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Huawei attaque la FCC en justice, mais se dit prêt à discuter avec Joe Biden

Depuis trois semaines, Joe Biden est président des États-Unis. Un changement de gouvernance qui ne devrait pas changer grand-chose à la situation de Huawei sur le marché des smartphones. Alors que le constructeur chinois pouvait espérer que le président américain supprimerait son nom de l’entity list, qui l’empêche de collaborer avec des entreprises américaines, il semble que rien ne bougera. Huawei a donc décidé de contre-attaquer à nouveau en justice.

Comme le rapporte le site ZDnet, Huawei a poursuivi la FCC, c’est-à-dire la commission fédérale des communications aux États-Unis. Le constructeur espère ainsi faire supprimer la décision de l’organisme américain qui considère le constructeur chinois comme une menace à la sécurité nationale américaine. « La FCC a désigné Huawei comme une menace à la sécurité nationale en juin dernier, ce qui a empêché les télécoms américains d’utiliser le fond de service universel de la FCC pour acheter des équipements ou des services de l’entreprise chinoise », rappelle ainsi ZDnet.

L’idée de la plainte déposée par Huawei est ainsi de revenir sur la qualification portée par la FCC à son encontre. Selon le constructeur, il n’appartiendrait pas à l’autorité américaine de désigner le groupe chinois comme une menace à la sécurité nationale. De plus, cette décision aurait violé la loi fédérale et la constitution américaine. Elle ne serait pas non plus appuyée par des éléments probants.

Le patron de Huawei espère un appel de Joe Biden

De son côté, sur un ton nettement plus diplomate, le patron de Huawei, Ren Zhengfei, a indiqué qu’il était ouvert à la discussion avec Joe Biden. « Notre entreprise n’a pas l’énergie pour être impliquée dans ce tourbillon politique. Nous nous efforçons de faire de bons produits. Nous espérons que le gouvernement américain pourra avoir une politique plus ouverte au profit des entreprises américaines et du développement de l’économie américaine », a ainsi indiqué le dirigeant de Huawei dans les colonnes du South China Morning PostSurtout, Ren Zhengfei s’est exprimé sur de potentielles discussions avec Joe Biden à propos de l’embargo de Huawei : « J’accueillerais favorablement de tels appels et notre message porte sur un développement conjoint et un succès partagé ».

Néanmoins, depuis quelques jours, les signaux de Washington ne sont pas vraiment favorables pour Huawei. Au Sénat, Gina Raimondo, la nouvelle secrétaire américaine au commerce, a indiqué qu’elle ne comptait pas lever les sanctions contre Huawei : « Je n’ai actuellement aucune raison de croire que les entités figurant sur ces listes ne devraient pas y figurer. Si cela se confirme, j’attends avec impatience un briefing sur ces entités et d’autres qui suscitent des préoccupations ».