notez également la compatibilité avec les formats Dolby Digital et DTS. On peut compter sur la technologie DTS Play-Fi intégrée qui permet d’utiliser le téléviseur comme une enceinte connectée (avec ou sans image) que l’on peut grouper avec d’autres dispositifs DTS Play-Fi dans la maison.

La barre de son est équipée de deux haut-parleurs de 10 watts, d’un tweeter-on-top de 2,5 watts, d’un woofer de 20 watts et de deux haut-parleurs 12,5 watts pour les effets de plafond. Le tout propose une puissance de 70 watts environ. Il y a un évent à l’arrière pour apporter plus de chaleur ce qui est effectivement plutôt efficace. L’ensemble propose un son assez percutant avec de bonnes basses, mais sans trop en faire non plus pour ne pas écraser les autres champs du spectre audio. Les dialogues restent très clairs et parfaitement intelligibles, même à faible volume.

Le système est aussi satisfaisant à un niveau plus fort avec une distorsion particulièrement limitée et une bonne précision dans les détails. On peut presque s’en servir pour écouter de la musique. Pour les effets de plafond, il ne faut pas s’attendre à un son totalement immersif, car le rendu n’est pas assez haut, selon nous. Il est agréable, mais pas si enveloppant. On apprécie toutefois la bonne localisation des objets à travers les scènes. Ceux qui souhaitent des basses encore plus percutantes peuvent associer un caisson de basses filaire ou sans fil de la marque.

Interface

Comme les autres TV Philips, la série OLED936 est animée par le système Android TV. Il offre la possibilité d’y installer de très nombreuses applications. Des suggestions sont proposées en fonction des programmes regardés et toutes les plateformes de streaming les plus populaires y sont disponibles. On peut notamment profiter de la fonction Chromecast pour envoyer des contenus depuis un smartphone ou une tablette tactile Android. La mise en veille est instantanée et il faut compter quelques dizaines de secondes pour avoir une image après l’extinction du téléviseur.

Les paramètres sont très complets, mais nous devons encore regretter qu’il faille parcourir plusieurs menus et sous-menus pour simplement changer le mode d’image (ou de son), chose que l’on fait depuis la touche dédiée des télécommandes qui accompagnent les TV Panasonic, une référence dans ce domaine. À cela, comme sur la série OLED806, Philips tente de répondre en proposant deux types de détection pour basculer automatiquement en mode d’image Cinéma : soit par l’intelligence artificielle, soit par les contenus. Avec l’intelligence artificielle activée, c’est pertinent, mais il arrive que des publicités tellement bien réalisées soient reconnues comme un film ou une série et donc le téléviseur d’activer le mode souhaité. Avec la détection par contenu, les résultats ne sont pas convaincants.

La télécommande rétroéclairée et très grande

La télécommande livrée avec le téléviseur Philips 55OLED936 est strictement identique à celle proposée avec la série OLED806. Alimentée par deux piles AAA, elle est très grande, comme celles des Panasonic, mais beaucoup moins lourde que leurs consœurs japonaises.

Elle dispose de bords biseautés. Elle est Bluetooth et intègre un microphone pour capter les commandes vocales. Elle bénéficie d’un système de rétroéclairage ce qui est appréciable. Il se déclenche après une pression sur l’une des touches. Un capteur de mouvements intégré aurait été encore mieux pour que l’accessoire s’allume dès qu’on le saisit. Plusieurs plateformes de streaming sont directement accessibles Prime Video, Netflix, Rakuten TV et Philips TV Channels. Les touches sont très agréables, car souples. Malgré cela, nous trouvons qu’elles sont trop proches les unes des autres ce qui peut rendre délicate leur utilisation si l’on ne regarde pas là où l’on met le doigt.

Consommation

Pour la consommation électrique, nous avons mesuré ce que consommait le téléviseur pendant la diffusion d’une série, « les 100 » sur Netflix (HD 5.1) pendant 4 heures avec le son et les paramètres de l’image réglée sur le mode Cinéma. Dans ces conditions, reproduites pour tous les tests de téléviseurs, le Philips 55OLED936 consommait 50 Wh (Ambilight désactivé) ce qui représente moins d’énergie demandée que pour alimenter les LG C1, par exemple, ce dernier consommant 57 Wh pour le même programme. Avec le système Ambilight activé, dans les mêmes conditions, le téléviseur a consommé 57 Wh, ce qui reste très faible. La consommation en veille est de 0,5 Watt.

Prix et date de sortie

La série Philips OLE936 est déclinée en 48, 55 et 65 pouces pour des prix respectifs de 1490 euros, 1990 euros et 3490 euros.