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Test du Google Pixel 4a : grand roi de la photo, petit prince de la sobriété

Le Google Pixel 4a a été officialisé dans le courant de l'été 2020, mais au moment où nous écrivons ces lignes, fin septembre, il n'est toujours pas disponible à la vente, celle-ci ayant été lourdement retardée par la crise du Covid-19. Chanceux que nous sommes, nous avons déjà eu droit à un exemplaire pour découvrir le produit. L'occasion de vous proposer un test complet après avoir mis à jour le téléphone sous Android 11.

Fiche technique

Design

Si on attend évidemment le Google Pixel 4a sur ses performances photo, c'est surtout son format réduit qui frappe dès la première prise en main. Ce téléphone peut clairement revendiquer le titre de « compact » tant il est parfaitement adapté aux petites mains. Rendez-vous compte : il ne mesure que 144 mm de haut pour une largeur de 69,4 mm et une épaisseur de 8,2 mm. C'est d'une petitesse très rare dans l'industrie en 2020.

Ajoutez à cela le poids plume de 143 grammes et vous obtenez un Google Pixel 4a que l'on peut clairement considérer comme étant mignon. Ce qualificatif n'est pourtant pas gagné d'avance tant l'appareil montre une simplicité extrême dans sa conception, difficile de faire plus belle déclaration d'amour à la sobriété.

Ainsi, l'écran plat est percé dans le coin supérieur gauche. Le poinçon n'est pas le plus discret de la planète et d'aucuns seront susceptibles d'en être incommodés. Personnellement, dans la grande majorité des cas, je trouve qu'on l'oublie assez facilement.

La dalle est aussi entourée d'un cadre noir bien visible, mais pour moins de 400 euros, ce n'est rien de vraiment choquant, d'autant plus que les bordures en question ont une épaisseur relativement égale (le menton est légèrement plus large) qui offre une bonne sensation d'homogénéité et d'équilibre.

Au dos, le dos en polycarbonate ne révolutionne pas les sensations que peut procurer un téléphone en main, mais le confort d'utilisation est bien au rendez-vous.

Le lecteur d'empreintes à l'arrière est centré et très discret, ce n'est qu'un petit renfoncement circulaire. Le module photo carré trône en haut à gauche et ne loge qu'un seul et unique capteur photo en plus du flash LED. Sur le milieu de gamme au moins, Google montre qu'il ne cherche pas à faire la course à la multiplication des capteurs photo comme beaucoup de constructeurs.

Le géant américain ne s'est autorisé qu'une touche de fantaisie : un bouton blanc sur la tranche droite pour le déverrouillage qui se distingue bien sur le coloris noir. On appréciera au passage les haut-parleurs stéréo pour une meilleure spatialisation du son. Les audiophiles anti casque Bluetooth seront ravis de trouver une prise jack 3,5 mm sur la cote supérieure, à l'opposé du port USB-C situé en bas.

Sur la gauche se loge le tiroir de la nano SIM.

Écran

Un bon écran OLED sans 90 Hz

Le Google Pixel 4a offre à vos yeux une dalle OLED de 5,81 pouces avec une définition Full HD+. En plus d'être bien petite, la dalle offre ainsi un contraste parfait et une luminosité maximale très élevée qui permet une excellente lisibilité, même lorsque le soleil tape très fort. Notre sonde associée au logiciel CalMan de Portrait Displays mesure d'ailleurs un pic à 647 cd/m², très bon donc.

Pour la gestion de la colorimétrie, le Google Pixel 4a n'est pas le plus généreux en personnalisations. Par défaut, le smartphone est réglé sur un mode adaptatif qui ajuste les tonalités en fonction de la luminosité ambiante. Or, les paramètres d'affichage donnent quand même la possibilité de changer pour un mode contrasté ou naturel.

Malgré ce que son nom peut laisser entendre, le mode contrasté reste finalement assez fidèle à la réalité. À titre d'exemple, le Delta E moyen sur le vaste espace colorimétrique DCI-P3 (plus difficile à appréhender, surtout sur le milieu de gamme) n'est que de 3,03. Or, nous visons généralement un idéal à 3 pour nous assurer que les teintes affichées correspondent bien à la réalité. En d'autres termes, le Google Pixel 4a est un très bon élève en la matière.

Ci-dessous, on peut voir que seul l'indicateur de la couleur cyan (100 %) s'envole un petit peu sans non plus toucher les cieux comme un joueur de Flight Simulator.

