Après le fiasco Galaxy Note 7, voici le scandale Lee Jae-Yong ! Deux semaines après avoir été arrêté et placé en détention provisoire, le patron de l’empire Samsung a officiellement été mis en examen ce mardi 28 février 2017.

Le fils du président du premier conglomérat de Corée du Sud est inculpé pour corruption et détournement de fonds, entre autres.

Pour rappel, Lee Jae-Yong est suspecté d’avoir versé 43 milliards de wons (35 millions d’euros) à différentes organisations dirigées par Choi Soon-sil, la confidente de la présidente sud-coréenne, Park Geun-hye. Le gouvernement aurait ainsi soutenu une fusion controversée, permettant à Lee Jae-Yong de récupérer des parts et donc de reprendre le contrôle du groupe de son père, victime d’une crise cardiaque en 2014 et hospitalisé depuis.

Lee Jae-Yong risque une lourde peine de prison ferme.

Pas (encore) de répercussions économiques

L’affaire a déjà des répercussions sur le groupe Samsung et même sur l’État sud-coréen.

Pour commencer, le Parlement sud-coréen a voté la destitution de la Chef de l’État Park Geun-hye. La procédure sera validée ou non le 10 ou le 13 mars prochain.

En outre, quatre autres cadres de Samsung sont inculpés, et notamment au sein de Samsung Electronics, la filiale fabriquant les smartphones, les téléviseurs et toutes sortes de produits grand public. Le conglomérat a annoncé ce mardi le démantèlement de son Bureau des stratégies futures.

Pour autant, l’affaire ne devrait pas avoir de grandes répercussions économiques. En effet, Lee Jae-Yong n’est encore que vice-président du groupe, et il n’avait que des fonctions exécutives limitées, puisqu’il travaillait en coulisses sur les futures orientations stratégiques du groupe.

Les actionnaires ne s’y sont pas trompé : le titre est stable à la hausse.

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