La température moyenne des couleurs en mode « contrasté » s'élève à peine au-dessus de 6500 K, ce qui est impeccable pour ne verser ni trop vers le bleu ni trop vers le rouge.

En contrepartie, le Pixel 4a reste assez limité dans la variété des couleurs qu'il peut afficher. Toujours en mode contrasté, s'il réussit à couvrir 120 % de l'espace sRGB, il tombe à 80 % de couverture seulement sur le DCI-P3 qui, comme on l'a dit, est plus vaste. Passer en mode naturel empire ces résultats.

Enfin, notez que l'écran ne dépasse pas les 60 Hz.

Logiciel

Android 11 dans son plus simple appareil

La sobriété du Google Pixel 4a se joue aussi au niveau de son interface. Le téléphone tourne désormais sous Android 11, dernière version en date du système. Ce n'était pas le cas lorsque nous avons reçu le téléphone en août. C'est justement la raison pour laquelle nous avons voulu temporiser notre test complet afin de vous proposer une critique portant sur le smartphone que vous allez avoir entre les mains au moment de l'acheter en octobre. Nous allons le voir plus tard, c'est surtout sur l'autonomie de l'appareil que cette mise à jour fait du bien.

Que dire alors ? Eh bien, l'expérience logicielle est des plus épurées, à l'image de la manière dont Google conçoit Android. Pour le meilleur et pour le pire, on ne croule pas sous une flopée d'options ajoutées. D'un côté, cela permet de profiter d'une navigation simple et agréable sur le Pixel Launcher -- uniquement en navigation par gestes --, de l'autre, il est assez dommage de constater l'absence de certaines personnalisations.

Pour nous attarder sur Android 11, on rappellera que les nouveautés les plus marquantes pour l'utilisateur sont les notifications en bulle pour un grand nombre d'applications de messagerie. En plus de Facebook Messenger qui fait cela depuis toujours, on a aussi des pastilles volantes pour les conversations Google Messages, WhatsApp, Discord, Slack ou encore Telegram.

Cela ne fonctionnait cependant pas encore sur Messages et WhatsApp au moment d'écrire ces lignes, même après avoir bien activé tous les paramètres nécessaires liés aux notifications en bulle. Peut-être qu'une mise à jour viendra bientôt corriger cela. Si d'aventure ces bulles vous agacent, vous pouvez heureusement désactiver cette fonctionnalité depuis les paramètres.

À ce sujet, vous avez aussi accès à un historique permettant d'accéder à vos dernières notifications même si elles n'apparaissent plus dans le panneau habituel. Android 11 veut aussi apporter une meilleure confidentialité de vos données et vous permet, si vous le désirez, de n'accorder une autorisation qu'une seule et unique fois à une application. Si cette dernière a à nouveau besoin d'accéder à cette information ultérieurement, elle devra redemander la permission.

Autre nouveauté qui manquait aux smartphones de Google : le Pixel 4a profite d'un enregistreur d'écran natif accessible depuis le volet des raccourcis. Il ne figure cependant pas par défaut parmi les tuiles, il faudra appuyer sur la petite icône en forme de crayon pour accéder aux raccourcis supplémentaires et faire glisser-déposer afin d'avoir cette option disponible rapidement.

Le Google Pixel 4a ne devrait par ailleurs pas poser problème sur les services SVoD. Le smartphone peut proposer des flux vidéo en qualité HD puisqu'il profite du niveau de sécurité L1 sur le DRM Widevine. Sur un autre sujet, on notera que le nouveau Google Assistant plus efficace n'est pas encore disponible en français au moment où nous écrivons ces lignes. La firme de Mountain View évoquait pourtant un lancement avant la fin de l'année 2020.

Audio

En lançant votre musique sur les haut-parleurs du Google Pixel 4a, vous profiterez d'une stéréo qui ne l'est pas tout à fait. Si celui du bas ne s'en sort pas trop mal, celui du haut est vraiment très faible et montre bien qu'il sert surtout à entendre la personne à l'autre bout du fil pendant vos appels et pas vraiment à une écoute agréable d'un morceau. Ainsi, n'escomptez pas profiter d'une belle spatialisation du son avec le Pixel 4a.

La puissance sonore n'est pas non plus le fort de l'appareil qui peut assez facilement être couvert par des bruits ambiants. En contrepartie, la restitution du son n'est pas mauvaise -- ni particulièrement bonne. Les médiums sont bien gérés, les aigus plutôt corrects, mais les basses sont un peu mangées. Au casque filaire ou Bluetooth, je n'ai pas perçu de souci particulier.

Photo

Le Google Pixel 4a se dote d'un capteur photo arrière de 12 mégapixels avec un objectif ouvrant à f/1,7. Ajoutez un flash LED et c'est tout. Vous tenez la configuration d'une simplicité extrême proposée par le téléphone. Est-ce un défaut ? Oh que non, loin de là ! La firme de Mountain View réussit à défendre sa réputation, même avec ce modèle de milieu de gamme.

Sur les photos en pleine journée, le smartphone offre un très bon niveau de détails et les couleurs ressortent bien avec des rendus un brin plus contrastés que la réalité. C'est beau et très efficace.

En ce qui concerne la gestion de la dynamique, le Pixel 4a ne force pas trop le HDR et les zones assez sombres d'une scène resteront sombres sur la photo sans pour autant être bouchées. Le rendu est donc objectivement très bon dans ce genre de cas, mais ne flatte pas autant la rétine que les traitements d'image d'autres marques qui aiment sublimer leurs clichés. À titre d'exemple, voici, ci-dessous, le même square immortalisé d'abord avec le Google Pixel 4a puis avec le Samsung Galaxy S10+.

Le parterre de fleurs en bas de l'image est beaucoup plus éclairé chez Samsung. D'aucuns trouveront cela plus beau, mais le rendu proposé par Google est plus fidèle à ce que percevaient mes yeux.

Sur les clichés de nuit, le Google Pixel 4a s'en sort vraiment bien et évite les écueils fréquents sur les modèles de milieu de gamme en limitant grandement le bruit dans l'image et le flou. Le mode normal de l'appareil photo n'aide cependant pas à faire des miracles sur les scènes très obscures.

Pour les « miracles », il faudra utiliser la fameuse option « Night Sight » de la gamme Pixel -- « Vision de nuit » en français. Cette fonctionnalité est d'une qualité exceptionnelle. D'une scène où l'on ne voit rien, le Pixel 4a réussit à produire une photo fourmillant de détails et fait donc mieux avec son mode nuit que bon nombre de smartphones plus onéreux. On a beau savoir que Google est passé maître en la matière, le résultat est toujours bluffant.

Regardez cette comparaison ci-dessous. On ne voit rien sur une photo tandis qu'on voit le nombre de fenêtres sur les immeubles et même les tuiles du toit sur l'autre.

Ou encore celle-ci, tout aussi époustouflante, ou « mind blowing » comme diraient les anglophones.

Notez aussi que sur une scène nocturne, mais assez bien éclairée, la Vision de nuit va surtout agir comme une sorte de filtre froid venant adoucir l'atmosphère, tout en la dénaturant de manière plus ou moins marquée. Comme souvent, nous vous inviterons ici à choisir le traitement qui vous sied le plus en fonction de vos goûts personnels.

A priori, n'avoir qu'un seul capteur photo à l'arrière, devrait brider le mode portrait du Google Pixel 4a. Eh bien, pas vraiment. Toujours en se basant essentiellement sur les puissants algorithmes du géant américain, le téléphone sait très bien mettre en avant le visage de votre modèle avec un effet bokeh très réussi. Ce n'est hélas pas toujours parfait et quelques mèches de cheveux peuvent être floutées par erreur ou, inversement, de petits éléments dans le décor sont parfois interprétés comme un élément au premier plan à garder net. Mais dans l'ensemble, ce smartphone prouve qu'un seul et unique capteur grand-angle classique bien exploité peut faire aussi bien et souvent mieux qu'un capteur de profondeur.

Seul bémol ici, le traitement de la photo après la prise de vue peut prendre 3 à 5 secondes avant d'être prêt. Notez en outre que le mode portrait fonctionne aussi sur des animaux selon Google et, d'après ma propre expérience, rend aussi très bien sur une pomme de pin.

Sur un ton moins élogieux, si l'absence de zoom optique ne peut pas vraiment être considérée comme un défaut, le fait que le Pixel 4a ne propose pas de mode ultra grand-angle est un peu frustrant et sera, sans doute, son principal défaut en photo. Pour les photos des paysages visités en vacances ou tout simplement pour capturer un plus grand nombre d'éléments dans la scène, ce smartphone ne sera malheureusement pas forcément le plus pratique. Dommage.

Enfin, beaucoup de smartphones proposent des modes macro très dispensables. Cela dit, si vous y tenez, le Pixel 4a propose de belles images quand vous vous rapprochez un peu d'un objet pour en capturer les petits détails. Ce n'est pas de la macro à proprement parler, mais c'est très exploitable.

Côté selfie, le capteur en façade a une définition de 8 mégapixels (f/2,0) qui sait bien restituer les détails du visage.

Il propose aussi un mode portrait à la qualité plus ou moins similaire à celui du module arrière.

En vidéo, le Google Pixel 4a filme jusqu'en en 4K à 30 images par seconde ou en 1080p à 60 FPS. Le mode ralenti offre un mode 120 FPS en Full HD et 240 FPS en HD.

Performances

C'est un Snapdragon 730G qui propulse ce Google Pixel 4a. En somme, il s'agit d'un SoC de milieu de gamme qui a fait ses preuves sans jamais vraiment impressionner non plus. À titre d'exemple, une partie de Fortnite peut se lancer en qualité moyenne tout en profitant de 30 images affichées par seconde de manière bien stable.

C'est donc très correct, mais il reste impossible d'obtenir un niveau de graphisme plus élevé.

Le Google Pixel 4a n'est donc pas un foudre de guerre -- surtout comparé à un OnePlus Nord un peu plus cher ou à un Xiaomi Poco X3 un peu moins cher --, mais il n'est pas à la ramasse non plus. Il surpasse même le Samsung Galaxy A51 au jeu des benchmarks.

Autonomie

Android 11 aura bel et bien eu un impact positif sur l'autonomie du Google Pixel 4a, comme nous nous y attendions. Après la mise à jour majeure, le téléphone a en effet pu résister pendant 9 heures et 59 minutes aux tortures de notre protocole de test personnalisé ViSer. C'est une heure de plus que lorsque l'appareil tournait encore sous Android 10. Le petit téléphone qui était un peu trop juste en termes d'endurance devient ainsi considérablement plus serein pour tenir tout au long de la journée. Ne vous méprenez guère : il reste loin du haut du panier, mais il s'inscrit dans une moyenne relativement confortable.

Au quotidien, cela se ressent d'ailleurs assez bien. En sollicitant le Pixel 4a et sa batterie de 3140 mAh peuvent encore succomber en fin de journée après une utilisation assez active faite de jeux vidéo et de longues sessions de visionnages. Cependant, ce smartphone semble avant tout s'adresser à un public aux usages plus simples, plus sobre. Si vous avez essentiellement besoin d'envoyer des messages, de surfer sur le web de temps à autre et évidemment de prendre des photos pour immortaliser certaines scènes, le Pixel 4a est un très bon compagnon. C'est un smartphone sobre pour une utilisation sobre.

Pour tenter de re-résumer la chose : ce téléphone est encore trop juste pour les amateurs de jeux en ligne ou pour les gens voulant un appareil dédié à la productivité, mais il tombe à point pour le commun des usages et donc pour un très grand nombre de consommateurs. Un chargeur de 18 W est livré dans la boîte du Pixel 4a. Ne comptez pas sur la charge sans fil.

Réseau et communication

Le Google Pixel 4a est compatible avec toutes les bandes de fréquences 4G en France, toutefois le réseau 5G n'est pas pris en charge sur ce modèle.

En appel, le Google Pixel 4a retranscrit très bien votre voix avec très peu de compression. Hélas, il n'est pas très efficace pour filtrer les bruits autour de vous et cela peut gêner votre interlocuteur. Concernant la précision de la géolocalisation, l'appareil s'est montré parfois un peu lent pour indiquer précisément ma position lors d'une balade dans la forêt de Fontainebleau. Le point bleu dans Google Maps bougeait ainsi souvent tout seul sur la carte pendant quelques secondes avant de se fixer sur le bon point. Rien de bien grave.

Hélas, il est impossible d'insérer deux nano SIM, mais vous pouvez vous servir d'une eSIM. Le Google Pixel 4a n'accueille pas non plus de microSD.

Prix et disponibilité

Comme nous le disions, la crise sanitaire de 2020 a empêché Google de tenir ses délais initiaux. Le Pixel 4a s'annonce donc aujourd'hui officiellement au prix de 349 euros, mais vous devrez patienter jusqu'à octobre avant de pouvoir l'acheter sur le store de la marque, chez Bouygues Telecom, Orange, SFR, Fnac, Darty ou Boulanger.